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Pourquoi la psychiatrie biologique ?

jeudi 12 janvier 2017, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

La psychiatrie biologique est le résultat usurpé du DSM. L’ambition alléguée du DSM était de tenter d’approcher "soi-disant scientifiquement", par la notion d’atteinte ou de lésion neurologique, inconnue et non prouvée à ce jour, les troubles de la vie de l’esprit et les "troubles du comportement".
Pourtant, le DSM n’est pas un outil de mesure qui certifie la valeur du diagnostic en psychiatrie.
Un exemple polémique est le TDAH, Trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité selon le DSM. 
La définition du TDAH est un concept flou entretenu en France par la Haute Autorité de Santé (HAS) qui crée la confusion chez les parents et les enseignants pour traiter "l’hyperactivité soi-disant pathologique" de l’enfant turbulent par des méthodes médicamenteuses. La définition du TDAH par la Haute Autorité de Santé (HAS), selon le Communiqué de Presse du 12 février 2015, est rapportée dans la presse ainsi :
"Souvent réduit au terme "hyperactivité" ou à des enfants turbulents, le trouble (TDAH) déficit de l’attention "avec ou sans hyperactivité" (c’est-à-dire en réalité "avec ou sans symptôme" !) est un trouble (?) complexe, difficile à repérer et qui associe différents symptômes."
Le DSM, Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorder, a été inventé aux USA comme un soi-disant "outil de mesure" qui permettrait de classer les troubles mentaux. Il faut comprendre que vouloir classer les troubles mentaux correspond en fait à vouloir "classer les malades mentaux", c’est-à-dire les indésirables, dans des catégories statistiques arbitraires, mesurables, quasi-mathématiques, objectives et impersonnelles.
En réalité, la méthode du DSM est objectivante et chosifiante, c’est-à-dire descriptive. Mais elle n’est pas un outil fiable, car elle ne sait rien de la causalité, ni même des mécanismes des troubles psychiques.
Le DSM, Diagnostic and Statistical Manuel of Mental Disorder, n’a jamais été un livre de médecine à visée scientifique, ni un ouvrage psychiatrique, et encore moins psychologique. C’est tout au plus un manuel à l’usage des officiers de santé ignorants qui ont le projet de se soumettre à la civilisation industrielle de la pétrochimie et du médicament. Le DSM est devenu presque comme une légende conçue par les laboratoires pharmaceutiques pour domestiquer les adeptes de la psychiatrie biologique. C’est une sorte de livre pour une réanimation de la neuro-psychiatrie fantomatique, en forme d’obscurantisme scientiste. Dès le début le DSM a suscité de nombreuses controverses que les représentants publicitaires et les agents "pseudo-scientifiques" des laboratoires pharmaceutiques ont voulu contenir par le zèle des adeptes de la "psychiatrie biologique".
L’idéologie scientiste faussée des neurosciences dans le domaine des maladies mentales a suscité une sorte de "nouvelle religion baptisée : psychiatrie biologique", un avatar de la neuro-psychiatrie défunte.
C’est le résultat diabolique des différentes tentatives très nombreuses du lobby industriel de la chimie et du médicament pour faire renaître la "neuro-psychiatrie posthume" de ses cendres depuis 1968.
Il fallait libérer la psychiatrie officielle de la psychanalyse pour en faire une psychiatrie de contrôle à l’usage des masses. La psychiatrie biologique de contrôle social se borne à un bouleversement de toutes les valeurs humanistes héritées de la psychanalyse abandonnée pour le "tout médicament".

Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard