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Le nouveau Djihad des jeunes occidentaux, un "monde de conviction"

dimanche 4 janvier 2015, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Comment terminer l’année 2014 et ignorer les nouveaux égorgeurs sur les vidéos de l’E.I. et la réalité des jeunes Djihadistes issus de l’Occident européen amoral, jouisseur et libertaire, comme le confirme la tyrannie idéologique de la propagande homosexuelle, bi-, trans-, du lobby LGBT ? Les médias se répandent avec stupeur et indignation, à propos des jeunes Djihadistes français, pour faire dans le sensationnel et dans le superficiel paresseux. On comprend combien on y pratique les combines et la méfiance mesquine.

C’est pourquoi, les journaleux préfèrent évoquer un univers étrange et fascinant, pour dénoncer des actes répugnants qui ne manqueront pas d’attirer les lecteurs et de faire de l’audience à peu de frais. Mais, sur le fond, ils ne veulent surtout rien comprendre à ce nouveau Djihad, à ces jeunes français déterminés et à ces hommes de conviction. On a appris que les jeunes Djihadistes européens, qui ont défrayé la chronique, sont généralement issus d’une classe moyenne qu’ils ont reniée. Fidèles à leur nouvel idéal, ils consacrent leur vie au Djihad et ils renoncent à ce que les médias considèrent comme leur patrie. La presse s’émeut que des jeunes, parfois des étudiants brillants, ont pu disparaître sans prévenir personne, pour passer à l’E.I.

Le Figaro.fr a publié le 03/01/2015 : "Selon le Midi Libre, le jeune homme aurait fait partie du même groupe d’amis que les autres combattants tués ces derniers mois en Syrie. Le jeune homme d’une vingtaine d’années avait quitté la France l’été dernier avec son épouse, sans prévenir personne, pour rejoindre le front syrien. Il aurait fait partie du même autre groupe de Lunellois que les jeunes précédemment décédés".

Pour les journaleux socialistes de seconde zone, le terme d’État-Islamique, qui recouvre une réalité, offense leur médiocrité et leur paresse intellectuelle. Quoi ? Un État-Islamique ? Comment est-ce possible ? Non, il faut euphémiser le langage, comme dénoncé par Pierre Bourdieu. Ainsi, une infraction est transformée en incivilité et le délinquant devient une victime de la société. C’est pourquoi, le terme obscur de Daech plaît tant à ces journaleux socialistes. De même, les égorgements, qui renvoient à un acte rituel, sont transformés en décapitations, beaucoup plus révolutionnaires et compliquées à réaliser, ce qui encourage l’incrédulité.

Alors que les médias déforment ou même ignorent la réalité, mensonge et infidélité par rapport aux faits s’affrontent dans la presse de désinformation. Pour les médias, les jeunes Djihadistes sont des parias qui auraient décidé de consacrer leur vie au Djihad, comme le feraient, sans réfléchir, des adolescents turbulents.

Comme toujours, on découvre plus tard, "avec stupeur", que c’est au tour d’autres jeunes, qui ont été toujours considérés comme des jeunes gens sans problème, de disparaître et de rejoindre des amis à l’E.I.

Ce redoutable scénario du ralliement de l’E.I. ne peut être compris que si l’on veut tenir compte de l’environnement de ces jeunes hommes. Tous sont plutôt cultivés, normalement intelligents et assez discrets.

On voudrait les transformer en fous, en abrutis, en psychopathes, en autistes, en malades mentaux qui s’ignorent, ou en irresponsables victimes de fantasmes meurtriers.

En réalité, tous sont imprégnés d’un islamisme radical, qu’ils observent avec une sorte d’obstination fanatique, ce que l’Occident de la médiocrité médiatique soi-disant démocratique ne comprend pas.

Le problème, c’est que tous sont fidèles à leur "passion de justice", provenant vraisemblablement de leur adolescence. Le prédicateur du Djihad, considéré comme leur véritable père, est le représentant respecté de ce "monde de conviction" ! Certains, parmi les parents, se reprochent parfois leur vie antérieure, avec leur amoralité inconvenante, leur faiblesse morale, leur égoïsme, leur hypocrisie et leurs mensonges, quand ils sont confrontés au comportement radical et à "passion de justice" de leur jeune.

Pour ces parents, normalement aveugles et consommateurs égoïstes, l’engagement du jeune dans le nouveau Djihad est vécu comme une trahison des valeurs qu’ils n’ont pourtant jamais mises en pratique.

