bonjour cher Amis ,>>
La vie de l’écrivain public africain est faites de turpitudes ;entre incompréhensions et doutes ,il se retrouve en perpétuel déphasage avec le monde qui l’entoure ; ils devraient donc sans cesse se remette en question et s’ouvrir des horizons nouveaux . >>
L’une des grandes plaies pour l’ep africain c’est ce que j’appelle "l’écriture bénévole" ,dans l’entendement de l’africain des villes ,se faire rédiger un CV ou se faire aider pour une lettre administrative ne doit pas être sujet à contrepartie financière ,on s’octroie l’assistance d’un tiers qui nous est proche :un parent prof ,un ami étudiant ,un copain fonctionnaire ;vous me direz sûrement qu’il y’a des risques à ce que l’écriture qui leur sera proposée par ces non professionnels sera loin de ce qui doit se faire normalement ;c’est vrai !!! Mais cela ne gène personne ,les administrations ou autres structures qui recevrons ces écrits se sont fait l’habitude de ne tenir compte que d’une lecture "compréhensive" pleine d’indulgence et de compassion même .>>
Aussi plus besoin de ce stresser pour écrire son CV ou pour rédiger une lettre administrative .>>
Pour l’écriture d’un mémoire(d’étude) c’est presque la même chose ,le bénévolat là ici encore tue vos (pour l’ep) chances de joindre les deux bouts .>>
Au sujet d’autres écrits tels les biographies et les mémoires (de vie) ,la tradition orale qui prédomine l’existence de l’africain rend pratiquement impossible un investissement ,même humainement parlant dans cette voie ,vous serez confronté à pleins de préjugés que je ne pourrais citer ici.>>
Dans cette démarche sus mentionnée ,la confiance du public est inexistante ,c’est plus facile de se confier à un journaliste car c’est plus prestigieux que de s’offrir à un écrivain public .il faut du temps et de l’ingéniosité pour pouvoir faire accepter à un africain le bien fondé de l’intervention d’un ep.>>
Généralement ,on commence par un membre de sa famille ou un proche qui se prêtera au jeu .un ep africain approche ,suscite sa rencontre avec autrui sinon jamais tu ne verras quelqu’un rentrer dans ton cabinet .>>
C’est partant de se faire que nous avons décidé en Cote D’ivoire de travailler en amont ,en fournissant aux jeunes donc aux futurs africains les techniques et fondamentaux de l’écriture (dans le sens le plus large) ;se prévalant de cette culture de l’écriture ils deviendront des partenaires efficaces et utiles ,ils essaimeront autour d’eux cette nouvelle réalité qu’ils auront apprises .On devra passer de l’oralité entretenue dans nos mémoires (physiques) à l’oralité contenue dans nos mémoires (écrites), synthétiques et interactives.>>
La nature même du contenu devra être redynamisée ,car on devra ne plus retenir que les faits d’éclats ou les acteurs sont des personnes de prestige mais aussi le quotidien ,le » monsieur tout le monde »>>
Ainsi diverses stratégies doivent être élaborées ,ce dont je vous parlerais en détails une prochaine fois .
lopez
Le Cawa d’AdmiNet