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La mystification du réchauffement climatique

par Bernard Beauzamy (SCM SA)



vendredi 29 septembre 2006

La Lettre de la S. C. M.

Septembre 2006

Numéro 35

La vérité ne fait pas tant de bien en ce monde que ses apparences n’y font de mal (La Rochefoucauld)

Éditorial, par Bernard Beauzamy : climats

Imaginons un animal microscopique qui veut se faire une idée d’un trajet sur une longue distance : 80 km (ParisChartres), mais qui ne mesure que les trois premiers millimètres : un poil de moquette, une rainure de parquet, l’arête d’un caillou. L’animal, tout content de ses mesures, extrapole ensuite aux zones qu’il n’a pas visitées et estime qu’il connaît le trajet Paris﷓-Chartres.

Chacun, en pareille situation, s’exclamera : quelle sottise, quelle naïveté, quelle arrogance !

C’est pourtant très exactement ce que fait l’espèce humaine en matière de climat. Cette planète existe depuis environ 5 milliards d’années, et cela fait moins de 200 ans que nous avons commencé à mesurer le climat : le ratio 200 / 5 milliards est le même que 3 mm / 80 km.

On pourrait être plus sévère : cela ne fait pas 200 ans que nous le mesurons correctement ; aujourd’hui même, la densité de capteurs et l’espacement des mesures sont encore très insuffisants pour permettre une évaluation correcte (voir à ce sujet la réactualisation de notre Note au SGDN, "La mystification du réchauffement climatique", disponible sur notre site web).

Mais admettons, pour les besoins de la démonstration, que nos mesures soient suffisantes et parfaites sur 200 ans : elles ne couvrent cependant qu’une plage de temps absolument infime, de l’ordre de 4.1 E(-8) par rapport au temps écoulé.

Le climat est un processus extrêmement aléatoire ; si courte que soit la mémoire de l’homme, elle enregistre tout de même des variations significatives au cours des 2 000 dernières années : glaciations, réchauffements, variations brusques très violentes. Nous pourrions donc savoir, si nous le voulions, que se sont produits dans le passé des événements qui excèdent de beaucoup ce que montrent nos mesures actuelles. N’importe qui peut regarder la vallée d’un fleuve et constater que, pour faire pareille excavation, il a fallu qu’il soit beaucoup plus fort qu’aujourd’hui.

Interrogez n’importe quel mathématicien : comment reconstituer la loi d’un processus très irrégulier, si on ne dispose que de 4 cent-millionièmes de l’échantillon complet ? La réponse est évidemment que cela n’a aucun sens, pas plus que de vouloir reconstituer les paysages entre Paris et Chartres à partir du premier poil de moquette que l’on rencontre.

Mais l’espèce humaine va plus loin que notre arrogant animal, dans l’épanouissement de l’arrogance : ayant reconstitué le trajet dans sa globalité, à partir de l’information ridicule et infime dont elle dispose, elle déclare que ce qu’elle voit ne lui convient pas, et qu’il faut le changer. En quelque sorte, elle voit le voyage trop poilu, puisqu’elle est tombée sur un poil au départ, et ce poil ne lui plaît pas : il faut le raser !

Et ce n’est pas fini ! l’espèce humaine va beaucoup plus loin que notre animal dans le ridicule, le mysticisme et l’autosatisfaction : elle déclare que le poil qui lui déplaît a été mis là par Dieu pour la punir de ses péchés. Un trajet "normal" ne saurait comporter de poil, et par conséquent quelque chose ne va pas : l’homme a offensé la nature, par ses industries, ses rejets, ses comportements.

Poussant dans ses extrêmes limites l’étude du poil de moquette et de ses extrapolations, l’espèce humaine bâtit, autour de ses délires mystiques, quantité d’élucubrations qu’elle appelle "sciences". L’espèce humaine a toujours appelé sciences ses délires mystiques. Il y a eu la numérologie, la théologie, l’astrologie ; il y a maintenant la climatologie.

