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Jean Marie joue à la "Bataille Marine", un jeu dangereux

vendredi 10 avril 2015, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

La théorie freudienne ne permet pas de comprendre les vrais problèmes de famille de Jean Marie. C’est une question très compliquée. La théorie freudienne, le complexe d’Œdipe, l’angoisse de castration, ces théories liées à la sexualité, ne concernent nullement l’individu Jean Marie, qui joue à la "Bataille Marine". Mais, ce jeu dangereux risque de provoquer beaucoup de désagrément aux divers acteurs de ce jeu politique.

On trouve toujours des rationalisations qui essayent de mieux comprendre, même la pire des choses, mais en vain. C’est une question "qui touche à la vie" et qu’au fond, on ne peut traiter avec des abstractions.

Découvrant que c’est une question qui touche de plus en plus nettement "à la vie", la chose décisive à savoir concerne le "rapport de l’homme à la vie", et à la vie de l’autre. Les passions spécifiquement humaines touchent très nettement à la vie et à la mort, ce qui justement fera l’objet de la discussion.

À observer l’existence de l’homme Jean Marie comme lutteur, combattant et comme homme politique, on peut comprendre, et lui-même peut comprendre, que le parti qu’il a créé et défendu, "Après tout, c’est bien comme ça". Les luttes et les combats politique les plus stimulants et les plus excitants, qu’il a connus dans sa vie, appartiennent désormais au passé. De quoi éprouver un sentiment de lassitude morale et de fatigue…

Dans le même temps, l’analyse politique de Marine devenait plus extraordinairement vivante aux yeux des Français, qui espèrent l’amélioration des conditions de vie des familles, et de la population qui travaille. Marine, c’est l’espoir, chaque jour plus vivant, d’un vrai changement, par une "nouvelle politique nationale".

Quand il arrive, malgré tout, qu’on se sente effroyablement accablé par l’incompétence, l’impuissance et l’amateurisme de Hollande, on peut se dire que le "caractère vivant" de l’analyse et de l’action politique de Marine est quelque chose qui a de l’importance, qui est authentique et qui concerne la majorité des Français.

Le "caractère vivant" est devenu, pour la majorité des Français, un "critère de qualité" d’une analyse politique intéressante, non pas intéressante par une formulation brillante et habile, mais intéressante parce que l’action politique de Marine parle de la vie des gens, quand la culture européenne parle de mondialisation.

L’action politique de Marine est chaque jour plus extraordinairement vivante, elle donne une impulsion profonde à la pensée créatrice et provoque un intérêt passionné pour sortir de la misère socialiste "pour tous".

Le "caractère vivant" de l’analyse politique de Marine est un aspect essentiel à la "refondation de la culture politique de la nouvelle droite nationale". Il s’agit d’une nouvelle attitude politique très fondamentale, et d’une nouvelle représentation constitutive de l’action politique "si intéressante" de Marine.

Il s’agit d’un nouveau "radicalisme en politique" qui délaisse la langue de bois du politiquement correct pour aller aux aspects très profonds. C’est la perspicacité, qui voit au-delà de la surface des choses, pour aller aux racines du mal de la république socialiste. C’est le fait "d’aller à la racine", qui peut et qui doit pouvoir expliquer aux gens le développement absurde de cette peste morale, qui est propre à la politique socialiste. Il est clair que le mouvement de la "Manif pour tous" montre qu’une grande partie des classes moyennes ont déjà pris conscience de leur "mission historique de révolte" contre la tyrannie idéologique de l’État-PS.

Le propos est si bien compris, que "la presse de gauche inféodée et très grassement subventionnée" a entrepris la "chasse systématique" aux protagonistes de ce jeu dangereux. Les médias intello-bobos incitent l’attitude hostile de Jean Marie "contre" la conduite politique extraordinairement vivante de Marine.

Les commentateurs ont pris l’habitude de diviser les acteurs, et leurs déclarations, pour entretenir la "veine juteuse de la polémique". Ils publient une page, et un argument superficiel, sans jamais vouloir aborder l’essentiel, la vision d’ensemble. Au contraire, nous devons essayer de relier "de façon vivante" les aspects de la crise, qui ont été séparés, et les comprendre dans un contexte déterminant, avec une vue d’ensemble.

