Crédit immobilier : les non CDI sont en difficulté

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La crise sanitaire de l’année dernière a mis au ralenti beaucoup d’activités. Certains acteurs du monde de l’immobilier, notamment les emprunteurs principaux en dehors des CDI, se retrouvent face à d’énormes difficultés.

Force est de constater que depuis la fin de l’année 2019, les conditions à remplir pour bénéficier d’un crédit immobilier sont moins accessibles aux travailleurs sous contrat à durée déterminée. Même si les décisions sorties au début de cette année semblent leur avoir été profitables, il n’en est pas concrètement le cas d’après les statistiques.

Les conditions d’octroi des crédits immobiliers défavorisent plus d’un, surtout les CDD

Selon des chiffres rendus publics par le courtier Vousfinancer, il y aurait eu, depuis 2018, de moins en moins de CDD comme emprunteurs principaux : 1,7 % en 2018, 1,3 % en 2019, et 1,2 % l’année dernière. Bien évidemment, ces chiffres ne sont pas banaux.

En réalité, pour un emprunt à deux, les CDD ont nécessairement besoin d’un CDI. Résultat, leur part est plus importante. De plus, ils obtiennent rarement des prêts : en 2020, 0,2 % seulement des emprunteurs chez Vousfinancer sont CDD. Ces taux suivent une tendance de baisse, car ils étaient 0,90 % en 2017. En 2020, dans cette même boîte, 79 % des co-emprunteurs sont en CDI contre 3,2 % en CDD. Le triste constat est que là également, on observe une baisse d’année en année : 4,90 % en 2018 et 5,2 % en 2017).

Au vu de tout ceci, il est évident que les salariés en CDD ont de sérieuses difficultés pour bénéficier d’un crédit. Mais croyez-le, les indépendants et les autoentrepreneurs éprouvent encore plus de difficulté pour avoir un prêt immobilier. En effet, pour que ces derniers bénéficient d’un emprunt auprès d’une banque, celle-ci leur exige 2 à 3 ans de bilan. Et donc, pas question d’être considéré pour un prêt si un entrepreneur existe depuis moins de trois ans. La conséquence de toutes ces exigences se lit dans le pourcentage d’emprunteurs indépendants qui est passé de 6 % à 5,1 % entre 2018 et 2019. 

En 2021, le changement ne s’annonce pas si évident. La majorité des courtiers témoignent de la réticence accrue des banques à l’égard des salariés non CDI. Seulement, un petit nombre pense observer un changement au cours de cette année. Mais attendons bien de voir en fin d’année pour faire le bilan.

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