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Un conte de Noël : Hollande au pays des merveilles

samedi 26 décembre 2015, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Hollande commençait à se sentir très las, de rester assis, à côté de Valls, et de n’avoir toujours rien à faire. Une fois ou deux, il avait jeté un coup d’œil sur le programme de Valls, mais il n’y avait ni images, ni texte : "Eh, pensait Hollande, à quoi peut bien servir un programme où il n’y a ni images, ni texte  ?"
Hollande se demandait, "dans la mesure où il était capable de réfléchir", car Hollande se sentait tout endormi, et tout stupide à cause de la politique, si le plaisir de raconter des mensonges à la télé valait la peine de se lever et d’aller mentir. Lorsque, brusquement, un Lapin Blanc "aux yeux de la Rose" passa en courant tout près de Hollande. Ceci n’avait rien de remarquable et Hollande ne trouva pas non plus bizarre d’entendre le Lapin se dire à mi-voix : "Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu ! Je vais être en retard pour les élections  !"
Lorsque Hollande y réfléchit par la suite, il lui vint à l’esprit qu’il aurait dû s’en étonner, mais, sur le moment, cela lui sembla tout naturel. Pourtant, lorsque le Lapin-Valls tira bel et bien une montre de la poche de son gilet, regarda l’heure, et se mit à courir de plus belle, Hollande se dressa d’un bond. Car, tout à coup, l’idée lui était venue qu’il n’avait jamais vu de lapin pourvu d’une poche de gilet, ni d’une montre à tirer de cette poche. Dévoré de curiosité, Hollande traversa le champ en courant à sa poursuite, et il eut la chance d’arriver juste à temps pour le voir s’enfoncer comme une flèche dans un large terrier électoral re-présidentiel.
Un instant plus tard, Hollande y pénétrait à son tour, "sans se demander une seule fois comment il pourrait bien en sortir", pour son rêve électoral re-présidentiel. Le terrier présentait "une pente si brusque et si raide" que Hollande n’eut même pas le temps de songer à s’arrêter, avant de se sentir "tomber dans un puits re-présidentiel très profond". Hollande s’aperçut qu’il avait le temps, tout en descendant, de regarder autour de lui et de "se demander ce qu’il allait se passer". Hollande essaya de regarder en bas, pour voir où il allait arriver, sur le plan électoral re-présidentiel, mais "il faisait trop noir pour qu’il pût rien distinguer".
Ensuite, Hollande examina les parois du puits, et il remarqua qu’elles étaient garnies de placards et d’étagères. Hollande prit un pot sur une étagère. Il portait une étiquette sur laquelle on lisait : "Marmelade électorale re-présidentielle". Mais, à la grande déception de Hollande, "le pot était vide". Hollande ne voulut pas "laisser tomber son rêve électoral re-présidentiel", de peur de laisser filer le Lapin-Valls, dans la course aux primaires socialistes. "Ma foi ! songea Hollande, "après une chute pareille dans les sondages", cela me sera bien égal de dégringoler dans l’escalier ! Ce qu’on va me trouver courageux ! Ma parole, même si je tombais du haut de mon incompétence et de mon amateurisme, je n’en parlerais à personne  !"
"Plus bas, encore plus bas, toujours plus bas dans les sondages". Est-ce que cette chute ne finira jamais ? "Je me demande combien de sondages j’ai pu parcourir ? dit-Hollande à haute voix. Je ne dois pas être loin du centre de la terre. Voyons : cela ferait une chute de 85%, du moins je le crois… Car Hollande avait appris en classe pas mal de choses de ce genre. Quoique le moment fût mal choisi pour faire parade de ses connaissances, "puisqu’il n’y avait plus personne pour l’écouter", c’était pourtant un bon exercice que de se répéter tout cela… "Oui, cela doit être la distance électorale exacte pour mon rêve re-présidentiel".
