Un ami écologiste a remarqué que sur le campus HEC de Jouy-en-Josas, il y a depuis dix ans dans chaque salle deux poubelles, mais à la sortie du campus tout est mélangé dans le même conteneur !
On nous objectera que l’intérêt pédagogique du système demeure, mais à condition que les élèves ne découvrent pas la supercherie !
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Le texte qui suit est extrait de la Lettre de Loiselet & Daigremont - juillet 2008PILES USAGÉES : ET APRÈS ?
| Évoquer le sort des piles usagées dans une Lettre d’information consacrée au logement et à l’immobilier peut paraître un peu incongru. Nous souhaitons toutefois attirer l’attention de tous sur la question de leur traitement après usage. |
Nous tentons depuis de nombreux mois, de lancer une initiative en la matière, sans malheureusement obtenir les relais nécessaires. La Lettre sera, nous l’espérons, l’occasion de rencontrer l’écoute que nous recherchons...
La question des piles pose un véritable problème en matière d’environnement. Pourtant, ces petits objets sont très pratiques et véritablement indispensables à la vie technologique que nous connaissons désormais : il est impossible aujourd’hui de se passer de piles,
Si leur utilisation ne pose pas de véritable problème, leur traitement, après utilisation, est un véritable casse tête en matière d’environnement.
La France et les Français consomment environ 800 millions de piles par an, soit environ 13 piles par an et par personne. Il existe de nombreux types de piles (salines, alcalines ... ) qui possèdent tous des caractéristiques propres en matière de performance et de prix, mais surtout en terme de potentiel toxique, et donc de risques pour la santé humaine et pour l’environnement.
Les piles sont un concentré de substances chimiques, de toxicité variable i plomb, zinc, mercure, lithium, manganèse, cadmium, nickel... Après usage, si les piles sont jetées n’importe où, ou bien jetées aux ordures, elles s’altèrent par oxydation, et des métaux lourds s’en échappent. En se mêlant aux eaux de ruissellement, ils pénètrent le sol, puis les nappes phréatiques. Ainsi, 95% du mercure des décharges de déchets ménagers provient des piles.
Incinérées, ce sont leurs composants toxiques qui se dégagent dans les fumées ou restent dans les cendres. Tous les composants toxiques finissent par pénétrer dans la chaîne alimentaire, exposant l’homme à une intoxication lente mais certaine, entraînant à terme des troubles propres à chaque métal (dérangements intestinaux, troubles de l’audition et de la vue, du métabolisme osseux, du système nerveux).
Une réglementation mal respectée...
Il existe une réglementation européenne sur la fabrication, l’utilisation et le traitement des piles. La France, en théorie très en pointe sur le sujet, a transposé cette directive en droit français, en allant sensiblement plus loin et en imposant le recyclage des piles dès 1999.
Malheureusement, et alors que la réglementation existe depuis près de 10 ans, il apparait qu’elle est très mal appliquée par la plupart d’entre nous : en effet, seul moins d’un tiers des piles est recyclé. La plus grosse part des piles utilisées finit donc à la poubelle, incinérées ou mises en décharge (chiffres 2004). Pire encore, 10 à 15 % des piles jetées sont neuves, ou contiennent encore 50 % d’énergie.
À qui la faute ? À une réglementation méconnue ? À un système de collecte mal organisé ? Probablement un peu des deux...
Force est de constater que, bien que tous les magasins qui commercialisent des piles soient tenus de récupérer les piles usagées, la plupart d’entre elles finissent en dehors de circuits prévus, et de façon nuisible pour notre environnement.
Ce que nous souhaitons faire...
Partant de ce constat, nous avons réfléchi à ce que nous pourrions faire, et nous avons imaginé lancer le principe de la mise en place d’un système de collecte des piles dans les immeubles, c’est à dire directement à la source : il n’est pas forcément facile de penser à emporter ses vieilles piles lorsque l’on part faire ses courses... Il serait sans doute plus facile de les déposer dans un réceptacle prévu à cet effet, au pied de son immeuble.
Nous avons donc interrogé les circuits de collecte, qui nous ont plutôt découragés de nous lancer dans une telle initiative.
Après recherches, nous avons trouvé qu’il existait une personne chargée de la mise en place de la politique de l’environnement en France. Le Délégué Interministériel à l’Environnement dépend directement du ministre chargé de l’environnement.
Selon le communiqué de presse du ministre, lors de sa nomination en 2004, il a pour « missions principales d’animer et coordonner l’action de l’ensemble des administrations de l’Etat en faveur du développement durable et de contribuer à la coordination de l’action des établissements publics de l’Êtat dans ce domaine ».
Nous pensions donc avoir trouvé, en ce délégué, la personne la mieux placée pour travailler à la mise au point de ce programme. Malheureusement, après deux courriers et un entretien, nous constatons n’avoir pas réussi a retenir son attention sur cette opération.
Nous pensons pourtant que ce projet est viable. Nous lançons donc un appel aux politiques, à l’administration, à des sponsors éventuels... et à toutes les bonnes volontés qui pensent, comme nous, que des petits gestes pour l’environnement peuvent avoir plus de poids que de grands discours., .
L&D - juillet 2008
Le Cawa d’AdmiNet