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La déconstruction de la société patriarcale, c’est le déclin de la "culture de la misère compassionnelle"

lundi 16 mars 2015, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Erich Fromm a écrit un petit livre intitulé "Aimer la vie", qui regroupe des conversations retranscrites à dessein. La crise actuelle et permanente du "système patriarcal", selon le rituel de la déconstruction du lobby gay-GOF-LGBT socialiste, fait que les valeurs de la famille traditionnelle et de la morale judéo-chrétienne ne sont plus de mise au sein de la république socialiste. C’est le nouveau catéchisme de la propagande socialo-populiste de la "médiocrité pour tous", à la sauce hollandaise. C’est la domination des idéologues névropathes du lobby GOF-LGBT au sein de l’État-PS qui met en scène la "politique du chaos" de la France et de la "destruction de la civilisation universelle". Mais si les idéologues du lobby GOF-LGBT et de l’État-PS ne sont pas tous réellement "politiquement-déments", leur but est l’anarchie, mais sûrement pas la stabilité sociale.

Dans la course sacrée à la consommation, le rite magique de l’assistance de l’État-Providence est un rite où les grands prêtres de l’État-PS sont les médiateurs entre les fidèles assistés et les divinités de la laïcité qui expriment toute la puissance et le privilège de la république socialiste. C’est aussi un rituel d’expiation qui ordonne à la population qui travaille et aux classes moyennes, qui se sentent anéanties par l’incompétence et l’amateurisme de l’État-PS, de se sacrifier pour venir en aide à "toute la misère du monde".

Les idéologues de la république socialiste, d’inspiration soviétique tardive, ont décidé de faire d’eux, et surtout des classes moyennes qui créent des richesses, les "boucs émissaires" du sous-développement industriel et moral généralisé dans le pays. Même l’écrasante majorité de ceux qui renoncent à entretenir l’oisiveté et la médiocrité des escrocs profiteurs de la pseudo-culture socialiste, qui sont les bobos-intermiteux du spectacle, apprennent à se sentir coupables par suite de la politique égalitariste de la république socialiste.

Les travailleurs honnêtes sont tombés dans la misère obligatoire de la géhenne (le taudis en hébreu), par suite de leurs fautes personnelles d’avoir cru dans les valeurs du travail et de la famille. Les idéologues de l’État-PS ont montré les conséquences de la croyance selon laquelle le salut appartient à ceux qui ne font rien et qui "ne travaillent pas", mais qui sont les "assistés de l’impunité" souvent impliqués dans les vols…

Le rite de l’État-Providence est conçu sur le modèle de l’organisation politique instituée de la misère et de la "pauvreté pour tous". Le mythe de l’État-Providence se propose de célébrer le paradis terrestre de la consommation sans fin de l’industrie socialiste de l’assistance, seul espoir des misérables et des déshérités.

C’est le mythe de l’État-Providence qu’entretient la construction mécanique de "l’industrie socialiste de l’assistance" aliénante. Les idéologues de l’État-PS ont entretenu à grands frais le mythe de l’État-Providence et ils promettent des récompenses sans limites pour ceux qui se soumettront à son règne dérisoire avec, en prime, le "bac pour tous" des indignés et ensuite "l’université des boursiers oisifs" pour masquer le chômage.

La politique égalitariste de la république socialiste est inspirée de "la miséricorde infinie de Dieu pour les débiteurs", ceux qui ne paient pas leur loyer, ni les taxes, ni les transports, ceux qui ne paient rien pour se loger et se nourrir… L’incompétence et l’amateurisme de l’État-PS créent, chez les travailleurs, les causes d’une existence inhumaine. "L’amour des pauvres de la république socialiste", c’est l’amour irresponsable !

La politique socialiste de l’assistance généralisée de l’État-Providence et de la dépendance fait suite à la crise de l’ordre patriarcal, si bien décrite par Erich Fromm dans son petit livre "Aimer la vie", comme suit :

"Johann Jakob Bachofen… a (décrit) la société matriarcale… (qui) représentait le principe de l’amour humain inconditionnel. La mère aime ses enfants sans considération de leur mérite. Elle les aime parce qu’ils sont ses enfants. Et, de fait, si une mère n’aimait son bébé que parce qu’il sourit et parce qu’il est sage, la plupart des enfants seraient condamnés à mourir… Le père… aime les enfants parce qu’ils lui obéissent, parce qu’ils lui ressemblent… Je parle ici d’une catégorie... C’est-à-dire du type classique de l’amour paternel et de l’amour maternel… Pris individuellement, les hommes sont tellement mêlés qu’il existe beaucoup de pères maternels et de mères paternelles. La différence concerne le système de société, à savoir la différence entre les systèmes sociaux patriarcal et matriarcal. Ce qu’on peut lire de plus beau à ce sujet est Antigone.

"Elle représente le principe matriarcal : je ne suis pas là pour haïr, je suis là pour aimer, alors que Créon représente le principe patriarcal de l’évidente supériorité des lois de l’État sur les valeurs humaines.

"Le déclin se la société patriarcale, et de son principe d’un amour conditionné par les actes, révèle ce qui est devenu le problème central de l’évolution individuelle : la "signification de la nostalgie de la mère dans le cœur humain", de la femme aussi bien que de l’homme… C’est le lien profond qui existe pour l’être humain, la nostalgie d’une figure extraordinaire… qui décharge l’humain de la responsabilité, du risque de la vie… et qui le met à l’abri de la responsabilité dans une sorte de paradis (imaginaire). C’est une nostalgie que l’être humain paie par sa dépendance à l’égard de sa mère, (comme à l’égard de la drogue) par l’impossibilité de devenir pleinement lui-même… La société de consommation, qui crée un climat de superflu et de dégoût, est liée à une crise qui affecte le monde occidental et qu’on méconnaît le plus souvent parce qu’on s’intéresse plus aux symptômes qu’aux causes réelles, à savoir : la crise de la structure sociale patriarcale autoritaire.