"Depuis les élections de 2012, je me demande encore où j’en suis  ?" Hollande n’avait pas la moindre idée de ce qu’était la politique, pas plus d’ailleurs que l’économie. Mais "il jugeait que c’étaient des mots importants à prononcer à la télé". Bientôt, Hollande recommença : "Je me demande si je vais inverser les courbes des sondages d’un bout à l’autre ! Cela sera rudement drôle d’arriver au milieu de "ces socialistes qui marchent la tête en bas" ! Cette fois, Hollande fut "tout heureux de ce qu’il n’y eût personne pour l’écouter", car il lui sembla que ce n’était pas du tout le mot qu’il fallait ! Mais, je serai alors obligé de leur "demander quel est le nom du pays où je suis élu", bien sûr. Mais alors, "on pensera que je suis un ignorant" ! Non, il vaudrait mieux ne rien demander… Peut-être que je verrai le nom du pays, où je suis élu, écrit quelque part."
"Plus bas, encore plus bas, toujours plus bas dans les sondages". Comme il n’y avait rien d’autre à faire, Hollande se remit à parler tout seul. "Je vais beaucoup manquer au PS, j’en ai bien peur ! Mon cher PS, comme je voudrais t’avoir ici avec moi ! Mais, est-ce que les socialistes croient encore à mes mensonges ? Je me le demande." À ce moment, Hollande commença à se sentir, comme Chirac, le Corrézien indolent, et il se mit à répéter, comme s’il rêvait : "Est-ce que les socialistes croient encore à mes mensonges  ?"
Comme Hollande était "incapable de répondre à aucune des questions concernant la politique" du pays, pas plus d’ailleurs que l’économie, peu lui importait qu’il posât l’une ou l’autre. Hollande sentit alors qu’il s’endormait pour de bon. Il venait de recommencer à rêver qu’il "marchait la main dans la main avec les électeurs socialistes" pour réaliser son rêve électoral re-présidentiel, quand, brusquement, patatras ! Hollande atterrit sur "un tas de sondages très défavorables et de candidatures mortes, et sa chute prit fin".
Hollande, l’optimiste, ne s’était pas fait le moindre mal, et il fut sur pied en un instant. Hollande leva les yeux, mais "tout était noir, comme un orage au-dessus de sa tête". Devant lui, s’étendait un autre couloir où il vit le Lapin Blanc en train de courir à toute vitesse. Il n’avait pas un instant à perdre. Hollande eut juste le temps d’entendre le Lapin-Valls dire : "Par mes oreilles et mes moustaches, comme il se fait tard  !"
Peu de temps après, le Lapin avait disparu. Hollande était à présent dans une grande salle. Il y avait plusieurs portes ré-électorales autour de la salle, mais elles étaient toutes fermées à clé. Quand Hollande eut essayé de les ouvrir, une par une, il s’en alla tristement vers le milieu de la pièce, en se demandant "comment il pourrait bien faire pour s’en sortir". Il vit une petite table, sur laquelle il y avait une minuscule clé d’or, et il pensa aussitôt que cette clé pouvait bien ouvrir une porte électorale re-présidentielle. Hélas ! Aucune porte ne voulut s’ouvrir. La deuxième fois qu’il fit le tour de la pièce re-présidentielle, il découvrit un rideau, derrière lequel il y avait une petite porte ré-électorale : Hollande essaya d’introduire la petite clé d’or dans la serrure, et il fut ravi de constater qu’elle s’y adaptait parfaitement ! Hollande ouvrit la porte électorale re-présidentielle, et vit qu’elle donnait sur un petit couloir, guère plus grand qu’un "trou à rat". Hollande aperçut au bout du couloir "le jardin re-présidentiel le plus adorable qu’il puisse imaginer". Il désirait sortir de cette pièce sombre, ce "trou à rat", pour aller se promener au milieu du jardin re-présidentiel. Mais Hollande ne pouvait pas passer sa tête par l’entrée : "Et même si ma tête pouvait passer, se disait le pauvre Hollande, cela ne me servirait à rien  !"
"Oh ! que je voudrais pouvoir rentrer en moi-même, pour comprendre ce qu’il m’arrive ! Je crois que j’y arriverais, "si je savais seulement comment m’y prendre pour commencer"."


Dr Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard


Voir en ligne : http://ripostelaique.com/hollande-a...