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2017, le pari de l’élection imaginaire de Sarkoland

dimanche 9 août 2015, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Le "Pari de Pascal" est le centre de gravité de la campagne de 2017. La célèbre revanche imaginaire de 2012 est au cœur de ce pari utopique, comme un remake du défi de Chirac contre Le Pen en 2002. On reconnaît le fameux argument du Front Ripoublicaïn qui doit avoir tout son intérêt pour les naïfs de 2017.

Cet argument est l’un des plus mystificateurs de la non-pensée politique et de la manipulation des électeurs. Il cache une réelle volonté de tromperie, des plus simplistes, mais qui mérite une explication.

La médiocrité du pari de Sarkoland doit absolument y recourir pour lui-même, tant l’élection de 2017 est un pari dont Sarkoland est le moins sûr. Mais Sarkoland veut croire et parier sur le fameux argument du Front Ripoublicaïn en 2017. C’est que, tout simplement, bien qu’un tel espoir d’être élu soit politiquement inefficace, en l’absence de la confiance des électeurs, chacun croit en sa chance par la "grâce de ce pari".

Ce qui paraît absurde, sur le plan de la raison, devient un argument valable en politique électorale.

La méfiance des électeurs consisterait à refuser de parier. À quoi Sarkoland rétorque que le vote peut être rendu obligatoire et que nous n’avons pas la liberté de nous abstenir de parier, puisque notre vie à venir dépend du "faux choix électoral" que nous aurons fait, en acceptant le "pari truqué" de Sarkoland.

Pour convaincre la majorité des électeurs, en l’absence de toute confiance, Sarkoland propose le pari suivant : "De quel côté pencherez-vous ? La raison n’y peut rien déterminer. Un chaos infini nous sépare. Il se joue un jeu, à l’extrémité de cette distance infinie, où il (faudra choisir). Que gagnez-vous ? Par la raison, vous ne pouvez (choisir) ni l’un ni l’autre. Par la raison, vous ne pouvez choisir aucun des deux. Ne blâmez pas la fausseté de ceux qui (vous) ont (imposé ce faux) choix… Votre raison n’est pas plus blessée en choisissant l’un ou l’autre, puisqu’il faut nécessairement choisir". Personne ne peut échapper au faux choix Ripoublicaïn.

Même Mitterrand, pourtant perdu dans une vie de mensonge et de manipulations politiques futiles, était conscient de la problématique du choix. "Au premier tour, on choisit. Au second, on élimine !"

Dès lors, ce n’est pas le meilleur qui est élu, mais celui qu’on suppose être "le moins pire".

C’est pourquoi Sarkoland parie toujours pour la présence de Marine au second tour.

Estimons ce faux choix : Si vous gagnez, vous gagnez tout et si vous perdez, vous ne perdez rien.

Sarkoland doit donc parier, sans hésiter ! C’est le pari du désespoir. L’argument Ripoublicaïn du pari ne peut être considéré politiquement que comme un "calcul misérable d’intérêt" des cumulards de l’UMPS.

Mais c’est seulement une marque du désespoir du peuple, au détriment de la démocratie réelle.

Le Front Ripoublicaïn ne représente pour Sarkoland qu’un moyen très médiocre de troubler les esprits et la conscience des électeurs incrédules devant les mystifications des politiques menées par Sarkoland.

Pourtant, la confiance des électeurs doit reposer sur des fondements politiques plus solides. Le pari Ripoublicaïn se présente comme un "pari toujours perdant", à savoir parier sur la confiance dans l’honnêteté des candidats et dans leurs promesses électorales jamais tenues. La notoriété du "Pari de Pascal" tient à la tentative de démontrer que Sarkoland a "tout intérêt à miser" sur la présence de Marine au second tour.

Le pari Ripoublicaïn de Sarkoland, sur la présence de Marine au second tour, est le seul qui permet d’accéder au pouvoir, à la béatitude éternelle de l’Élysée, au paradis des fastes de la république. La stratégie du Front Ripoublicaïn ne représente, pour Sarkoland, que l’existence d’un "rêve de ré-élection" imaginaire.

La situation immigrationniste et politique de la France conditionnera la stratégie de Sarkoland. Il s’agit apparemment d’un faux dialogue Ripoublicaïn, entre les électeurs et les candidats cumulards de l’UMPS.

