1. Nous, dirigeants du Groupe des Vingt, avons tenu une réunion initiale à Washington le 15 novembre 2008 concernant les graves difficultés que connaissent les marchés financiers et l’économie mondiale. Nous sommes déterminés à renforcer notre coopération et à travailler ensemble pour restaurer la croissance mondiale et réaliser les réformes nécessaires dans les systèmes financiers du monde.
Traduction : ça marchait si bien et ça nous a tellement enrichis qu’on va remettre sur pied le système, il faut pas que ça change
2. Ces derniers mois, nos pays ont pris des mesures urgentes et exceptionnelles pour soutenir l’économie mondiale et stabiliser les marchés financiers. Il faut poursuivre ces efforts. Au même moment, nous devons jeter les bases des réformes qui contribueront à éviter qu’une crise mondiale de ce type ne se reproduise. Nous serons guidés dans nos travaux par la conviction commune que les principes du marché, des économies ouvertes et des marchés financiers correctement réglementés favorisent le dynamisme, l’innovation et l’esprit d’entreprise qui sont indispensables à la croissance économique, à l’emploi et à la réduction de la pauvreté.
Vous avez compris ? puisque vous n’avez pas imaginé de meilleur système on va continuer comme ça. Voilà les arguments qui vous serviront de raisons pour laquelle vous allez éponger la crise avec vos impôts.
Causes profondes de la crise actuelle
3. Durant la période de croissance mondiale soutenue, d’essor de flux de capitaux, et de stabilité prolongée qui a marqué les débuts de cette décennie, les acteurs des marchés ont cherché à obtenir des rendements plus élevés sans évaluer les risques de façon adéquate et sans faire preuve de la vigilance requise. Parallèlement, les donneurs d’ordre ont affaibli les normes de souscription, les établissements financiers n’ont souvent pas mis en oeuvre des pratiques saines en matière de gestion des risques, les produits financiers sont devenus de plus en plus complexes et opaques, rendant possible des effets de levier excessifs. Ces développements ont créé des vulnérabilités dans le système. Les décideurs, les régulateurs et les superviseurs n’ont pas réussi à évaluer les risques qui s’accumulaient sur les marchés financiers et à y répondre de manière adéquate, à suivre le rythme des innovations financières et à prendre en compte les ramifications systémiques des mesures de régulation nationales.
Comme vos "démocraties" nous laissaient les mains libres pour déréguler les marchés nous l’avons fait. Résultat : plus de limite. La quête illimitée du profit a conduit à bâtir un système totalement artificiel dont tout le monde savait qu’il allait imploser, mais nul ne savait quand. Vous, vous pouviez jouer en bourse comme au casino en pensant que ça allait toujours marcher, vous y avez même mis vos retraites... Quant à nous, politiciens, nous avons fait semblant de ne pas savoir en disant que c’était "hyper sophistiqué". Naïf qui nous a cru...
4. Des facteurs sous-jacents majeurs qui ont influé sur la situation actuelle sont entre autres des politiques macroéconomiques incohérentes et mal coordonnées, des réformes structurelles inadéquates qui ont conduit à des résultats macroéconomiques globaux insoutenables. Ces évolutions sur les marchés financiers et les insuffisances en matière de régulation ont mené à des excès et ont finalement provoqué de graves perturbations des marchés.
Là on vous explique que ce serait bien d’avoir une gouvernance mondiale du capitalisme ; ça éviterait les crises et ça permettrait à ceux qui en tirent profit de le faire indéfiniment, sans jamais être remis en cause par ceux qui attendent les crises pour se poser des questions. Et puis aussi, cette stupide manie qu’ont les gens de vouloir s’autodéterminer au niveau de leur Etat...
Mesures prises et mesures à prendre
5. Nous avons pris à ce jour un certain nombre de mesures énergiques et significatives destinées à stimuler nos économies, à débloquer les marchés de crédit, à fournir des liquidités, à renforcer le capital des institutions financières, à protéger l’épargne et les dépôts, à remédier aux insuffisances en matière de régulation et à permettre aux institutions financières internationales d’apporter un soutien crucial à l’économie mondiale.
