VAN DONGEN FAUVE, ANARCHISTE ET MONDAIN
Exposition du 25/03/2011 au 17/07/2011.
MUSEE D’ART MODERNE VILLE DE PARIS
11, AVENUE DU PDT WILSON
75116 PARIS 16
Ouvert tous les jours, sauf lundi, de 10h à 18h et jusqu’à 22h le jeudi. Gratuit : moins 14 ans, handicapé et accompagnateur. Entrée valable 1 h, temps de visite libre.
Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris présente l’exposition « Van Dongen, fauve, anarchiste, et mondain » qui reprend en la complétant celle du Musée Boijmans Van Beuningen à Rotterdam (All eyes on Kees Van Dongen, 18 septembre 2010 – 23 janvier 2011).
20 ans après la rétrospective réalisée en collaboration avec le Musée Boijmans (« Van Dongen, le peintre », en 1990), cette exposition centrée sur sa période parisienne témoigne du succès et de la reconnaissance artistique de l’artiste. Les recherches et les expositions récentes sur le personnage, sulfureux et déroutant, ont permis de mieux comprendre sa stratégie artistique.
Le titre de l’exposition évoque moins une succession de périodes qu’une superposition de postures artistiques : hollandais rebelle, prompt à la caricature et la dénonciation sociale, artiste d’avantgarde notamment du fauvisme, dans lequel il occupe une place originale et un rôle décisif quant à sa diffusion à l’étranger (Hollande, Allemagne, Russie). Fauve « urbain », Kees Van Dongen (1877-1968) se focalise sur le corps féminin, en particulier le visage fardé jusqu’à la déformation par la lumière électrique empruntée à Degas, à Toulouse-Lautrec, devenant en quelque sorte sa griffe.
Par la couleur, Van Dongen reste l’artificier du fauvisme. Il la régénère lors de ses voyages au Maroc, en Espagne et en Egypte au début des années 10 où il réinvente l’Orient. Mais Paris reste le sujet principal de sa peinture : Montmartre – il y rencontre Picasso et Derain - au début du siècle, qui le séduit par la verve populaire et la vie de bohème ; Montparnasse, avant et après la guerre de 1914 dont il est l’un des principaux animateurs, mettant en scène une nouvelle femme à connotation plus érotique. Et enfin, le Paris des « années folles » que Van Dongen qualifie de « période cocktail », où il se consacre exclusivement à la nouvelle élite parisienne : hommes et femmes de lettres, stars du cinéma, du théâtre, aujourd’hui oubliés. La pose est outrée, le costume et l’accessoire théâtralisés révélant le factice de ses personnalités qui n’existent qu’à travers leur rôle.
Le succès de Van Dongen qu’on peut comparer à celui d’un Foujita et sa participation aux avant-gardes en font un artiste singulier, qui fascine encore par sa verve et sa liberté.
L’exposition présente environ 90 peintures, dessins et un ensemble de céramiques, de 1895 au début des années trente. Elle a bénéficié des prêts des grandes institutions nationales et internationales et de grandes collections privés.
Le Cawa d’AdmiNet
