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La grève à l’hôpital et la détermination du rapport des forces en présence

jeudi 25 juin 2015, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Face aux dirigeants de la bureaucratie à l’hôpital, la grève des soignants intègre et dépasse la défaite anticipée face à la victoire provisoire de "la bureaucratie pour la bureaucratie".

Suite aux nouvelles tâches imposées aux soignants, par les restrictions de postes "de première ligne sur le front des soins", la bureaucratie crée les postes de "la bureaucratie pour la bureaucratie".

La bureaucratie à l’hôpital embauche aussi des psychologues, à tout-va, les soi-disant intellectuels de la parole, la crème de la crème, sur le dos des personnels soignants, qui n’en peuvent mais.

L’incompétence et l’amateurisme des cadres à l’hôpital participent à la médiocrité de la bureaucratie.

La force des soignants en grève à l’hôpital, et la mesure du rapport des forces en présence, posent le problème des rapports entre des représentants syndicaux corrompus et la superstructure administrative. C’est pourquoi l’unité syndicale à l’hôpital est exactement le problème qu’il faut résoudre pour parvenir à une juste analyse des forces qui opèrent en faveur de la grève. Dans l’histoire d’une période récente, déterminée pour la restriction des 35 heures imposée aux soignants, leur rapport "au service de la production" est primordial.

La société bureaucratique à l’hôpital ne propose aux soignants que "toujours plus de nouvelles tâches bureaucratiques", pour lesquelles le rôle soignant n’existe pas. L’incompétence et l’amateurisme des cadres à l’hôpital participent activement à cette délégation abusive de ces nouvelles tâches bureaucratiques, sur le dos des personnels soignants. Les "missions de production" des soignants doivent évoluer dans les limites des principes bureaucratiques. Ce sont les conditions jugées nécessaires et suffisantes à la production des soins à l’hôpital. Ces conditions bureaucratiques seraient nécessaires à l’apparition et au développement à l’hôpital des "robots-soignants". Le personnel soignant, au sein d’une société bureaucratique, se dissout et ne peut être remplacé que par des "robots sans âme". La bureaucratie à l’hôpital est la négation de toutes les formes de vie psychique, qui sont contenues implicitement dans les "missions de production" des soignants.

À partir de cette réflexion sur ces évolutions fondamentales, on peut arriver à oublier que ce sont les "missions de production" des soignants qui assurent la rémunération et la survie de la bureaucratie à l’hôpital.

Dr Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard