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retour en Europe des déchets du Probo Koala

par Robin des Bois



mardi 7 novembre 2006

Communiqué
Objet : retour en Europe des déchets du Probo Koala

Les déchets reviennent en Europe

A la suite de l’épandage de déchets toxiques dans la capitale économique de la Côte d’ivoire, Robin des Bois a réclamé leur rapatriement et leur traitement en Europe. La réaction de Robin des Bois s’est fondée sur les pathologies, la mortalité, la panique et les rumeurs qui à partir du 20 août 2006 ont frappé et affolé les populations. L’insuffisance des moyens techniques disponibles sur place et l’intention formulée par les autorités de Côte d’Ivoire de construire un bunker pour les déchets a fini d’étayer la conviction qu’il était indispensable de débarrasser le plus vite possible le sol ivoirien des déchets débarqués du Probo Koala.

Aujourd’hui, le MN Toucan, premier navire ramenant les déchets et les sédiments avec lesquels ils ont été mélangés et dilués est attendu dans le port normand du Havre. Un soin particulier a été accordé au choix du navire ; il était hors de question qu’il batte pavillon de complaisance. La même exigence sera de mise pour les navires suivants.

Robin des Bois va s’attacher maintenant en liaison avec les services de l’Etat, le Ministère de l’Ecologie et les associations à faciliter la fluidité et la transparence des phases de transit et d’élimination des 6.000 tonnes de matériaux décapés à Abidjan. Il sera en particulier veillé à ce que l’acheminement entre le Havre et le sud de Lyon se fasse régulièrement et par voie ferroviaire. Etant donné que le caractère dominant des matériaux à traiter relève de la teneur en soufre, Robin des Bois souhaite par ailleurs que les relevés des composés soufrés à la sortie de la cheminée du four 2 du site d’incinération exploité par Tredi (groupe Séché) à Salaise soient mis à disposition des associations qui le souhaiteront, pendant les phases d’élimination.

Robin des Bois remarque enfin qu’aucun autre pays membre de l’Union Européenne n’a évoqué jusqu’alors la possibilité de stocker et de traiter ces déchets, pas même les Pays-Bas et l’Estonie dont les responsabilités sont pourtant engagées comme éventuellement le Royaume-Uni, l’Espagne et la Grèce.


Press release November 7, 2006
Subject : return of Probo Koala wastes to Europe

Wastes returning to Europe

In the aftermath of the spread of toxic wastes in the economic capital of the Ivory Coast, Robin des Bois demanded their repatriation and treatment in Europe. Robin des Bois’s reaction was founded on the sanitary problems, mortality, panic, and rumors that, beginning on August 20, 2006, struck and distraught the populations. The insufficiency of available technical resources in the area and the goal expressed by Ivory Coast authorities to construct a waste bunker served to support the conviction that is was vital to clear Ivorian soil of the wastes discharged from the Probo Koala as quickly as possible.

Today, the MN Toucan, the first ship bringing back the wastes and the sediments with which they have been mixed and diluted, is arriving in the Norman port of Le Havre. Particular care was given to the choice of ship ; it was without question that it register under the flag of convenience. The same demand will be made for following ships.

Robin des Bois will now strive, in liaison with services of the State, the Ministry of Ecology, and other associations, to facilitate the fluidity and precision of transit and elimination phases of the 6,000 tons of material cleaned in Abidjan. It will be particularly seen to that the transportation between Le Havre and the south of Lyon is made regularly and by means of railway transport. In view of the fact that the dominant nature of the material to be treated results from its sulfur content, Robin des Bois wishes in addition that measurements of sulfur compounds released from Salaise’s furnace smokestacks will be made available to any associations that wish it, during the elimination phases.

Finally, Robin des Bois notes that no other country member of the European Union has as yet mentioned the possibility of storing and treating these wastes, not even the Netherlands and Estonia who are even involved in responsibility, as possibly the United Kingdom, Spain, and Greece.

Association de protection de l’Homme et de l’environnement
14, rue de l’Atlas 75019 Paris
Tel : 33.1.48.04.09.36 / Fax : 33.1.48.04.56.41
www.robindesbois.org


Robin des Bois
Association de protection de l’Homme et de l’environnement
14 rue de l’Atlas 75019 Paris - France
Tel : 33-1-48-04-09-36 / Fax : 33-1-48-04-56-41
www.robindesbois.org

2 Messages de forum

  • Vite dit... 7 novembre 2006 15:04, par Christian Scherer

    Le CEC ENTERPRISE, un porte-conteneurs battant pavillon bahamien (Bahamas), conduit par un équipage allemand, accoste ce mardi 7 novembre 2006, au Port autonome d’Abidjan, en vue d’embarquer la deuxième cargaison de déchets toxiques extraits du district d’ABIDJAN. D’une capacité avoisinant celle du MN TOUCAN, le CEC ENTERPRISE repartira du port d’ABIDJAN, dans quelques jours, avec un chargement de 130 conteneurs de déchets solides conditionnés, en direction du HAVRE, dans le Nord-Ouest de la FRANCE, pour y être traités dans un centre spécialisé. Le MN TOUCAN, navire battant pavillon français, est parti d’Abidjan le 27 octobre, avec la première cargaison de déchets toxiques extraits du district d’ABIDJAN, et arrive ce mardi au Port du HAVRE.

    Voir en ligne : le Patriote

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  • retour en Europe des déchets du Probo Koala 9 mars 2007 09:30, par Guillaume

    Dans la suite des chroniques inavouables de Séché Environnement et du territoire poubelle de la République bananière.

