Le communiqué de la CRIIRAD, désappointé et sur la défensive, annonçant l’arrivée à Clermont-Ferrand du Dr Bandazhevsky a révélé que la CRIIRAD n’avait rien compris au comportement de l’homo sovieticus « de base ».
Les mésaventures de la CRIIRAD qui apparemment avait :
oeuvré pour faire sortir Bandazhevsky de prison et pour cela avait fait « suer le burnous »
Avait signé un accord avec le fameux Professeur pour créer un labo en Biélorussie
Avait mobilisé les foules pour financer le fameux labo.
Et d’un seul coup le prolétaire de base qu’est Bandazhevsky a signé un accord vite fait, sans publicité et à fait basculer tout ce travail.
J’ai fréquenté et je fréquente toujours de nombreux scientifiques ex-soviétiques. Les mésaventures de la CRIIRAD je les ai moi-même subies.
Vous arrivez avec un scientifique de l’Est après de longues et laborieuses négociations, vous avez préparé les débouchés, et dun seul coup votre « partenaire » qui vous avait présenté à sa famille comme un « frère » s’envole dune seconde à l’autre comme un oiseau s’envole d’une branche ; dans une direction qu’il est très difficile de prévoir.
Quel recours pouvez-vous avoir dans un tel cas ? Pratiquement aucun, le type a disparu, il était notoirement insolvable
J’ai eu loccasion de réfléchir à ce « phénomène » assez chronique, et je vous fais part de mes conclusions sur ce type d’attitude :
Le cartésianisme n’a pas touché la culture de l’ex-URSS, une décision se prend par les viscères : au cour, à la « tripe », d’une façon égocentrique, qu’importe les dégâts collatéraux, l’instant de plaisir n’a pas de prix !!
Un prolétaire est par définition de la racine grecque du terme comme étant quelquun qui na que ses enfants à lui, un prolétaire est quelque chose hors du temps, il peut être remplacé par un autre instantanément. Un prolétaire d’il y a 100 ans est le même que maintenant.
Un prolétaire n’ayant pas dattache et étant hors du temps peut s’envoler instantanément, il ne laissera rien derrière lui.
Je conclus donc de cette affaire que la CRIIRAD n’avait pas d’expérience de relations avec des scientifiques de type « homo-sovieticus ». On peut se demander en quoi ont-ils une expérience, car vouloir tirer des conclusions « quasi-cartésiennes » sur la situation dans la région de Tchernobyl en utilisant des faits appréciés par des scientifiques locaux qui estiment la situation en réfléchissant « par la tripe « !
Maintenant je crois que l’on peut se féliciter de la décision de l’arrivée ce type en France et tout spécialement à Clermont-Ferrand.
Clermont-Ferrand capitale de l’Auvergne, région où la radioactivité naturelle est deux à trois fois la radioactivité moyenne de la France et à ce titre tout à fait comparable aux environs de Tchernobyl où les populations vivent sur les territoires contaminés.
Je rappelle qu’une contamination de une curie par km2 est égale à 37kBq/m2, une valeur moyenne sur le territoire national étant de 10 kBq/m2 du fait du rayonnement naturel du au radon et à ses descendants : Pb et Po. Donc en Auvergne il va pouvoir travailler sur des populations soumises quotidiennement à des rayonnements équivalents. Toutefois ces niveaux restant très inférieurs à ceux que lon peut trouver dans quelques coins du Brésil, d’Inde et d’Iran.
Bandazhevsky va pouvoir se rendre compte de l’influence d’une alimentation vitaminée sur la santé des enfants.
Je me réjouis que maintenant nos concitoyens qui ont rallié les idées de la CRIIRAD et qui désavouent l’autorité scientifique de tous les patrons des services de médecine nucléaire des grands hôpitaux puisquils sont tous non crédibles et « vendus » au lobby nucléaire puissent aller consulter directement le Dr Bandazhevsky pour se faire soigner par celui en lequel ils donnent leur confiance, ceci sans être obligé d’aller en Biélorussie.
Cette arrivée en France est donc une réussite complète dont nous ne pouvons que nous féliciter.
Henri Lehn
Le Cawa d’AdmiNet