On va claquer plein de thunes pour remettre à flot le navire en perdition. C’est votre argent ? Et alors ?
6. Mais il nous faut faire davantage pour stabiliser les marchés financiers et soutenir la croissance économique. Le dynamisme économique marque nettement le pas dans les grandes économies, et les prévisions au niveau mondial sont moins favorables.
On est dans la merde parce qu’on est devenus feignants ; mais on vous fait croire que le marché va nous sauver.
De nombreuses économies émergentes, qui ont contribué à soutenir l’économie mondiale au cours de cette décennie, connaissent encore une croissance soutenue mais subissent de plus en plus les effets néfastes du ralentissement mondial.
Eux ils bossent mais on leur fait aussi payer les pots cassés ; c’est ça aussi la mondialisation : le partage des pertes.
7. Dans ce contexte de conditions économiques dégradées au niveau mondial, nous sommes tombés d’accord sur la nécessité d’une réponse politique plus large fondée sur une coopération macroéconomique plus étroite, pour restaurer la croissance, éviter les retombées négatives et soutenir les économies des marches émergents et des pays en développement. A titre d’actions immédiates pour atteindre ces objectifs, ainsi que pour traiter les défis de long-terme, nous entendons :
Cette fois on va la faire, notre internationale du capital
poursuivre nos efforts vigoureux et prendre toute action supplémentaire nécessaire
pour stabiliser le système financier ;
Le maintenir tant qu’il faudra avec vos sous
reconnaître
l’importance du soutien que la politique monétaire peut
apporter, dans les conditions appropriées a chaque pays ;
vous expliquer que sans ça, ya plus rien
utiliser
des mesures budgétaires pour stimuler la demande interne avec
des résultats rapides, en tant que de besoin, tout en maintenant
un cadre de politique conduisant à la soutenabilité budgétaire ;
faire en sorte que vous soyez toujours là pour nous garantir
aider
les économies émergentes et en développement pour
qu’elles puissent avoir accès au financement dans les conditions
financières difficiles qu’elles connaissent actuellement,
y compris à travers des facilites de liquidités et des
programmes de soutien. Nous soulignons le rôle important du FMI
dans la réponse à la crise, accueillons avec satisfaction
sa nouvelle facilité de liquidité à court terme
et appelons à la revue en cours de ces instruments et facilités
pour assurer plus de flexibilité ;
obliger les réfractaires à se plier au libéralisme ; avec notre bras armé le FMI, qui mollissait un peu depuis Chavez
encourager
la Banque mondiale et les autres banques multilatérales de développement
d’utiliser leurs pleines capacités en soutien de l’agenda
de développement, et nous accueillons avec satisfaction la récente
introduction de nouvelles facilités par la Banque mondiale dans
les domaines du financement des infrastructures et du crédit-export ;
expliquer aux pauvres que ce sera se soumettre ou crever
faire
en sorte que le FMI, la Banque mondiale et d’autres banques multilatérales
de développement disposent de ressources suffisantes pour continuer à jouer
leur rôle pour surmonter la crise.
exploiter à fond cette opportunité de chantage sur le tiers monde et faire en sorte que ça dure le plus longtemps possible
Principes communs de réforme des marchés financiers
8. Outre les mesures énoncées ci-dessus, nous mettrons en oeuvre des reformes destinées à renforcer les marchés financiers et les régimes de régulation afin d’éviter de futures crises. La régulation relève avant tout de la responsabilité des régulateurs nationaux, qui constitue la première ligne de défense contre les instabilités des marchés. Toutefois, nos marchés financiers sont d’envergure mondiale. Il est donc indispensable d’intensifier la coopération internationale entre régulateurs, de renforcer les normes internationales, où cela est nécessaire, et de veiller à leur application uniforme afin d’assurer une protection contre les évolutions néfastes transfrontalières, régionales, et mondiales qui affectent la stabilité financière internationale. Les régulateurs doivent faire en sorte que leurs actions favorisent la discipline des marchés, soient exemptes d’effets potentiellement négatifs sur d’autres pays, y compris des arbitrages en matière de régulation, et soutiennent la concurrence, le dynamisme et l’innovation sur les marchés. Les institutions financières doivent également assumer leur part de responsabilité dans la crise et jouer leur rôle pour surmonter celle-ci, notamment en reconnaissant les pertes, en améliorant la transparence et en renforçant leur gouvernance et leur pratique en matière de gestion des risques.
