Dans la chronique hebdomadaire sur BFM Business, Olivier Delamarche, associé gérant chez Platinium Gestion, traite de la décadence perpétuelle de l’Union européenne et de la zone euro qui continue à creuser sa tombe.
« Il n’y a rien de rassurant sur l’Europe. » Il dénonce le mécanisme parfaitement « ridicule comme d’habitude » du MES, FESF etc. Un tour de passe-passe pour gagner du temps entre les banques centrales nationales, la BCE puis le FMI.
Il donne d’ailleurs raison au choix des Anglais de ne pas vouloir « se faire tondre systématiquement à longueur de journée ». « Quand on dit que la BCE prête de l’argent c’est pas la BCE, c’est vous qui prêtez de l’argent (…) l’État, c’est votre argent ! »
Olivier Delamarche précise qu’il faut sortir les pays qui n’ont rien à faire dans la zone euro : « la Grèce, l’Espagne, le Portugal ». Quant à l’Italie qui a conservée un socle industriel de survie, il précise que le cas est à part : « Ils ne sont pas du tout dans la même position, (…) en Italie, vous avez des entreprises qui fonctionnent, vous avez un tissu économique, il y a un endettement qui est excessif, il faut regarder les choses concrètement, aujourd’hui vous avez une économie en Italie ». Il conclut en soumettant une comparaison avec l’Espagne qui a « tout joué » sur le secteur de la construction avec des banques de surcroît en faillite.
« On sait très bien que des banques feront faillites en France, en Europe, on en a parlé plusieurs fois (…) elles feront faillite de toute façon, donc elles seront nationalisées, elles seront rachetées par l’État ».
Le Cawa d’AdmiNet