Accueil > Librairie > L’âge de la multitude : Entreprendre et gouverner après la révolution (...)

Et si nous étions devenus, sans le savoir, les principaux acteurs de l’économie numérique ? Si nos vies, nos interactions, nos créations étaient la source déterminante de la valeur et de la croissance ? 
Un monde nouveau, né de la révolution numérique, consacre le règne de milliards d’individus désormais instruits, équipés et connectés. Ensemble, ils forment une puissante multitude qui bouleverse l’ancien ordre économique et social. Loin d’être l’affaire des seules entreprises technologiques, l’économie numérique est au contraire dominée par ceux — entreprises, administrations, associations — qui ont su s’allier à cette multitude. Après la révolution numérique, l’enjeu stratégique est de susciter, de recueillir et de valoriser la créativité des individus. 
Tel est le sens de cet essai, souvent radical et décapant, qui invite entrepreneurs et politiques à comprendre et à utiliser la valeur considérable créée par chacun d’entre nous. 

Ingénieur, inspecteur des finances, Nicolas Colin est entrepreneur et contribue aux travaux de plusieurs think tanks. 
Normalien, entrepreneur, Henri Verdier est président du pôle de compétitivité Cap Digital et membre des comités de prospective de l’Arcep et de la Cnil.

Descriptions du produit

Extrait

Extrait de l’introduction

Ce livre est né d’un étonnement : pourquoi, vingt-cinq ans après le début de la révolution numérique, est-il encore si difficile aux États, aux grandes entreprises et aux autres institutions de s’adapter à cette nouvelle donne ?
Il s’efforce de répondre à une question : comment aider les organisations à réussir leur révolution numérique ?
Il pose une hypothèse centrale : la principale dimension de la révolution numérique est la puissance désormais à l’oeuvre à l’extérieur des organisations, la puissance des individus éduqués, outillés, connectés, la puissance de ce que nous appelons la multitude. Parce qu’elle leur est extérieure, cette puissance échappe aux organisations. Parce qu’elles doivent apprendre à capter cette puissance, les organisations vont devoir apprendre à concevoir de nouvelles stratégies et à en assumer les conséquences radicales.
Le grand public s’est approprié les technologies numériques avec une rapidité sans équivalent dans l’histoire. Il avait fallu quatre-vingt ans pour que 50 % de la population française ait une automobile ; soixante-dix ans pour le téléphone ; cinquante ans pour l’électricité. Il n’aura pas fallu vingt ans pour Internet. Et pour mesurer l’ampleur de cette appropriation, il suffit d’essayer un instant de nous souvenir comment nous faisions avant : avant le Web (inventé en 1989), le premier navigateur (Mosaic, 1993), Google (1998), Face-book (2004), les smartphones (2007) ou les liseuses (2007) ?
Parallèlement à ce bouleversement de nos existences, qu’est-ce qui a changé ? Comment ont évolué les grandes entreprises, les universités, les règles du jeu politique, les stratégies de communication, les écoles, les hôpitaux ? Toutes ces organisations recrutent depuis vingt ans des collaborateurs familiers de ces nouveaux usages. Mais, à l’exception de secteurs qui - comme la musique - ont été violemment redéfinis par la révolution numérique, rien n’a changé. Pourquoi ces organisations ont-elles tant de difficultés à s’adapter elles-mêmes aux nouveaux usages ? Se méfieraient-elles d’un mouvement qui s’est déployé sans elles, parfois contre elles ? Le vivent-elles seulement comme une menace ? Ou bien y a-t-il au coeur de leur identité quelque principe central qui les rend aujourd’hui subtilement décalées ?
Pour comprendre ce changement, il faut d’abord analyser ceux qui en sont les moteurs : les entrepreneurs, ces créateurs qui ont fondé l’économie numérique. Innovateurs radicaux, porteurs de nouvelles visions stratégiques, ils se sont emparés des technologies, du réseau et des nouvelles aspirations sociales pour fonder, si ce n’est une nouvelle économie, tout du moins une nouvelle manière d’entreprendre, que nous appellerons - faute de mieux - l’économie numérique (partie 1).
L’impact de ces entrepreneurs ne serait pas compréhensible sans analyser la transformation en cours pour ce qu’elle est : une transformation globale, d’ampleur historique, à l’instar de la révolution industrielle, une révolution numérique. Les innovateurs à succès s’appuient sur des évolutions techniques, économiques et sociales en accélération pour proposer des synthèses originales, créatives. Ils se développent dans un monde où les coûts de la technologie ne cessent de diminuer, où l’innovation s’accélère : un monde hyperfluide. C’est un monde dans lequel les individus disposent d’une puissance de création, de communication et de coordination sans précédent et forment une communauté créative, reliée et mobile, la multitude (partie 2).

Revue de presse

Nouvelle révolution ? Quatrième secteur ? Bulle spéculative ? L’économie numérique balance entre ces différentes définitions. Deux entrepreneurs de cette branche, Henri Verdier (notamment président du pôle de compétitivité Cap Digital) et Nicolas Colin (membre du même pôle), renouvellent les discours sur ce sujet, du moins en France, adoptant, pour se faire entendre, le ton mi-provocateur mi-prophétique bien connu outre-Manche chez des gourous des nouvelles technologies comme Chris Anderson, Tim O’Reilly ou Nicholas Carr...
L’ensemble dépoussière les analyses de l’économie numérique... (David Larousserie - Le Monde du 5 juillet 2012)

Détails sur le produit

  • Broché : 288 pages
  • Editeur : Armand Colin (16 mai 2012)
  • Collection : Hors collection
  • Langue : Français
  • ISBN-10 : 2200277830
  • ISBN-13 : 978-2200277833

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