le capitalisme doit corriger ses propres excès sous peine d’être remis en cause par les peuples. Donc chaque Etat doit veiller à un fonctionnement sans heurt de ses marchés, en attendant un pouvoir disciplinaire global. Et chaque Etat doit être garant de son marché.
9. Nous nous engageons à mettre en oeuvre des politiques conformes aux principes communs de réformes suivants :
renforcer
la transparence et la responsabilité. Nous entendons accroître
la transparence des marchés financiers, notamment en renforçant
les exigences en matière de transparence sur les produits financiers
complexes et en garantissant une information transparente, complète
et précise de la part des entreprises sur leur situation financière.
Il convient d’harmoniser les incitations afin d’éviter
les prises de risques excessives ;
Nous reconnaissons qu’à force de déréguler nous avons permis aux patrons de tricher sur leurs performances réelles et de s’enrichir sur le dos des gogos qui spéculaient sur leurs titres en faisant confiance à leurs bilans véreux.
favoriser
une régulation saine. Nous nous engageons à renforcer nos
régimes de régulation, notre contrôle prudentiel
et notre gestion des risques ainsi qu’à garantir que tous
les marchés, produits et acteurs financiers soient soumis à une
régulation ou à une surveillance selon le cas. Nous exercerons
une surveillance stricte sur les agences de notation, conformément
au code de conduite international agréé et renforcé.
Nous améliorerons également nos régimes de régulation
tout au long du cycle économique, tout en garantissant que la
régulation soit efficace, n’étouffe pas l’innovation
et encourage le développement des échanges de produits
et services financiers ;
Nous reconnaissons qu’à force de déréguler nous avons permis aux professionnels de la finance de vous faire croire n’importe quoi.
promouvoir
l’intégrité des marchés financiers. Nous nous
engageons à préserver l’intégrité des
marchés financiers mondiaux en renforçant la protection
des investisseurs et déposants, en contribuant à éviter
les conflits d’intérêts, en prévenant les manipulations
illégales du marché, les activités frauduleuses
et les abus, en prenant des mesures de protection contre les risques
financiers illicites issus de juridictions non coopératives et
en promouvant l’échange d’informations, notamment
en ce qui concerne les juridictions qui ne se conforment pas encore aux
normes internationales en matière de secret bancaire et de transparence ;
Nous reconnaissons que nous avons laissé des escrocs vous plumer en toute impunité, en laissant en place un régime juridique que nous savions totalement inefficace et/ou inapplicable.
renforcer
la coopération internationale. Nous demandons à nos régulateurs
nationaux et régionaux d’élaborer des lois, règlements
et autres mesures de façon plus cohérente. Les régulateurs
doivent renforcer leur coordination et leur coopération dans tous
les secteurs des marches financiers, notamment les flux de capitaux transfrontaliers.
Le renforcement de la coopération en matière de prévention,
de gestion et de règlement des crises, doit être une priorité pour
les régulateurs et les autres autorités compétentes ;
encore la gouvernance mondiale. On y tient.
réformer
les institutions financières internationales. Nous sommes déterminés à faire
progresser la réforme des institutions de Bretton Woods de matière à ce
qu’elles reflètent mieux l’évolution des poids économiques
respectifs dans l’économie mondiale afin d’accroître
leur légitimité et leur efficacité. A cet égard,
les économies émergentes et en développement, y
compris les pays les plus pauvres, devraient pouvoir mieux faire entendre
leur voix et y
être mieux représentés. Le Forum de Stabilité Financière
doit s’ouvrir de manière urgente à davantage d’économies émergentes,
et d’autres grands organismes normatifs devraient revoir urgemment
leur composition. Le FMI, en coopération avec le FSF élargi
et d’autres organisations, doit mieux identifier les points de
vulnérabilité, anticiper les tensions potentielles et agir
rapidement afin de jouer un rôle clé dans le traitement
des crises.