Hollande "l’audacieux" est un être oisif, croyant toujours dans sa bonne étoile, et un libertin.

Sarko, "l’impétueux" de Catherine Nay, est un être impulsif, un logicien et un joueur.

Sarkoland n’est qu’une concrétisation de la liberté prise, par rapport aux promesses électorales et aux règles, notamment celles que la démocratie républicaine devrait imposer aux élites de la société.

Les mensonges des promesses électorales non tenues seront blâmés par les électeurs trompés.

Le pari Ripoublicaïn de Sarkoland domine l’échéance électorale, pour pouvoir imposer aux électeurs un rapport de forces faussé et manipulé. Le faux choix de Sarkoland se substitue à celui de Marine au second tour, en répandant des rumeurs anti-républicaines pour les commenter à sa place, contre tout raisonnement.

Voici les questions que pose le pari Ripoublicaïn de Sarkoland : De quel côté pencherez-vous ? Que choisirez-vous ? Lequel prendrez-vous donc ? C’est Sarkoland pour votre plus grand malheur !

Sarkoland se substitue au choix des électeurs, ainsi réduits au silence, en votant à leur place.

Mais seul le choix de Marine répond à la question : "Vous ne pouvez choisir, ni l’un, ni l’autre ! "

Le pari Ripoublicaïn de Sarkoland, c’est une impossibilité de répondre aux vrais besoins du peuple et c’est ce qui le réduit au silence. Avec Sarkoland la substitution du faux choix est complète pour la mystification des électeurs. Voilà un point vidé ! Le calcul d’intérêt médiocre des cumulards de l’UMPS est comparable aux stratégies des parties d’échecs. Avec Sarkoland, vous n’avez que deux illusions à perdre, Sarko et Hollande.

En complément à cette restriction du choix des électeurs, Sarkoland procède à des exagérations. Le choix de la raison est associé au faux choix de Sarkoland. L’impossibilité du choix de Marine est martelée.

L’exagération de Sarkoland invoque notre raison et notre volonté, notre connaissance et notre futur bien-être supposé. C’est pourquoi, le faux choix de Sarkoland, pour irrationnel qu’il paraisse, est imposé dans le cadre d’un débat inégal, nettement dominé par le mensonge et les fausses promesses de Sarkoland.

Le pari Ripoublicaïn de Sarkoland, comme référence aux jeux d’argent, constitue une particularité de ce mensonge. Mais il ne s’agit pas de dire que Marine joue un rôle, mais seulement que Sarkoland ne peut pas plus anticiper ou calculer la décision du peuple, qu’il ne peut anticiper le résultat d’une élection truquée.

Si le choix de croire dans le pari Ripoublicaïn de Sarkoland scandalise la raison des électeurs, le pari de Sarkoland passe sous silence la question du libre choix et de la volonté du peuple. Vouloir croire dans le pari de Sarkoland, c’est se soumettre à la volonté de l’UMPS et abdiquer sa liberté de choix comme électeur.

Le pari de Sarkoland peut se résumer ainsi : "Marine sera présente au second tour ou elle ne le sera pas. " Sarkoland parie sur la présence de Marine au second tour pour gagner le paradis Élyséen.

C’est pourquoi le pari Ripoublicaïn trompeur de Sarkoland croit gagner à tous les coups !

Dans l’hypothèse du pari de Sarkoland, Marine perd indéfiniment et la France retourne au néant.

L’autre hypothèse du pari misérable de Sarkoland peut se résumer ainsi : "Marine sera éliminée au second tour". Sarkoland a gagné la mise et le pays retourne au néant. En conséquence, le pays réel va brûler en enfer et la France continuera à perdre indéfiniment sur tous les tableaux.

Quant à la connaissance de la vérité du scrutin, Sarkoland n’en fera jamais mention par la suite !

Selon toute hypothèse, avec le pari Ripoublicaïn de Sarkoland, il ne s’agit en aucun cas de vouloir connaître la réalité ni même la vérité du scrutin, que donnerait le libre choix des électeurs.

"Marine éliminée au second tour", c’est seulement le miracle de la foi dans les promesses non tenues, et donc dans les mensonges de Sarkoland.

C’est la cause de la misère de notre condition d’électeurs abusés et trompés.

Dr Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard


Voir en ligne : http://ripoublicain2.agence-presse....