Le rôle d’une science est normalement d’avoir une valeur prédictive ; ce n’est le cas pour aucune de ces quatre. Mais peu importe : il y a consensus ! Les "experts s’accordent" ’ tout comme ils se sont toujours accordés, dans chacune des phases de délire mystique que l’humanité a rencontrées. Le pauvre paysan qui prie à genoux pour faire venir la pluie, il n’a pas inventé ce remède tout seul. Tout un cortège d’experts, relayé par des journalistes, l’en a persuadé.

Et tout cela s’agite, se bouscule, geint et trépigne. On recherche des coupables, comme dans tout procès en sorcellerie ; ici des réunions grandioses évoquent la pureté de l’atmosphère originelle ; là on cherche à enfouir des gaz, comme les animaux enfouissent leurs immondices. On trafique les indulgences, comme on les a toujours trafiquées. On pontifie et on enseigne, bien sûr, car comment pontifier sans enseigner ? On élabore quantité de modèles mathématiques qui nous font bien rire. Rien de bien nouveau dans tout cela, ni de bien inquiétant. Cela coûte un peu d’argent, naturellement, mais certainement moins que tous ces organismes qui vivent aux crochets des entreprises.

Bernard Beauzamy

Voir aussi

- Réchauffement de la terre ou alarmisme climatique ? L’état des lieux (première partie) (Polemia)

Voir en ligne : SCM SA

5 Messages de forum

  • La mystification du réchauffement climatique 21 août 2008 14:10, par pascal

    Bonjour,

    Je note des raccourcis de raisonnement qui frôlent la démagogie dans cet article.
    A commencer par les analogies de l’introduction de l’auteur : absurdes et fausses, pour reprendre ses termes habituels.
    Contre exemple : la lumière existe depuis plus de 10 milliards d’années. Or nous mesurons sa vitesse avec une grande précision (disons depuis 100ans). Et nous pouvons prédire qu’elle sera la même dans quelques centaines d’années.. ratio : 100/13 milliards. Il n’y a donc pas un lien véritablement direct entre date de début d’existence d’un phénomène, et précision de prédiction de ce phénomène.
    Pour être plus clair, il n’est pas forcément nécessaire de connaître un phénomène depuis son existence pour en tirer des prédictions (phénomènes stables, périodiques, etc..). cela aide évidemment pour des études statistiques, mais la climatologie ne se réduit pas du tout à cela...

    D’autre part, monsieur semble croire que les spécialistes des phénomènes physiques sont les mathématiciens (!), alors que justement il existe des personnes dont le métier est la physique !

    L’auteur se dit lui-même être mathématicien, il ferait bien de réviser la définition du terme de "démonstration" qu’il emploie dans son article ridicule..

    cordialement

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    • La mystification du réchauffement climatique 2 février 2009 16:01, par jlouis

      Aussi ridicule pour la vitesse de la lumière. celle ci étant une constante, on pourrait estimer alors que le climat en soit de même !
      Pourtant la vitesse peut aussi varier en fonction des milieux qu’elle traverse.
      Certains scientifiques m’ont affirmé avoir perçu dans le temps des cycles et justement notre expérience un peu limitée ne nous permet pas d’affirmer quoique ce soit, cela n’empêche d’emettre chacun son avis. Restons modeste et calme.Cordialement.

      Voir en ligne : http://larzac.over-blog.org

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    • La mystification du réchauffement climatique 8 décembre 2009 13:52, par BELLANGER

      Ce que Monsieur emploi c’est une prose de politicien (démagogie).Quand à sa comparaison avec la lumière elle n’a pas de sens puisque la Lumière est un phénomène physique bien déterminé qui relève de la physique fondamentale
      alors que l’étude clmatque relève des sciences expérmentales.
      Opposer physique et mathmatique est également absurde puisque sans mathématiques la physique ne serait rien (cf équation de schroedinger, etc...)
      Les zélateurs du réchauffement climatique ont une démarche de religieux : ils n’ont que leur foi a opposer à la science et au savoir : tout le reste est mythe .

