Conseils pour investir dans le vin

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La France occupe une place de choix dans la production vitivinicole mondiale et les chiffres de la filière le démontrent. 11% de la surface mondiale de vigne de cuve est en France et 1 exploitation agricole sur 5 détient une activité viticole. Au cours de l’année 2019, le pays a produit à lui seul 17% de la production mondiale, ce qui représente 4,2 milliards de litres de vin. Grâce à ces chiffres, la France se positionne comme 2e producteur mondial de vin après l’Italie et 2e pays consommateur de vin après les États-Unis, soit 3,5 milliards de bouteilles bus en 2019. Ce sont là autant de raisons d’investir dans la filière vitivinicole. Encore faut-il savoir comment investir. Voici quelques conseils pour investir dans le vin. 

Conseil n°1 : choisir votre niche

Considéré comme un produit de luxe, le vin est au cœur de toutes les convoitises. De plus en plus d’investisseurs s’y intéressent parce que les possibilités d’investissement sont nombreuses

Si vous décidez d’investir dans le vin, le premier conseil à suivre est de trouver votre niche. C’est d’autant plus important que l’investissement dans le vin nécessite un minimum de connaissances du secteur vignoble. Il est préférable pour les amateurs non avertis de s’abstenir. 

Les couleurs

Selon la couleur, vous avez le choix entre :

  • le vin rouge ;
  • le vin blanc ; 
  • le vin rosé.

Les textures

Vous pouvez également investir dans le vin en fonction de la texture, c’est-à-dire dans des types de vins tels que :

  • le vin tranquille ;
  • le vin doux naturel ; 
  • le vin effervescent ; 
  • le vin cuit ; 
  • le vin sucré décliné en 3 sous-catégories (liquoreux, moelleux, demi-sec). 

Autres catégories 

En fonction de la couleur de vin ou de la texture, vous pourrez choisir si vous souhaitez investir dans :

  • les vins régionaux qu’on ne présente plus  (Bordeaux, Bourgogne, Rhône); 
  • les vins du Sud qui ont de plus en plus le vent en poupe (Provence ; Roussillon, Corse Languedoc)
  • les vins étrangers (Italie, Espagne, Portugal, Australie, Allemagne, Amérique) ; 
  • les vins biologiques ; etc. 

Pour choisir la bonne niche, renseignez-vous sur les chiffres dans chaque secteur à propos de l’offre et de la demande. Parmi les différents domaines, certains constituent des valeurs sûres. C’est d’autant plus important que le choix de la niche pour permettra ensuite de choisir votre cépage. 

Conseil n°2 : choisir son cépage

Le cépage de vin est la variété du plant de vigne que vous décidez de cultiver. Plusieurs critères doivent être pris en compte pour le choix du bon cépage, surtout si vous souhaitez participer à la production du vin. 

Le terroir 

L’environnement dans lequel le vin est cultivé influe fortement sur sa qualité. Pour un vin de terroir, vous devez prendre en compte des facteurs comme la nature du sol, la situation du terrain et le climat. 

Sur un sol peu riche, il faut par exemple privilégier une variété très productive. Par contre, un sol très hydrique conviendrait plus à la culture d’un cépage qui craint la sècheresse. Il n’est pas non plus conseillé de cultiver un cépage qui mûrit difficilement dans une région qui profite d’un climat frais et peu ensoleillé. 

Prenez donc en compte tous les facteurs agronomiques des cépages afin d’identifier leur compatibilité avec la parcelle à exploiter. Pour cela, il faudra passer par un audit agronomique. 

Les débouchés commerciaux

Le challenge lorsque vous décidez d’investir dans le vin n’est pas de réussir à produire du vin, mais plutôt à pouvoir le vendre afin de permettre à votre exploitation de perdurer. C’est en cela que le choix du bon cépage prend toute son importance. 

Définissez clairement vos objectifs de production autant sur la base de critères qualitatifs que quantitatifs. Ensuite, soyez à l’écoute des tendances des consommateurs et du marché. Si la tendance est au rosé, il faudra privilégier les cépages propices à en produire. Si par contre ce sont les vins oubliés qui ont le vent en poupe, il faudra miser sur les cépages oubliés.  

Conseil n°3 : choisir le mode de placement

En 2021, le vin constitue l’un des meilleurs placements à privilégier et pour cause. C’est un placement souple, non soumis à l’instabilité des marchés financiers. En plus, il profite d’une fiscalité assez légère. Si vous décidez d’agrandir votre patrimoine avec une cave à vins, vous faites un choix intéressant. Il faut simplement trouver le bon mode de placement. 

La tendance actuelle est en faveur de l’investissement en fonds commun de placement ou FCP. C’est la meilleure solution pour éviter l’amateurisme, car la négociation et l’achat du vin sont réalisés par des experts en investissement viticole. Cela a pour avantage de réduire les risques et de profiter pleinement de la rentabilité d’un tel investissement. 

Conseil n°4 : connaître la rentabilité de l’investissement dans le vin

Le vin est un placement rentable. Depuis 2007, sa valeur a évolué de 124 % là où le CAC 40 a perdu 22%. Il est important de suivre les cours du marché pour détecter les opportunités et acheter au bon prix. Sur les 15 dernières années par exemple, le marché des grands crus a considérablement évolué. En outre, la rentabilité d’un tel placement ne s’apprécie que sur le moyen ou long terme. En moyenne, une bouteille de vin doit être détenue pendant 10 ans. 

L’investissement dans le vin a beau être rentable, il reste risqué surtout si vous avez une faible connaissance du secteur. Bien connaître cette industrie, c’est l’assurance de faire les bons choix de placement. Le risque concerne aussi le fait que le vin est un produit vivant, précieux et surtout fragile. Mal conservé, il devient périssable et impropre à la revente. Le dernier risque avec le vin, c’est d’investir dans une niche qui perd avec le temps son potentiel de revente, ce qui vous laissera avec des bouteilles sans valeur. 

Pour toutes ces raisons, votre cave ne doit pas dépasser 5% à 10% de votre patrimoine, notamment si vous investissez à titre personnel.  

Conseil n°5 : connaître la fiscalité du vin

Troisième conseil et pas des moindres pour investir dans le vin : maîtriser la fiscalité de l’industrie. 

En effet, il n’y a aucune taxe à payer quand il s’agit d’acheter et de stocker des bouteilles de vin. Par contre, la revente est soumise à une imposition, notamment sur la plus-value issue de la revente, mais sous certaines conditions seulement. 

L’investisseur particulier

Si vous êtes un investisseur particulier en vin, l’administration fiscale vous considère comme un particulier qui investit en Bourse. La revente dans le cadre d’une activité patrimoniale vous exempte de l’imposition. Autrement dit, vous n’avez pas de taxe à payer lorsque vous revendez vos bouteilles à des connaissances, de la famille ou des amis. 

L’investisseur professionnel

L’imposition intervient lorsque vous faites de la revente une activité commerciale, dans le but de tirer des bénéfices de vos ventes. Ceux-ci sont considérés sur le plan fiscal comme des bénéfices industriels et commerciaux et sont imposés en tant que tels.

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