Voilà pourquoi ils ne veulent pas et ils ne peuvent pas comprendre. Le prédicateur du Djihad dispose de l’autorité morale, contrairement à leur véritable père. Cet homme sert de catalyseur à cet attrait des jeunes pour l’autorité. Ce héros, "non féminisé et non genré" du type LGBT, ressemble étonnamment au père qu’ils n’ont jamais eu. Ils ont une fascination pour l’autorité. Nous n’aurons pas la perversité et l’inélégance de parler de tuer le père en eux, pour imposer le verbiage pseudo-savant et incongru de la "psychanalyse vulgaire".

Les jeunes Djihadistes français et européens ne sauraient se contenter de ce verbiage. Ils préfèrent les actes. Ils s’emparent du corps des ennemis de Muhammad et se livrent, sans passion, sans morbidité et sans joie, à une dissection sacrificielle par égorgement. D’où la terrible vérité mortelle du sang qui jaillit de façon inéluctable. Pourtant, le monde du Djihad qu’on nous présente est toujours sinistre et éloigné à jamais des "éclats de la guerre". On croit qu’il s’agit d’un univers vide de sens et où les personnalités sont retournées pour obtenir des comportements guerriers. C’est un monde où règne la violence, mais aussi la "fraternité" qui contient l’essentiel de "l’intimité morale" d’un être, alors que les médias ignorent tous les renseignements disponibles sur le véritable comportement de ces jeunes. C’est pourquoi le reportage de presse n’est qu’une parodie de journalisme d’investigation. Le Djihad est au service d’une identité et d’une entité reconnue : l’E.I.

C’est ce qui permet aux jeunes héros du Djihad de supporter la plupart des blessures intimes d’origine familiale, et même souvent l’absence de famille aimée. Dès lors, le héros du Djihad entre dans un monde sacré de certitudes plus supportables, qui vont lui permettre d’effacer ses doutes et de donner un sens social à son comportement de guerrier. Ce n’est pas, et cela n’a jamais été, un comportement inspiré de fantasmes névrotiques. Ils ont la foi. C’est ce que les médias des bobos pro-LGBT ne peuvent pas comprendre. Il leur faudrait une forme d’humour, chose impossible aux activistes, farouches militants LGBT de la déconstruction du genre. Ils ne peuvent que vouloir se prendre au sérieux, toujours prêt à vendre les mensonges en forme de courants d’air de la propagande homosexuelle, bi-, trans-, si chère au lobby LGBT ! Qui peut jamais croire aux vertus perverses du lobby LGBT ? Il s’agit d’abord de rabattre du jeune gibier pour fournir de la viande fraîche aux vieux pervers dégénérés et obèses, mais friqués, en mal de plaisirs frelatés, autrefois défendus !

Pour les jeunes Djihadistes, le Bien et le Mal les laissent sans illusion, car ils ont appris à vivre en dehors de la fausse morale politique des bobos, de "l’hypocrisie de la famille" socialiste, et de l’esprit petit-bourgeois, pourtant si chers aux médias bien pensants infiltrés des socialistes bobos de tout poil.

C’est le Djihad qui régit le cours de la vie de ces jeunes français pour atteindre "l’état de sainteté". Le dogmatisme fascine parfois et il peut effrayer tout autant. Si les jeunes recrues du Djihad ont, chaque jour, de nouvelles raisons d’avoir peur, cela ne les empêchera pas de devenir des héros. De fait, le Djihad encourage une sorte de penchant destructeur avec l’envie de tuer ! C’est pourquoi ils vont vraiment cohabiter avec des tueurs. C’est ce que les médias bien pensants imaginent, pour l’audience, sous les traits d’un "ange déchu".

En vérité, le Djihad répond à cette force intérieure qui conduit la plupart des jeunes Djihadistes à réaliser des actes irréparables. Ce qui pose question, c’est que ce sont des jeunes quelconques, des jeunes hommes "comme tout le monde". Et en même temps, ils sont "habités par une idée fixe" qui les conduit à la démesure du Djihad. Ils portent en eux "l’esprit de radicalité de l’adolescence", ce que les médias qualifient d’extrémisme, dans la lutte contre toutes les formes prises par l’esprit petit-bourgeois. L’adhésion sans réserve au Djihad est alors la "vraie patrie" de ces jeunes aujourd’hui. Un tel programme donne le frisson aux journaleux paresseux des médias louangeurs de la gauche bobo. Qui peut dire si ces jeunes sont retournés à l’archaïsme ou s’ils sont à l’avant-garde ? Ils sont entraînés à un tel niveau de révolte qu’ils en ont eux-mêmes parfois abandonné le contrôle. Ils vont mener leur guerre contre des principes familiaux faussés et honnis.