    A la suite de près d’un siècle d’industries chimiques et de pollutions en tout genre qui attribuent à ce territoire le titre de couloir de la chimie (pour ne pas dire couloir de la mort), mais aussi "territoire poubelle", sa vocation est toute trouvée.

    La propagande des autorités nationales et locales va bon train à grand coup de slogans médiatiques vantant les mérites de l’idéologie dominante : "pacte de l’environnement", "développement durable".

    Le bon peuple ouvrier, paysan, citadin ou rural conditionné à la consommation, tenu par la peur de la perte de l’emploi et du réchauffement de la planète est transformé en "conso-acteur" ou en "éco-citoyen" pour perpétuer le système et LA cause de l’économie libérale, justifier par LA loi du marché.

    Les autorités et les acteurs locaux contextualisent le système par les enjeux qui les touchent de l’aménagement du territoire et qui leur rapportent directement, avec des propagandes locales : "Dynamique du territoire", "territoire vitrine", "au service des citoyens", "intérêt général", jusque dans les documents dits "schéma de COHÉRENCE territorial", dans les Plans locaux d’urbanisme, dans le plan Rhône, les PIED, les chartes de l’eau ou de l’air.

    La "morale" de cette république bannière, c’est que l’on ne parle pas des excréments et des déchets de ce système, eux-mêmes réinsérer dans le système marchand à force de ne plus pouvoir les évacuer dans les vieux territoires coloniaux africains.

    La déjection se gère comme la consommation, à grand coup de propagande : "valorisation des déchets", "développement durable", "préservation de l’environnement", ... pour remplacer ceux de "écologie" ou "pollution".

    Si des inquiétudes venaient à s’exprimer, la bureaucratie doit la "traiter".
    Si ces inquiétudes venaient à critiquer, voire à s’opposer, les forces publiques veillent à les faire taire, surtout si, en ses temps qui courent, ces inquiétudes venaient à former une opinion publique d’électeurs.

    Et si par hasard l’opinion était déjà "sensibilisée" par un malencontreux événement que les médiats, par la force des choses, ont du "couvrir".

    Les autorités sont prêtent à mettre un dispositif d’information (qui aurait déjà du exister), avec promesse de fourniture de documents (qui auraient déjà dû être communiqués), prévision de contrôles (qui aurait dû déjà contrôler), et quelques oboles pour prouver à l’opinion qu’elles ont entendu ses inquiétudes et la rassurer que tout va bien se passer.

    En ses temps qui courent ou l’opinion est à séduire, un écart de planning n’est pas grand chose.

    Les déchets seront traités comme convenu, avec des grandes messes d’information en plus.

    Pas de victimes, donc pas de responsables, donc pas de coupables.
    Pas de débat public, donc pas de mauvaises questions.
    Pas de débat citoyen, donc que des dossiers d’experts.
    Pas d’écolos procéduriers donc pas de recours.
    Pas vision globale, donc pas de tracabilité des décisions.

    Rien n’est remonté de la base, juste un peu de rumeur.

    Pas de désordre dans la rue, tout va bien.
    La loi du silence domine la loi républicaine.

    Les vents de la colère des hommes sont dissipés.

    Les vents naturels peuvent diluer et diffuser à nouveau la pollution.

    Le système et les acteurs peuvent se remettre en marche.
    Le développement du territoire peut continuer, ni vu, ni connu (!).
    Les grands plans directeurs d’aménagement aussi, ...
    et accueillir les projets courants et à venir.

    - le dossier déposé par la CCI de Station de transit et de prétraitement de mâchefers d’incinération (!)
    - un centre de traitement des déchets plasturgiques,
    - plus tard la délocalisation du port chimique Rambaud de Lyon.
    - ...

    Il faudra bien le SCOT pour imposer de nouveaux pôles dits de développement économique, notamment 350 hectares sur Salaise.

    Dernier projet en date, à inaugurer prochainement à Salaise, le 16 Mars (décidément le mois de mars sera fertile). Une station de compostage "exceptionnelle" et "normalisée" sil vous plait, pour "valoriser" nos déchets en les distribuant gratuitement à ce bon peuple paysan, remixer avec des déchets verts, histoire d’épandre discrètement (mais de manière normalisée) les déchets des stations d’épuration de toute la région dans leur champs et engraisser notre nourriture.

    De la pure éco technologie innovante pour de l’agriculture durable et biologique.

    Ce que l’article ne dit pas, c’est que les déchets des stations d’épuration, ce n’est pas que du caca nettoyé des bactéries. Ce n’est pas comme le bon vieux crottin de cheval fertilisant.
    C’est du déchet ultime, du pur concentré de métaux lourds.

    Mais bon, si des "inquiétudes" venaient à s’exprimer, on fera un CLIS, des équipements HQE et des éoliennes.

    La vocation poubelle du territoire se confirme par les autorités territoriales locales.

    Avec le fret ferroviaire "contournement de Lyon" (!), fluvial, avec le COL, Transrhône, pour alimenter tout cela du Nord au Sud et d’Est en Ouest, tout les ingrédients du "développement durable" sont en place pour "détruire définitivement" notre territoire.

    Mais je suis un éco citoyen. Je vais trier mes poubelles, mettre du bois dans ma cheminée à la norme écoflamme, acheter une voiture environnementale pour ne pas émettre trop de CO2, et ne pas fumer lors de la prochaine réunion publique pour ma santé et la santé publique et faire mon devoir d’électeur aux trois prochaines échéance de cette république bananière en regardant mon émission préférée "c’est mon choix".

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