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Tout fout le camp...

par Michel Sabard (billet d’humeur... mauvaise ?)

lundi 8 septembre 2014, par Guy Lemée

Ce billet, qui n’avait pas vocation à publication, a été écrit après lecture des récentes lettres HCL (et autre presse certainement) évoquant notamment le détricotage de la Loi Alur... Même s’il est empreint d’une certaine naïveté ( la fin du propos) il nous a semblé poser concrètement les termes du débat. Et mériter de figurer dans ce "courrier des lecteurs". D’autant que son auteur, dans ses métiers et pratiques, a eu à connaître de longue date ce qu’il dénonce (et juge "de pire en pire").
Les liens insérés le sont par la rédaction...
G.L.


Tout fout le camp !
On élit des Présidents de la République sur des engagements de campagne auxquels personne ne croit, mais voilà, nous sommes fidèles à la démocratie.
Une fois élu, le nouveau Président s’entoure de Ministres qui proposent des avancées en cohérence avec les annonces de campagne (grosso-modo), puis on les vire, ou ils partent et sont remplacés par des "détricoteurs" (le mot est celui qui est utilisé pour commenter les voltes faces du nouveau gouvernement)
C’est décourageant ! Et cette imposture se situe à tous les niveaux : combien d’élus locaux reviennent sur les engagements pris par leurs prédécesseurs, jettent au panier des études longuement menées et qui ont déjà coûté financièrement à la collectivité et en espérance aux citoyens.
A chaque nouvelle mandature, on a l’impression que tous ces désordres sont plus importants.
Nous nous trouvons maintenant dans la position statique de ceux qui craignent que le ciel leur tombe sur la tête et qui sont terrorisés par ce qui va bien pouvoir arriver demain.
Lors de la prochaine élection, n’allons-nous pas "écoper" de gens encore bien plus indélicats que ce que nous avons maintenant ? Tout le monde en parle, les radios et télévisions sont pleines de débats de gens mieux informés que nous (puisqu’on leur donne la parole). Ils pèsent le pour et le contre et nous confirment que ce risque existe bien....
Eh bien non ! Il y aurait moyen de revenir à une situation différente. Nous pouvons exiger que ceux que nous avons élus soient comptables de leurs engagements.

Chacun dans notre domaine nous pouvons refuser toutes les compromissions dans lesquelles ils nous entrainent.
Organisations professionnelles, professionnels en exercice, patrons et employés, citoyens, habitants, consommateurs... dans notre vie quotidienne, dans l’exercice de notre travail, soyons cohérents avec la prise en compte du concept du développement durable et du respect des générations qui nous succèderont. Exigeons de nos élus de ne pas dévier de leur engagement, ainsi petit à petit les inégalités sociales pourront s’estomper, nous pourrons retrouver une vraie qualité de vie (je sais bien qu’elle n’est pas la même pour chacun, mais une ligne médiane doit exister).

Michel Sabard



Voir en ligne : La boutique où M. Sabard exerce depuis 2005