Bienvenue aux nouveaux riches ; plus on est de fous...
Instructions aux ministres et aux experts
10. Nous sommes déterminés à prendre des mesures rapides pour mettre en oeuvre ces principes. Nous instruisons nos ministres des Finances, dans le cadre du pilotage pour 2009 du G20 (Brésil, Royaume-Uni, Corée), pour lancer le processus et le calendrier à cette fin. Une première liste de mesures spécifiques est exposée dans le plan d’action en annexe, y compris des actions à haute priorité qui doivent être achevées avant le 31 mars 2009.
la gouvernance mondiale. On va la faire ! Mais dans un ordre un peu mieux rangé.
En consultation avec d’autres économies et organisations existantes et utilisant des recommandations d’experts indépendants éminents qu’ils pourraient designer, nous demandons à nos ministres des Finances de formuler des recommandations supplémentaires dans les domaines suivants :
atténuation
de la procyclicité dans les politiques de régulation ;
fini le crédit à gogo pour soutenir artificiellement les chiffres de la croissance
harmonisation
des normes comptables, en particulier pour les titres complexes, en période
de tensions ;
fini les chiffres qu’on n’y comprend rien parce qu’ils sont pas calculés pareil d’un pays à l’autre
renforcement
des marchés des produits dérivés de crédit
et réduction de leurs risques systémiques, y compris sur
les marchés de gré à
gré.
fini les produits ultrarisqués ; c’est infaisable en pratique, mais ça ne coûte rien de le dire
Révision
des pratiques en matière de rémunération en ce qui
concerne les incitations à la prise de risques et à l’innovation ;
et
fini les rémunérations indexées sur le court terme des patrons et traders, qui prennent en fait des risques à long terme
Révision
du mandat, de la gouvernance et des besoins en ressources des institutions
financières internationales, définition du champ d’action
des institutions d’importance systémique et détermination
de leur régulation et surveillance de façon appropriée.
fini les politiciens qui ne savent même pas comment fonctionne leur économie (euh, on va essayer...)
11. Au vu du rôle du G20 dans la réforme des systèmes financiers, nous nous réunirons à nouveau d’ici le 30 avril 2009 afin de vérifier la mise en oeuvre des principes et décisions sur lesquelles nous nous sommes mis d’accord aujourd’hui.
ne manquez pas notre prochain épisode : "le capitalisme mondial nous a tous sauvés"
Engagement en faveur d’une économie mondiale ouverte
12. Nous reconnaissons que ces réformes ne porteront leurs fruits que si elles s’appuient sur des économies fondées sur les principes du libre marché, notamment l’Etat de droit, le respect de la propriété privée, l’ouverture des échanges et des investissements, la concurrence entre les marchés et des systèmes financiers efficaces et régulés de manière adéquate. Ces principes, essentiels à la croissance économique et à la prospérité, ont sorti des millions de personnes de la pauvreté et permis une élévation importante du niveau de vie mondial. Reconnaissant la nécessité d’améliorer la régulation du secteur financier, nous devons éviter une régulation excessive qui entraverait la croissance et exacerberait la réduction des flux financiers, y compris vers les pays en développement.
il faut en finir avec Chavez et sa révolution bolivarienne
nous seuls sommes les gentils, qu’on se le dise !
13. Nous soulignons combien il est vital de rejeter le protectionnisme et ne pas nous replier sur nous-mêmes en ces temps d’incertitudes financières. A cet égard, dans les douze mois à venir, nous nous abstiendrons d’ériger de nouvelles barrières à l’investissement ou au commerce des biens et des services, d’imposer des nouvelles restrictions ou de mettre en oeuvre des mesures de stimulation des exportations contraires aux règles de l’OMC. En outre, nous nous efforcerons de parvenir cette année à un accord sur des modalités conduisant à la conclusion de l’agenda pour le développement de Doha de l’OMC avec un résultat ambitieux et équilibré. Nous demandons à nos ministres du Commerce d’atteindre cet objectif et restons prêts à les assister directement, si nécessaire. Nous convenons également que nos pays ont la plus large part dans le système d’échanges mondiaux et qu’en conséquence chacun doit apporter les contributions positives nécessaires pour atteindre ce résultat.
c’est compris les gauchistes ? on va en finir avec vous.
le village global sera celui de la finance. On va le faire. Maintenant !
