Entre des pollutions accidentelles comme celles de Tchernobyl ou du Golfe du Mexique et les pollutions chroniques de nature à précipiter un changement climatique, le XXIème siècle sera-t-il le siècle des catastrophes, après un XXème siècle qui fut celui des guerres mondiales ?
On a raillé des continents comme l’Afrique, peu soucieuse de développement ou la Chine, qui paraissait endormie depuis de siècles, mais n’avaient-elles pas fait l’une et l’autre, chacune à sa manière, le choix de la durée ?
Nous pouvons être légitimement fiers de cette économie de marché, bien plus efficace que d’autres formes d’organisation de la société, plus traditionnelles ou plus utopiques. Mais maintenant qu’elle a définitivement pris le contrôle de la planète, saura-t-elle le conserver durablement, sans que l’esprit de compétition qui lui sert de moteur ne la conduise à une sorte d’autodestruction par épuisement des ressources rares dont elle se nourrit ?
Nous n’accepterions pas de mettre tous nos enfants à l’intérieur de l’une de ces puissantes fusées spatiales, qui parfois perdent l’équilibre avant d’atteindre la vitesse de libération.
C’est pourtant exactement le risque que nous prenons avec le progrès technique.
Car nous n’avons qu’une seule planète.
CS

Mare Nostrum
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