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Présentation de l’histoire politique du fichage des "enfants TDAH"

jeudi 24 mars 2016, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Quand la politique du fichage des enfants correspond à l’objectif majeur, la science ou plus souvent la fausse science sert de prétexte. Le soi-disant trouble TDAH est supposé correspondre au déficit de l’attention avec hyperactivité chez l’enfant. La politique du fichage des enfants turbulents vise à "faire exister le TDAH comme maladie". Il faut faire exister le TDAH, en tant que "maladie mentale", dès l’école. Il s’agit en réalité de "stigmatiser lenfant turbulent" et sa famille. L’école de la république socialiste est l’école de la "stigmatisation des enfants normaux". En 2001 un rapport a été rédigé, à la demande de Ségolène Royal, pour alerter sur la situation du retard en France, à propos de l’évaluation et la prise en charge des enfants "en difficulté scolaire".
L’INSERM a rendu public un rapport, en 2005, sur le sujet controversé de "l’instabilité psychomotrice de l’enfant". Le thème est celui du "contrôle médicalisé" ! L’INSERM préconise une évaluation, un dépistage de tous les enfants dès 3 ans : "Il y a beaucoup d’enfants difficiles, instables et d’adolescents perturbateurs qui auraient pu être dépistés petits." On ne sait quels neuropsychiatres ont sévi sous l’étiquette de l’INSERM. 
Quoi qu’il en soit, l’expert préconise, en l’occurrence, une mesure préventive de "police politique et médicale" : "Une évaluation et un dépistage de "tous les enfants dès 3 ans", en disant que, si on arrive à leur proposer (imposer) une évaluation, pour comprendre "pourquoi ces enfants bougent", et une prise en charge, on aura des chances pour qu’ils ne soient pas en difficultés scolaires (lire : "délinquants") à l’adolescence".
La politique du fichage des enfants TDAH utilise "l’imposture scientifique" des résultats statistiques du DSM. Le Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorder a été inventé aux USA pour classer les soi-disant troubles mentaux, c’est-à-dire, en réalité, pour faire en sorte de "classer les malades mentaux" dans des catégories statistiques "totalement impersonnelles". C’est l’histoire improbable, mythique, incroyable et pourtant réelle de l’imposture scientifique, en tant que mystification politique issue des statistiques du DSM. 
Le DSM est un manuel statistique publié par l’Association (syndicale) des psychiatres américains (APA) qui assure l’impérialisme psychiatrique "made in USA" partout dans le monde. C’est une hégémonie sans critique. Ce système de classification des maladies mentales est promu par la plupart des adeptes "pseudo-scientifiques" de la "psychiatrie biologique", des prescripteurs très dociles et soumis aux laboratoires pharmaceutiques qui financent les neurosciences, la "psychopharmacologie" et la psychiatrie biologique.
Si le DSM n’est pas un "outil de mesure scientifique" de la valeur du diagnostic en psychiatrie, c’est parce que les psychiatres utilisent le DSM précisément comme un "moyen de parvenir à une fin". Il s’agit de "classer les malades mentaux" dans des catégories statistiques "sans faire l’effort de les comprendre". C’est pourquoi le DSM n’est pas, et ne peut pas être, un outil de mesure scientifique du diagnostic en psychiatrie.
L’histoire mythique du TDAH découle bien de "l’imposture scientifique du DSM" en tant que soi-disant résultat statistique. C’est pourquoi le DSM ne peut produire, et ne produira, que des mystifications à jamais. Comment des TDAHologues soi-disant scientifiques, et les irresponsables politiques de la Santé Mentale, ont-ils pu utiliser tous les rouages médiatiques de la société moderne, américanisée à outrance et mondialisée ?
Les laboratoires pharmaceutiques qui financent les neurosciences, la "psychopharmacologie" et la psychiatrie biologique décident, pour la terre entière, de la politique mondiale de Santé Mentale. Ce sont eux qui imposent "l’imposture scientifique du fichage médical" des enfants TDAH par la mystification du DSM. 
Comment a-t-on pu mobiliser les irresponsables politiques autour d’un modèle conjecturant le mythe du TDAH contre les différentes cultures psychologiques et psychiatriques des pays du monde entier ?
Alors qu’une grande partie du monde s’enfonce dans la crise, alors que les familles sont victimes des menaces de désintégration à des niveaux inégalés, alors que tant de jeunes choisissent l’alcool, la drogue ou le suicide par peur du lendemain, on invente une politique du fichage des enfants TDAH aussi dangereuse, et scientifiquement aussi incertaine qu’inutile sur le plan psychologique et pédopsychiatrique.