Mais aussi contre "l’Establishment dans son ensemble" et contre la "culture scolaire" propre à l’esprit petit-bourgeois. Et l’adhésion à un idéal représente alors, aux yeux des médias, une sorte de "mal absolu".

Ils se dresseront contre cette hypocrisie de la "grande trahison de la démocratie" qui les entoure et les étouffe. Oui, ils iront chercher dans le nouveau Djihad les ressources de force, de simplicité et de courage dont ils rêvent. Ils veulent se transformer en héros. Les voici transformés en "anges de la mort".

Un journaliste et écrivain a servi de catalyseur à la vérité du journalisme d’investigation. Cet homme, c’est Jürgen Todenhöfer, auteur et homme politique allemand. Il a décrit l’empathie très surprenante qui règne chez les jeunes Djihadistes français et étrangers. Selon lui, le groupe est soutenu par "un enthousiasme presque extatique que je n’ai jamais rencontré dans aucune autre zone de guerre". Jürgen Todenhöfer a été autorisé, par l’État Islamique, à rencontrer les djihadistes européens de l’E.I. Il décrit un lieu clos, avec fidélité, et comment l’État Islamique a un plan, en vue de purification religieuse du monde décadent. Pour Jürgen Todenhöfer, l’Occident et la coalition internationale sous-estiment la force et la puissance de l’État Islamique et ils n’ont aucune chance de le battre, car la solution est au sein du monde arabe, et sûrement pas ailleurs. Le territoire de l’État Islamique, qui est "plus étendu que le Royaume-Uni", est administré comme un État développé. Il confirme que les jeunes djihadistes viennent du monde entier. "Chaque jour, des centaines de combattants volontaires arrivent du monde entier" a-t-il déclaré dans un entretien avec le site internet Der Tz.

On lit sur le net : Pour Todenhöfer, le plus inquiétant est la croyance des combattants de l’EI qui veut que "toutes les religions qui sont en accord avec la démocratie doivent mourir". Selon le journaliste, l’objectif de l’EI est de "conquérir le monde" et tous ceux qui ne croient pas à son interprétation du Coran. Les seules autres religions qui seront épargnées seront les "peuples du Livre", à savoir les Juifs et les Chrétiens.

Ces individus discrets, ces jeunes hors du commun qui méprisent l’esprit petit-bourgeois habituel, et les démocraties médiocres qui font le lit de la "corruption consumériste des esprits des enfants" par le biais de la propagande homosexuelle, bi-, trans-, si chère au lobby LGBT, se lancent sans regrets dans l’aventure du Djihad. Et c’est, selon eux, bientôt l’heure d’installer le Djihad en Europe.

Tariq Ramadan a déclaré au Point : "Cet appel au djihad, tel qu’on le voit aujourd’hui… Tout dépend du message que l’on fait passer… encore faut-il livrer une analyse claire et constructive. […]

"Lorsqu’on prend position sur le plan éthique, moral, il faut faire très attention à ne pas prêter le flanc à un positionnement politique flou.

"Lorsqu’on condamne de tels actes de barbarie, on se doit de chercher les responsabilités

"La politique européenne n’a jamais été très soucieuse, ni respectueuse, de la liberté des peuples. La France ne peut pas crier qu’elle se bat pour la liberté, aussitôt que l’un de ses concitoyens est tué

"Aujourd’hui, le meilleur djihad pour un (jeune) "Français de confession musulmane", c’est… de se battre pour faire régner la justice… à la lumière de ce que ses propres valeurs lui disent

"Je crois qu’il y a un vrai djihad… à mener : être la voix des sans-voix au cœur de l’Occident"

Pour le Point, les déclarations de Tariq Ramadan sont "ambiguës, entre condamnation du terrorisme, renvoi de la responsabilité sur l’Occident et appel au djihad, interprété comme un combat pour faire respecter les"valeurs de l’islam" en Occident".

Dr Thierry Ferjeux MICHAUD-NÉRARD


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