Vers un allongement de la durée et du taux du crédit immobilier

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Très prochainement, il va y avoir des changements dans les crédits immobiliers. Ils porteront, notamment, sur la durée du crédit et le taux qui seront revus à la hausse. Le volume de dérogation augmentera également pour l’ensemble des crédits octroyés.

Des mesures encore plus strictes

Ces nouvelles règles proviennent du Haut Conseil de stabilité financière en partenariat avec le ministère de l’Économie et la Banque de France. Ces deux structures ont décidé d’alléger les règles limitatives de l’octroi de crédits immobiliers. Des règles que les banques sont tenues de respecter scrupuleusement.

La durée maximale du crédit était de 25 ans, et elle passera directement à 27 ans. Pour ce qui est du taux, il était de 33 %, et il passera désormais à 35 %. Le volume de dérogation aux règles, qui était de 15 %, va augmenter de 5 % pour se retrouver à 20 % du total des crédits accordés

Toutes ces règles sont cumulatives avec la règle des 33 %. Elle implique que le taux d’endettement ne doit pas dépasser les 33 % des revenus du ménage. Le but de ces règles qui ont été édictées il y a un an est de limiter les situations de surendettement

Selon le ministre de l’Économie, depuis que ces mesures ont été mises en application, elles se sont montrées particulièrement efficaces. Les taux d’endettement supérieurs à 33 % ont régressé de 7 %, et les crédits à plus de 25 ans ont baissé de 4 %.

Cependant, il est à déplorer que certaines banques n’aient pas respecté ces règles qui sont jusqu’à présent des recommandations. Pour cela, le ministre annonce que dans les jours à venir, il sera défini les modalités juridiques pour que ces dispositions deviennent obligatoires. Dans la soirée du mercredi, le gouverneur de la banque de France a posé les jalons d’un assouplissement des mesures. 

L’allongement de la durée du crédit favorise la solvabilité. C’est une mesure qui est avantageuse aussi bien pour le banquier que pour l’emprunteur. En effet, même si le taux a également augmenté, l’incidence ne sera pas trop remarquable sur les mensualités du crédit. Cependant, les courtiers en banque déplorent une baisse de 30 % de l’endettement des ménages au bout d’un an. Pour faire face à la crise financière qui s’annonce et en prévision d’une éventuelle hausse des impayés, les banques refusent également de prêter aux profils non avantageux. Le revenu moyen a augmenté de 7 % au milieu du 2e trimestre 2020, passant de 57 200 à 53 400 euros par an. Les premières victimes de toutes ces barrières sont, bien sûr, les primo accédants.

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