La définition du TDAH est un concept flou qui doit créer la confusion dans l’esprit des parents et traiter l’hyperactivité soi-disant pathologique chez l’enfant turbulent par la "psychopharmacologie" et des méthodes pharmaceutiques. Sous le terme de TDAH, on note un nombre impressionnant d’incohérences entretenues en France par la Haute Autorité de Santé (HAS). La définition du TDAH selon la Haute Autorité de Santé (HAS), dans le Communiqué de Presse du 12 février 2015, est rapportée ainsi dans la presse :
"La Haute Autorité de Santé (HAS) publie une recommandation afin d’aider les médecins à savoir réagir, établir un pré-diagnostic et accompagner les enfants et adolescents concernés ainsi que leur famille.
"Souvent réduit au terme "hyperactivité" ou à des enfants turbulents, le trouble (TDAH) déficit de l’attention "avec ou sans hyperactivité" (Traduire : en réalité "avec ou sans symptôme" !) est pourtant un trouble complexe, difficile à repérer et qui associe différents symptômes.
"Le TDAH est souvent réduit à l’expression "hyperactivité" induisant quil sagirait denfants agités ou turbulents. Il sagit dun trouble (psychiatrique : mais où sont les preuves ?) qui associe trois symptômes, dont lintensité et les manifestations varient selon la personne :
- le déficit de l’attention (une soi-disant maladie psychiatrique à mesurer, mais comment ?)
- l’hyperactivité motrice (le symptôme qui définit le trouble peut donc manquer !)
- l’impulsivité (l’impulsivité en tant que maladie mentale supposée, on n’en finira jamais !)
"Ces symptômes (qui peuvent manquer) "peuvent constituer" des traits de caractère habituels chez l’enfant ou des signes réactionnels à un contexte particulier… Quand ces symptômes deviennent un handicap pour lenfant, dans son apprentissage scolaire, ses relations sociales, sa vie quotidienne, et provoquent une souffrance durable, (alors) il "pourra" s’agir d’un TDAH et une prise en charge "pourra" être envisagée".
Conclusion : "Diagnostiquer un TDAH est complexe, car "il nexiste pas de signes neurologiques ou physiques" propre au trouble". Il s’agit donc de la simple et pure hypothèse d’un "trouble psychiatrique" qui associe des "symptômes qui nexistent pas" pour "contrôler médicalement le comportement des enfants".
C’est le fichage pour le contrôle social des jeunes par la loi autoritaire du "principe de précaution".
Les jeunes sont traités comme de futurs "délinquants" et des sujets à risques "supposés dangereux".
C’est ce qui justifie de manière abusive toutes les "prescriptions de médicaments psychotropes".
Selon la Haute Autorité de Santé, le TDAH, de "nature inconnue", serait la "cause" du comportement turbulent de l’enfant, décrit par la psychiatrie comme "hyperactif et pathologique". Le TDAH existerait comme tel, donc de "nature pathologique", même si le comportement de l’enfant est normal, non hyperactif. 
Le concept faussé de TDAH ignore les règles de la méthode scientifique. C’est pourquoi la notion de TDAH est obscure, douteuse, embrouillée et inintelligible à l’époque de la psychiatrie soi-disant moderne.
La neurologie, et la vogue médiatique des neurosciences dans le domaine de la psychiatrie, ignorent la logique de la raison. Avec le mythe du TDAH, elles ne font que créer de nouvelles zones d’incertitudes.
Le modèle de pensée matérialiste de la neurologie et de la neuropsychiatrie ne convient en aucun cas à la psychiatrie clinique. La psychiatrie médicale a fait une place bien trop grande aux neurosciences.
On croit rêver quand l’histoire politique absurde du fichage des enfants TDAH montre les coulisses de cette dérive psychiatrique incroyable du "contrôle social des enfants turbulents" par le mythe du TDAH.
La politique du fichage des enfants TDAH impose la nécessité critique d’une réflexion scientifique afin de promouvoir une meilleure harmonie psychologique entre l’enfant, l’école et sa famille.
Une réflexion critique à propos de l’emprise du lobby des laboratoires pharmaceutiques sur la Santé Publique est plus que jamais indispensable à l’équilibre de l’enfant dans nos sociétés médicalisées.
La liberté d’expression, totalement ignorée de la presse inféodée, subventionné, faussement libre, fait référence au discours de Jean Jaurès, au Lycée d’Albi, le 30 juillet 1903 : "Le courage, c’est de chercher la vérité et de la dire. C’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant, et de ne pas faire écho, de notre âme, et de nos (écrits) aux applaudissements imbéciles et aux huées fanatiques" (de la fausse science).

Dr Thierry Ferjeux Michaud-Nérard


Voir en ligne : http://www.cerebrostim.com/Hyperact...