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Le désarroi des familles en difficulté dans le monde moderne

dimanche 11 décembre 2016, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Le désarroi des familles en difficulté dans le monde moderne

L’évolution des conditions de vie de la famille est affectée par le consumérisme à tout va du monde moderne qui affecte profondément la moralité des jeunes gens, et aussi de leurs parents, en créant beaucoup de tensions dans leur vie affective et matérielle. Ces tensions affectent de plus en plus les conjoints confrontés à toutes sortes de contraintes aliénantes sur le plan spirituel et matériel.
Le concept du père ou de l’homme, en tant que chef de famille, a vécu et la femme soumise qui travaille au foyer, et garde les enfants à la maison est en voie de disparition. Dans le même temps, une domination de la publicité à la télé a provoqué des impératifs de sur-consommation et une recherche de l’acceptation sociale à travers le conformisme de la consommation. De là, une dépersonnalisation du mode de vie et une profonde désorientation morale de la famille dans le monde moderne.
De plus, le chômage de masse est une réalité anti-sociale crée un sentiment de perte de sens des valeurs du travail et des valeurs familiales. Un sentiment de dévalorisation nuit à la fidélité dans le couple et à la responsabilité de la famille par rapport aux engagements, autrefois sacrés, pris en famille.
On observe un sentiment d’inutilité sociale chez l’homme sans travail, aujourd’hui souvent sans interlocuteur pour chercher un emploi. La dignité du travail et l’estime de soi de l’homme sans travail sont gommées quand on propose aux personnes sans emploi des tâches qui n’ont aucun sens dans la durée et le concret. D’où un sentiment d’inutilité et l’impression de perte des valeurs du travail et de la vraie vie, avec un vrai travail valorisant. Un travail de quinzaine par intermittence se résume souvent à des activités sans valeur dans la durée parce qu’elles seront rapidement dégradées ou démolies.
Les femmes, qui travaillent à l’extérieur, en faisant garder leurs enfants par des personnes étrangères à la famille, sont confrontées à des situations très préoccupantes sur le plan de la santé, du développement personnel harmonieux et de l’éducation respectueuse de la moralité leurs jeunes enfants. Trop souvent les gardiennes font autre chose et ont l’esprit ailleurs en présence des enfants, quand l’éducation est une occupation mercenaire et machinale pour compenser un manque à gagner.
La perte de sens et la désorientation des membres du groupe familial s’accompagnent d’un sentiment de perte de confiance en soi, de solitude morale, de "confusion des rôles et de l’identité" personnelle. L’évolution des conditions de vie moderne a modifié profondément les comportements en provoquant la confusion chez les femmes et les hommes avec un sentiment d’être sans importance et sans valeur personnelle. Cette évolution affecte les comportements violents dans la famille en mettant le couple en danger. Cette évolution met gravement en question le rôle des parents qui doit être réappris en fonction de contraintes nouvelles par le fait des réformes de la vie scolaire des enfants.
L’homme et la femme sont placés sans aide face au changement dans la répartition des tâches quotidiennes et dans les règles définissant traditionnellement les rôles dans la famille, surtout quand l’éducation des enfants est de plus en plus mise en cause par l’école et par le contrôle social intrusif.
Les théories des idéologues de l’éducation nationale obligent les parents à donner toujours plus de liberté à l’enfant, en leur faisant croire qu’il s’agirait avant tout d’éviter de nuire à son développement.
En conséquence, les familles en difficulté ont dû réexaminer tous les aspects de leurs pratiques dans l’éducation des enfants. Appliquées trop brutalement, de telles idées propagées par les idéologues de l’éducation nationale ont troublé et même interloqué beaucoup de parents.
Les théories des idéologues sont allées jusqu’à contester les parents :
Doivent-ils exercer un contrôle ? Ont-ils le droit donner des corrections à leurs enfants ?
Les enfants sont confrontés à la théorie de l’éducation soi-disant démocratique des idéologues, quand la réalité est celle d’une éducation anarchique et même négatrice des besoins des enfants.
Les enfants sont libres de s’exprimer sans pouvoir assumer la responsabilité de leurs actes.
La vie familiale devient donc de plus en plus chaotique alors que les conditions de la vie sociale de la famille sont de plus en plus désorganisées. De là, la vie familiale est de plus en plus séparée de la vie réelle. Les parents doivent vivre dans deux mondes différents, le monde de leurs parents et le monde des idéologues de l’éducation nationale. C’est pourquoi, ils sont condamnés moralement dans toutes leurs décisions prises à l’égard de leurs enfants. Dans leur vie de parents, ils se sentent de plus en plus inutiles et impuissants, et parfois menacés par les idéologues de l’éducation nationale.
Les garçons qui souffrent d’un père critiqué et ignoré auront de lui une image dévalorisée.
La mère est transformée en médiatrice des idéologues de l’école qui condamnent les punitions. Les besoins des parents sont insatisfaits. Ils sont dévalorisés et découragés. L’impossibilité de trouver sa place dans l’éducation des enfants s’accompagne d’un sentiment d’anxiété que le couple ne peut pas compenser par l’affection et l’intimité. Désillusionnés, l’homme et la femme se tournent vers leur famille, comme seule réponse conforme à la tradition. Déçus dans leur vie personnelle, et déçus l’un de l’autre, ils vont vivre en désaccord dans l’éducation de l’enfant. De là, le rôle parental contesté met de plus en plus en échec la vie relationnelle au sein du couple. L’estime de soi des parents est gravement mise en cause suite à l’attitude de l’école et des enseignants-idéologues de l’éducation nationale.
Mais, en subissant cela, ils demandent implicitement à l’école de décider pour eux. C’est l’école qui détient le pouvoir, mais aussi la responsabilité, de l’éducation de l’enfant contre ses parents.
Au sein du couple, chacun tente de s’abriter derrière l’éducation de l’enfant confiée à l’école, et la famille ne peut plus y trouver la moindre dignité. Élever son enfant est, pour les parents, le moyen de vivre dans la certitude d’avoir de la valeur. C’est pourquoi, face à l’école, la famille moderne n’y parvient pas le plus souvent. Parfois, des tensions et des relations agressives s’établissent entre l’homme et la femme. Quand des parents ont le sentiment de n’être plus rien dans l’éducation de leurs enfants, ils ont besoin du couple pour se sentir vraiment quelqu’un qui compte pour l’autre. Cette démarche intrusive des enseignants-idéologues de l’école impose toujours plus de tensions supplémentaires à la famille.
Et quand la revendication du droit de chacun au bonheur personnel se répand chez l’homme et chez la femme, alors la question de la séparation se pose chaque jour de plus en plus intensément.

Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard


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