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Philippe de Villiers dit ce qu’il pense de JF Poisson et de Le Pen

jeudi 16 juin 2016, par Christian Scherer

Philippe de Villiers dit ce qu’il pense de JF Poisson et de Le Pen

Il déclare dans le magazine France :

Revenons de ce oûté de l’Atlantique... Pensez-vous à la
présidentielle ’ ?

Non.

Vous execluez totalement cette possibilité ?

I’ai quitté la Vie politique dégoûté il y a six ans, je n’ai pas envie de replonger dans cette piscine sanguinolente où crocodiles et caïmans se mangent entre eux. Ie n’ai
absolument aucune envie de redescendre dans l’arène et je pense que la métapolitique a plus d’influence que la politique aujourd’hui. Par mes livres ou mon Puy du Fou, j’ai fait passer beaucoup plus d’idées qu’en restant la énième écrevisse de la bassine...

Bientût les primaires des Républicains... pour quivoteriez-vous ?

Personne.

Même pas Jean-Frédéric Puissnn ’ ?

I’ai de l’estime pour Jean-Frédéric Poisson, c’est vraiment quelqu’un de très bien qui a une pensée juste et des convictions. Le drame pour lui, c’est d’être avec les Républicains, cest-à-dire un parti qui corrode toute forme de conviction. Quand vous pensez que le cheval blanc d’Henri IV est blanc et que vous appartenez à un parti qui pense que le cheval blanc d’Henri IV est noir, il y a toujours un perdant à la fin, le daltonien de service. I’ai peur que ce soit lui.

Et dans un an. à la présidentielle ?

Ie ne sais pas. Le civisme d’aujourd’hui n’est pas lié au fait d’urner en colonne. Ie pense que les prochaines échéances ne seront pas dans les urnes, elles seront
beaucoup plus graves et importantes. Les gens iront chercher des personnes loyales à la France, et qui mettent la France au dessus de leurs caprices personnels.

La plupart des hommes politiques n’ont qu’une vie c’est leur vie politique. Imaginez-les sans la politique. Moi, sans la politique, j’ai une vie intense et exaltante puisque je retrouve le Puy du Fou qui est l’oeuvre d’une vie. La politique a plutôt été pour moi une variable d’ajustement, un service.

I’ai été gouverneur territorial et lanceur d’alertes au niveau national. I’ai parlé, dans tous les domaines, et je suis parti le jour où je me suis dit que mon énergie était nettement plus productive dans mon parc vendéen. Le système rejette et broie les gens comme moi. Mais le système va mourir et ce n’est donc pas le moment d’aller
s’y précipiter. Il faut laisser tous ces politiciens s’user les uns contre les autres. Un pays qui va devoir hésiter entre Juppé, Sarkozy, Fillon, ou Hollande est un pays qui va mal.

Vous oubliez Marine le Pen...

Ie ne sais pas ce quelle veut. Marine le Pen est une marque. La marque Le Pen. Est—ce quelle veut vraiment s’occuper des problèmes de la France ? Elle ne parle que trop rarement de l’islam et de l’immigration. Elle parle d’une France apaisée... Mais cette France là nous semble si loin, il faudra beaucoup de courage pour y parvenir, et cela commence par une claire énonciation des problèmes et des drames qui nous assaillent.

Et je suis également gêné par certaines positions de cadres du Front national. Lorsque j’entends Florian Philippot dire que la question du mariage homosexuel préoccupe
autant que celle de la culture du bonsaï, je me dis que les gens qui voteront pour eux risquent d’être terriblement déçus. Même chose lorsque j’entends Sophie Montel
parler de l’avortement comme d’un droit fondamental sur lequel aucune question ne doit se poser...

Si ces questions ne sont pas importantes, si la question de la vie n’est pas la plus importante, alors il n’y a rien d’important puisque c’est le passeport de toutes les
transgressions. Celui qui dit aujourd’hui que l’avortement n’est pas un problème, qui se tait sur l’eugénisme ou l’euthanasie, dira demain que le transhumanisme n’est
pas un sujet.


Voir en ligne : https://fr.calameo.com/read/0046891...