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REPONSE de : Monsieur Bruno Ben-Moubamba
Porte-parole des Acteurs Libres de la Société Civile Gabonaise en Europe
gabonlibre@gmail.com - www.acteurslibres.org + 33 (0) 6 46 22 35 18

PARIS LE 10 JANVIER 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le
ministre de l’intérieur, Monsieur André Mba Obame, a tenu une
conférence de presse vendredi soir, 9 janvier 2009. Cette
conférence, totalement délirante, était pleine de mauvaise foi. En
tant que porte parole des Acteurs Libres de la Société Civile
Gabonaise (www.acteurslibres.org), je démens les propos de ce
monsieur.
- Sur la théorie du complot
contre le Gabon qu’il a développée :
l’unique
conspiration en cours en ce moment au Gabon est celle de l’entourage
du Président contre le République lui-même sur fond de querelle
pour la succession. Craignant pour leur prise programmée du pouvoir,
cet entourage, notamment Monsieur Mba Obame, qui en est manifestement
le porte parole, et ses mentors, le ministre de la Défense et la
directrice du cabinet présidentiel pour ne citer qu’eux, utilise une
affaire de simple liberté d’expression des citoyens pour affaiblir
encore plus le Président de la République et pour manipuler les
gabonais. De même, ils utilisent cette affaire pour tenter de
décrédibiliser la Plainte Contre les Biens Mal Acquis dans laquelle
ils sont également cités avec d’autres protagonistes.
De plus,
je démens que les Acteurs Libres soient une création des ONG
internationales, qui s’exprimeron elles-mêmes à ce sujet, et je
revendique la paternité de cette organisation.
Les soi-disant
"réunions secrètes" dans tous le pays sont une invention
du ministre de l’intérieur visiblement mal informé.
-
Sur le Procureur de la République Gabonaise, monsieur Alaba Fall,
neveu du Président : Le ministre ne dit pas
s’il est normal au Gabon qu’un magistrat faisant l’objet d’une
plainte des ONG pour corruption devant la commission gabonaise contre
l’enrichissement illicite, diligente une enquête pour arrêter les
leaders de ces mêmes ONG. Nous sommes donc devant un conflit
d’intérêts et nous assistons à une Justice de règlement de
compte. Tout le monde n’est donc pas justiciable au Gabon,
contrairement aux affirmations péremptoires de Monsieur Mba Obame.
- Sur la lettre ouverte au Président
Omar Bongo Ondimba :
le
ministre de l’Intérieur et son mentor de la Défense, qui est à la
manouvre en sous-main, ne répondent pas à la question de fond qui
y est posée : qu’a-t-il été fait de l’argent du peuple gabonais,
par exemple les recettes budgétaires faramineuses de ces trois
dernières années ? L’entourage du Chef de l’Etat qui veut pousser
ce dernier à la faute pour satisfaire ses ambitions se sentirait-il
plus concerné par ma lettre ouverte que le Président de la
République lui-même ?
Je rejette catégoriquement les
accusations ridicules sur des sommes faramineuses (500 000 euros !)
que j’aurai proposées aux journalistes pour diffuser ma lettre
ouverte. La seule chose que j’étais prêt à payer, ce sont les
frais d’impression (comme c’est d’usage au Gabon pour les numéros
spéciaux) pour environ 500 000 Fcfa, soit 762 euros. Monsieur Mba
Obame ferait bien de vérifier la devise des chiffres qu’il avance.
De plus, si la lettre ouverte n’a pas été publiée au Gabon,
c’est parce que quelques directeurs de la publication de journaux,
principalement la Lowé
et Diagnostique, sont
allés monnayer à l’entourage présidentiel que nous dénonçons,
la maquette du journal hors-série avant sa publication.
La
lettre ouverte a été adressée par mail à la Ministre gabonaise de
la Communication pour transmission au Chef de l’Etat, aux grandes
Ambassades, à l’Union Européenne, à l’Elysée, aux Députés
et Sénateurs français et prochainement à toutes les Institutions
Internationales. Elle est disponible sur www.acteurslibres.org
à tout est public, personne ne peut prendre au sérieux les allégations de conspiration.
Si c’est un délit d’écrire une lettre publique et signée, alors je suis le seul à devoir être inculpé.
-
Sur les acteurs de la Société Civile en prison :
l’avocat gabonais, Me Ruphin Nkoulou-Ondo, se chargera de répondre
sur le fond du dossier lors . Pour ma part, je considère désormais
que ce sont des otages d’Etat et des prisonniers politiques de
l’entourage du Président Bongo .
-
Sur mes droits de citoyen, de journaliste et d’universitaire
franco-gabonais : les autorités de mon pays,
le Gabon, refusent la liberté d’expression des intellectuels, des
journalistes et des leaders d’opinion. Tout citoyen, quel qu’il soit,
est en droit de s’interroger sur l’action gouvernementale, sinon,
nous sommes bel et bien en Dictature et les Institutions
Internationales doivent en tirer les conséquences.
-
Sur les droits et les devoirs des citoyens gabonais évoqués par Mr
Mba Obame : Le ministre de l’intérieur feint
d’ignorer que le pouvoir dont les gouvernants sont détenteurs
implique pour eux le devoir de rendre compte, notamment sur la
manière dont ils gèrent notre argent à tous. La République ne
peut être la propriété d’un clan.
Si le Président de la
République du Gabon est encore réellement aux commandes , celui-ci
doit prendre la mesure de ce qui se passe dans son pays et des
manoeuvres contre lui menées par son propre entourage. Le malaise
social est grandissant et nous ne nous en sortirons pas par la
répression ni par le conspirationisme de rénovateurs archaïques.
Bruno Ben-Moubamba
Porte Parole en Europe
Porte-parole des Acteurs Libres de la Société Civile Gabonaise en Europe
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