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  • La mystification du réchauffement climatique 2 janvier 12:38, par René

    Voici un petit texte extrait du « Fourre-tout » de mon blogue, et qui va dans le sens de l’analyse de Bernard Beauzamy.

    http://blogrene.wordpress.com/

    http://blogrene.wordpress.com/%c2%a...

    Éco(il)logique — Pourquoi Claude Allègre a-t-il raison !

    Peu de personnes manifestent de la sympathie pour Claude Allègre dans le
    débat sur l’écologie, le réchauffement de la planète, etc. Or, il se peut fort bien qu’il ait
    raison. Mais sommes-nous obligés d’attendre 50 ans afin de faire le point sur les
    prédictions des uns et des autres ? À vrai dire non.

    Il suffit dès maintenant d’écouter attentivement les arguments des écologistes. On
    peut, par exemple, regarder le fameux film de Yann Arthus-Bertrand titré « Home ».
    Dans ce documentaire, il montre l’état du monde en le filmant du ciel. Ces images
    prennent tout leur sens grâce au commentaire qu’il en fait. Or si l’on prête attention à la
    logique qui sous-tend ses arguments, il y a de quoi se poser des questions.

    Par exemple : alors qu’il survole un estuaire où le cours d’eau se divise en de
    multiples petites rivières avant de se jeter dans la mer, il fait observer à quel point cette
    structure est identique à celle d’un rein, avec ses multiples vaisseaux qui purifient le
    sang. Il en conclut que la terre a les mêmes attributs qu’un organisme vivant, et qu’il y
    a donc lieu de la soigner, etc.

    Il va de soi que la pollution « c’est pas bien ». Mais, on ne peut que donner raison
    à Claude Allègre lorsqu’il traite les écologistes d’imbéciles (« Nicolas Hulot est un
    imbécile » sic), car leurs raisonnements ne sont pas logiques. Ils reposent notamment
    sur ce type d’ analogies figuratives (« ça ressemble à... ») acceptables chez l’enfant de
    moins de 7 ans, ou chez l’artiste, mais pas chez des individus qui entendent nous
    imposer, au nom de la « science », une autre vision du monde et un autre mode de vie.

    La « science », pour faire autorité dans les décisions s’imposant à la collectivité,
    doit en effet produire des « connaissances valables ». L’observation, aussi émouvante
    soit-elle, ne suffit pas. Si l’on veut faire de la science, une approche expérimentale est
    nécessaire, c’est-à-dire une méthode de mise en évidence des « vérités » fondée sur
    une exploration du réel ayant recours à la logique. Sans le couple expérience/logique, il
    n’y a pas de connaissance scientifique valable.
    Je ne m’aventure pas ici dans une définition de la logique, de peur de devenir
    ennuyeux. J’invite, pour plus d’explication, à lire l’ouvrage Logique et connaissance
    scientifique
    , de Jean Piaget (1967). Cependant, pour ceux qui n’auraient pas le temps
    d’ainsi approfondir le sujet, je propose un petit exemple de raisonnement de type
    « écologiste », à peine exagéré, et qui devrait permettre de comprendre en quoi
    l’absence de logique pose problème lorsque l’on souhaite affirmer des idées.

    Voici mon exemple : j’affirme que les fesses de ma grand-tante ont en tout point
    l’aspect de la lune. J’en conclus donc que la lune doit être traitée comme ma grand-tante,
    c’est-à-dire qu’il faut lui verser une pension de veuve de guerre.

    Et je ne comprends pas que l’on me traite d’imbécile !...

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  • La mystification du réchauffement climatique 25 février 12:03, par Murps

    Quand je pense que certains journaux titrent, en parlant des climategates, sur une manipulation des services secrets ; c’est à se tordre de rire.

    Alors que l’ensemble de cette histoire de réchauffement est bâtie sur le sable le plus sec qui existe, et que si tout se casse la figure, c’est précisément parce qu’à la base, personne n’a daigné prêter attention à ceux qui osaient contredire le dogme du GIEC, et ce, depuis plusieurs années qu’ils prêchent dans le désert.

    Votre petit article devrait être remis au goût du jour, façon "je vous l’avais bien dit". _ ;-)

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