"Le savant suisse Johann Jakob Bachofen, l’un des grands penseurs du XIXème siècle, a montré que la société est régie par deux principes différents : le principe matriarcal, gynocrate, et le principe patriarcal.

"Dans la société patriarcale, depuis l’Ancien Testament et depuis Rome, le père possède et domine la famille. Originellement, dans le droit patriarcal primitif, femmes et enfants constituent, aussi bien que l’esclave et le bétail, la propriété du pater familias. Il peut en disposer à son gré. Dans le monde occidental, ce principe patriarcal fut en vigueur, de manière plus ou moins drastique, pendant 4 000 ans environ.

"Dans la société matriarcale, c’est l’inverse. La personne qu’on respecte le plus, sans qu’il soit besoin de parler de domination, celle qui tient la place centrale, c’est la mère, la figure maternelle. La différence entre l’amour paternel et l’amour maternel est de la plus haute importance. Par sa nature même, l’amour paternel est un amour conditionnel dans son principe. Il dépend de l’accomplissement de présupposés déterminés.

"Le père aime le fils qui correspond le plus à ses attentes. Ce fils-là sera aussi le plus apte à devenir le successeur et l’héritier du père. Dans la structure patriarcale, on rencontre un "fils préféré", habituellement l’aîné. Dans la Bible, le fils préféré du père est "l’élu" (comme le peuple de Dieu). II l’aime parce qu’il lui obéit.

"Dans la structure matriarcale, la mère aime ses enfants également, car ils sont tous, sans exception, le fruit de son sein et, tous, ils ont besoin de son aide. Une mère aime son enfant parce qu’il est son enfant. Si la mère avait un amour patriarcal, ce serait, biologiquement, physiologiquement, la fin de l’espèce humaine.

"C’est pourquoi aucune hiérarchie n’apparaît dans la société matriarcale, mais le même amour pour tous ceux qui ont besoin d’être aidés. (C’est le pseudo-égalitarisme "pour tous" des idéologues de l’État-PS.)

"Dans la société patriarcale, le principe suprême est l’État de Droit, la force contraignante de la Loi.

"Dans la société matriarcale, ce sont les liens naturels qui unissent les hommes.

"L’Antigone de Sophocle décrit le combat entre le principe patriarcal, incarné par Créon, et le principe matriarcal, représenté par Antigone. Créon place au-dessus de tout la Loi de l’État et quiconque contrevient à la Loi doit être (puni). Antigone, au contraire, suit la loi du sang, du sentiment humain, de la compassion…

"Créon ne croit qu’à la puissance de l’État de Droit, auquel l’individu doit se soumettre totalement.

"La religion de l’Occident est, depuis l’Ancien Testament, une religion patriarcale. Dieu est la grande autorité à laquelle on doit obéir, à la différence du bouddhisme, qui ne connaît pas une instance autoritaire.

"L’idée de la conscience comme autorité intérieure est étroitement liée à la société patriarcale.

"En Occident, nous sommes pris dans un processus de dissolution des conditions établies... Et cette crise est en rapport avec le problème de la société de consommation et de l’abondance… Plus l’homme est contraint de renoncer, plus il a besoin d’être éduqué à l’obéissance pour ne pas se rebeller… Le renoncement lui est imposé comme une nécessité voulue par l’État et la Loi… Si les hommes ne voulaient plus continuer à renoncer, ce serait très dangereux pour l’ordre social où le renoncement et l’obéissance sont indispensables.

La société ne pourrait plus exister si ces attitudes de renoncement et d’obéissance n’existaient plus…

"Mais, quand la société de consommation et de l’abondance domine, la nécessité du sacrifice et de l’obéissance décline. Pourquoi se soumettre à une autorité qui commande "renoncement et obéissance" ?

(On n’a pas besoin de discipline, d’effort, ni d’obéissance pour obtenir tout ce qu’on veut (comme "le bac pour tous"). Voilà une des causes de la crise morale des sociétés occidentales que réfute l’islam radical.

"Dans la morale autoritaire, il n’y a qu’un péché, la désobéissance. Il n’y a qu’une vertu, l’obéissance.

"Derrière l’éducation et la formation des valeurs, la conviction est que "la désobéissance, c’est mal".

"Dans la structure patriarcale de l’Ancien Testament, "la désobéissance, c’est le péché originel". Or, avec la crise et l’effondrement de la structure patriarcale, la notion même de faute, ou de péché, est niée."

Les lois socialistes Taubira sur la "présomption de la récidive", c’est la "Tyrannie de la Bienveillance". Si odieux que soit le comportement des délinquants multirécidivistes, il paraît aussi incurable que l’est la "tyrannie de la bienveillance", entretenue par la justice des mineurs. La "Tyrannie de la Bienveillance", c’est la haine des valeurs soi-disant "bourgeoises" des gens qui travaillent. Les juges d’obédience anarcho-libertaire sont les zélateurs gauchistes de "la doctrine de l’impunité de la justice des mineurs", du laxisme généralisé, de l’incurie et du laisser-faire. C’est la caractéristique des sociétés socialistes occidentales agonisantes.


Dr Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard


Voir en ligne : http://matv.ca/montreal/matv-blogue...