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Rendons grâce à François Hollande

- avec le Père Yannick Bonnet

jeudi 3 octobre 2013

François Hollande peut-il mieux faire - Renouveau de la France
de quoi lire, mais aussi garder l’espérance !

Père Yannick Bonnet
Polytechnicien et docteur en chimie, Yannick Bonnet a exercé pendant plus de 20 ans d’importantes responsabilités chez Rhône-Poulenc. Il a ensuite dirigé pendant onze ans l’École supérieure de chimie de Lyon, avant de créer sa propre entreprise de conseil en management.
Père de 7 enfants, il est veuf depuis 1995 et a été ordonné prêtre en 1999.
Il a écrit plusieurs livres. Nous vous partageons sa dernière chronique.

François Hollande peut-il mieux faire ?

La réponse à cette question implique que l’on précise ce que l’on attend du président et, si j’en juge par les sondages, il semble que les sondés attendaient du personnage qu’il parvienne à stopper l’augmentation du chômage, maintienne leur pouvoir d’achat, voire trouve la recette miracle pour faire repartir la croissance. On comprend alors très bien leur cruelle déception.
Je me dois donc de rappeler aux lecteurs ma chronique qui suivait de peu l’élection du président en 2012. Ma satisfaction provenait de ce que Marthe Robin m’avait dit il y a quarante ans, début avril 1973 : " Pour que la France, fille aînée de l’Église, se redresse spirituellement et moralement, il faut qu’elle touche le fond. Le renouveau viendra du Ciel, il sera extraordinaire ". Elle avait ajouté que je verrai ce renouveau.
J’attendais donc depuis cette époque la dégringolade annoncée et, prenant de l’âge, je commençais à trouver le temps long.
Certes de Giscard à Sarkozy, en passant par Mitterrand et Chirac, ce n’était pas glorieux, mais ce n’était pas un désastre.

L’année dernière, avec l’élection de François Hollande, compte tenu de ses projets et de l’équipe qu’il s’était choisie, je respirais enfin car, malgré mon excellente santé, rentrant dans ma quatre-vingtième année, il était temps que la prophétie de Marthe se réalisât.
Vous comprenez bien que je sois comblé : pour provoquer le renouveau de la fille aînée de l’Église, le président pourrait difficilement mieux faire. D’abord il est clair qu’il est incapable de comprendre ce qui constitue l’être profond d’un jeune catholique solidement ancré dans sa Foi. C’est à la fois une question d’ordre simplement culturel et je connais trop bien ce genre de milieu pour savoir à quel niveau d’inculture peut se situer un produit des " grandes Écoles ", quelle qu’elle soit. En outre, quand on croit que l’histoire de France commence à la Révolution de 1789, cela n’arrange pas les choses...

- Quand vous confiez le ministère de l’Éducation Nationale à un idéologue, qui veut parachever le travail insuffisant de la Révolution et en finir avec l’Église Catholique, c’est que vous pensez qu’il peut y parvenir. Jamais l’autre François devenu président en 1981 n’aurait pensé pareille sottise.
- Quand vous confiez le ministère de la Justice à quelqu’un qui transpire la haine de la France que nous connaissons et que nous aimons , vous aggravez votre cas.
- Avec le ministre de l’Intérieur, qui allie le mensonge énorme à la brutalité aveugle, vous avez la triplette du siècle.

Et je ne parle pas des deuxièmes couteaux, dont l’irréalisme et l’amateurisme dépassent l’imagination. Non, j’en suis sûr, on ne pouvait avoir pire pour diriger le pays et, compte tenu du message de Marthe, je suis soulagé, la grande dégringolade est en marche.
Comme dit le proverbe, souvent le diable porte pierre et, manifestement, cette équipe a déclenché une réaction qui ne s’arrêtera pas : plus notre jeunesse se sentira détestée, persécutée, méprisée, incomprise, plus elle se fortifiera et plus elle s’attirera des nouveaux alliés.
Nous allons souffrir, c’est une évidence, mais le pays s’était tellement abâtardi dans le matérialisme, l’amoralisme et la contre culture, qu’il ne pouvait en sortir qu’en vivant des épreuves douloureuses, d’autant que les prémices de cet avilissement étaient perceptibles il y a cinquante ans déjà. En parler à cette époque, c’était s’exposer à être traité de réactionnaire. D’une certaine manière, les choses n’ont guère changé car la pratique communiste, qui consistait à disqualifier la personne quand on n’a aucun argument sérieux à lui opposer, a été adoptée par la mouvance actuelle, avec cette nuance que dans les milieux communistes, à la base, il y avait un tas de bons gars !

Notre Dieu aime "sa France", comme disait Marthe, Il se servira de toutes les actions malfaisantes du pouvoir pour donner des grâces surabondantes à tous ceux dont il connaît le cœur intime et les besoins spirituels et moraux. On commence à percevoir son action, en voyant le courage et la ténacité de notre jeunesse. Grâce à notre président, cause seconde évidemment, le renouveau est bien parti, il ne fera que s’amplifier qualitativement et quantitativement. Rendons Grâce à Dieu.

Père Y. Bonnet


Voir en ligne : http://www.yannikbonnet.com/Francoi...