Les Français ne veulent pas être allemands.
Trois grandes guerres meurtrières ont montré combien est profonde la différence des cultures et des visions du monde qui se sont alors affrontées.
Pourtant, à chaque fois, même vaincue, l’Allemagne a su tirer les leçons de la guerre et retrouver le chemin du progrès économique. Belle affirmation des valeurs contenues dans le travail, la solidarité et la conscience d’appartenir à une nation fière de son identité.
Le coût du rattrapage économique auquel sont aujourd’hui confrontés des pays comme la Grèce ou le Portugal n’est rien à côté de l’effort qu’il a fallu consentir pour que l’Allemagne de l’Est "recolle" au train du monde occidental, mais la différence, c’est que les Grecs et les Portugais ne se sentent pas allemands, et ne veulent pas le devenir, car ils cultivent d’autres valeurs, plus "méditerranéennes".
En proposant aux Grecs de leur acheter quelques îles, les Allemands ouvraient pourtant une voie amicale vers la solution, mais cette offre a eu moins de succès que la main tendue par les Russes à l’Ukraine, revenus au bercail contre un rabais de 30% sur le prix du gaz.
Terrible dilemme, où pour sauver le rêve européen, il faudrait oublier la mémoire de ces millions de victimes qui n’auraient jamais accepté une souveraineté germanique sur l’Europe
CS
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