La Secrétaire d’Etat française chargée de l’Ecologie, Chantal Jouanno, a dans le cadre de la première conférence panafricaine de Haut niveau sur la Biodiversité tenu à Libreville du 13 au 17 septembre a exprimé ses convictions face à l’avenir de l’humanité.
Selon elle sa présence en terre gabonaise avait pour objectif de venir défendre avec l’Afrique l’idée de la valorisation des ressources, de partage des avantages et de compensation des atteintes portées à la biodiversité. Elle résume ses convictions sur la préservation de la biodiversité en trois axes.
« Il faut fixer de nouveaux objectifs pour 2020. Certes, les objectifs pour 2010 n’ont pas été atteints. Mais dans tous les cas aucun Etat ne pourra relever le défi seul. Il faut de nouveaux objectifs réalistes et surtout qui redonnent un peu d’humanité à la biodiversité en la plaçant au cœur des enjeux de développement », a-t-elle estimé.
Il faut également « avoir les idées claires sur les écosystèmes, leur évolution et les conséquences pour nos sociétés. La création d’une plate forme scientifique, l’IPBES, est la condition pour qu’enfin un système plus juste et équitable se mette en place ». Si le GIEC n’avait pas existé, nous en serions toujours au niveau zéro. Si nous voulons clairement établir le lien entre biodiversité et développement, si nous voulons faire valoir certains droits, il nous faut une base scientifique solide. Donnons-nous les moyens de défendre nos convictions. »
La secrétaire d’Etat française partage aussi la conviction qu’il faut aussi un « partage juste et équitable de l’accès aux ressources génétique et le partage des avantages qui en résultent, que j’appelle de mes vœux. »
Pour elle, « la France au sein de l’Union européenne considère que l’une des conditions pour sauvegarder la biodiversité tient dans notre capacité à mobiliser des financements publics comme privés et à mettre en place des dispositifs, notamment pour l’ABS, simples et faciles à mobiliser. Il nous faut un succès à Nagoya, donc un accord sur l’ABS. Un accord qui sera « gagnant-gagnant » c’est-à-dire pragmatique et concret afin que ses bénéfices soient rapidement disponibles et affectées à la sauvegarde de la biodiversité et au développement. »
Tous les regards sont donc tournés vers Nagoya et ceux qui vivent par ici et attendent tirer profit de leur riche biodiversité espèrent des solutions pratiques, fiables et pérennes. Pourvu que les fruits de Nagoya tiennent les promesses de Libreville.
Publié le 21-09-2010 Source : Gaboneco Auteur : Gaboneco
Détails sur le produit
- Broché : 199 pages
- Editeur : Editions de la Martinière (23 septembre 2010)
- Collection : HORS COLL
- Langue : Français
- ISBN-10 : 2732443956
- ISBN-13 : 978-2732443959
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