Pour ce faire, nous citerons Erich Fromm qui a écrit un livre : "La passion de détruire. Anatomie de la destructivité humaine" (Traduction Théo Carlier, © éditions R. Laffont, Paris, 1975.)

"Mon essai actuel (décrit) un individu sado-masochiste, c’est-à-dire… comme un individu qui a une passion sans limites de contrôler et de dominer les autres… J’en suis arrivé à attirer l’attention sur un autre facteur qui me paraît important : le concept de nécrophilie…

"L’expérience du grand philosophe espagnol Unamuno a expliqué dans son discours de Salamanque, en 1936, que la devise des phalangistes : "Viva la muerte" — "Vive la mort !" était une devise nécrophile.

"Ainsi, ce que j’entends par nécrophilie, c’est l’attrait pour tout ce qui est mort, non vivant, pour ce qui tend à la déstructuration, à la destruction des rapports vivants, à l’opposé de l’amour de ce qui est vivant.

"La nécrophilie n’est pas l’amour de la mort, mais l’amour de ce qui est mort, de tout ce qui n’est pas vivant. À l’opposé se place l’amour de ce qui est vivant, de tout ce qui croît, est structuré, forme une unité, n’est pas mis en pièces…"

Quand la victoire l’a abandonné, quand son orgueil a échoué à "tout contrôler et à tout diriger", Jean Marie pouvait vouloir que toute l’organisation périsse. S’il perd le pouvoir, le parti ne mérite pas de survivre.

Lu dans la presse : "Marine souhaite ma mort, elle ne doit pas compter sur ma collaboration" a déclaré Jean-Marie sur RTL, face au refus de son investiture aux élections régionales… Jean-Marie répond, quand on lui demande s’il vit ses dernières heures de président d’honneur du FN : "Certainement pas. Mon exclusion est impensable, à moins d’un congrès extraordinaire qui signifierait la mort du FN… Je suis élu par le Congrès, je suis président à vie, cette décision n’appartient à personne, elle est définitive jusqu’à ma mort".

Voilà un exemple extrême du "désir de mort en politique", exprimant crûment une forme de "nostalgie" de la toute-puissance, de la santé, du succès, du besoin de victoires. Mais, en réalité, une seule chose attire aujourd’hui les électeurs, c’est le caractère vivant de Marine, et non la passion de détruire de Jean Marie.

Et quand on examine les propos de Hollande et si on regarde les choses de plus près, on constate un discours intellectuel qui ne peut dire que des "choses mortes", et c’est pourquoi tout le monde s’ennuie.

Et si un individu, moins brillant, peut dire des choses très simples, et qui parlent aux vrais gens, on ne s’ennuie pas, parce que c’est la vie de l’orateur qui parle. "Le désir ne peut venir que de ce qui est vivant".

La conduite politique extraordinairement vivante de Marine attire les gens "parce qu’elle est vivante".

Les gens ne croient plus, aujourd’hui, qu’on est aimé et attirant en politique, parce qu’on maquille son visage pour "passer à la télé". L’industrie du maquillage, des promesses politiques et du vote républicain, ne peuvent plus tromper personne pour persuader les électeurs et les inciter à tomber dans le piège ripoublicain !

Les électeurs qui se sont "épris de Marine" s’attirent mutuellement, parce que l’analyse politique et l’action politique de Marine les rend vraiment "plus vivants que d’habitude". Elle peut "dire tout haut" ce que le peuple n’a plus le droit de dire, par l’effet de la censure de la propagande socialo-populiste anti-discrimination.

Soudain, leur désir d’être vivants en font des "êtres différents". Le "caractère vivant" et la liberté de ton de Marine a mis enfin "de la beauté sur leur visage" d’opprimés, par la tyrannie idéologique de l’État-PS.

Hollande s’ennuie lui-même quand il lit le discours "sans vie" d’un autre, au point que tout le monde s’endort devant la télé. Hollande est typiquement un être socialiste normal, c’est-à-dire un être "non vivant".

Dr Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard


Voir en ligne : http://www.lexpress.fr/actualite/po...