14. Nous sommes conscients de l’impact de la crise actuelle sur les pays en développement, et particulièrement sur les plus vulnérables d’entre eux. Nous réaffirmons l’importance des Objectifs du Millénaire pour le développement, les engagements en matière d’aide au développement que nous avons pris et nous demandons aux économies développées et émergentes de prendre des engagements à la hauteur de leur capacité et de leur rôle dans l’économie globale. A cet égard, nous réaffirmons les principes du développement agréés à la Conférence des Nations unies sur le financement du développement à Monterrey, Mexique, en 2002 qui soulignaient l’importance de l’appropriation par les pays bénéficiaires et la mobilisation des toutes les sources de financement pour le développement.
On vous l’a dit, les pauvres. Vous n’avez pas le choix.
15. Nous restons engagés dans le traitement des autres défis majeurs comme la sécurité énergétique et le changement climatique, la sécurité alimentaire, l’Etat de droit, et la lutte contre le terrorisme, la pauvreté et les maladies.
Le baratin pour écolos, rien de tel pour rassurer le bon peuple. La croissance illimitée ne tenant pas compte des limitations des ressources, il n’y a que le bon peuple pour y croire. Il n’a toujours pas compris que la technologie ne fera pas produire à la terre plus de ressources qu’elles n’en possède. Alors on dit qu’on se fixe des idéaux en totale contradiction avec les moyens qu’on mobilise, et personne ne le voit car les gens croient ce qu’on leur dit.
16. A mesure que nous progressons, nous sommes confiants, grâce à la poursuite du partenariat, de la coopération et du multilatéralisme, de parvenir à surmonter ces difficultés et à restaurer la stabilité et la prospérité de l’économie mondiale.
Si tout le monde se plie à notre loi (surtout les pauvres) il n’y a pas de raison que ça n’aille pas bien pour nous. Entre le riche et le pauvre, le faible et le fort, c’est la loi qui libère et la liberté qui opprime (Lacordaire). Bientôt il n’y aura plus de lois entre nous...
Plan d’action pour la mise en oeuvre des principes de réforme
Le présent plan d’action présente un plan de travail global pour appliquer les cinq principes de réforme dont nous sommes convenus. Nos ministres des Finances feront en sorte que les actions définies dans le présent plan d’action soient mises en oeuvre énergiquement et dans leur intégralité. Ils sont responsables du développement et de la mise en oeuvre de ces recommandations, en s’appuyant sur les travaux en cours des organismes appropriés, dont le FMI, le Forum de Stabilité Financière (FSF) élargi et les organismes producteurs de normes.
Attendez-vous à voir sauter plein de barrières d’ici l’été, au nom de la lutte contre la crise.
Renforcer la transparence et la responsabilité
Actions immédiates d’ici au 31 mars 2009
Les
principaux organismes mondiaux de normes comptables doivent oeuvrer à l’amélioration
des lignes directrices pour la valorisation des titres en tenant compte
de l’évaluation des produits complexes illiquides, en particulier
en période de tension sur les marchés financiers.
c’est pour liquider le passif ; car on ne sait toujours pas où on va.
Les
producteurs de normes comptables doivent faire progresser significativement
leurs travaux visant à remédier aux faiblesses en matière
de normes comptables et de transparence sur les instruments hors bilan.
c’est pour éviter qu’on avance de nouveau dans le brouillard
Les
régulateurs et les producteurs de normes comptables doivent renforcer
les obligations de publication des entreprises concernant les instruments
financiers complexes.
Avec
pour objectif de promouvoir la stabilité financière, la
gouvernance de l’organisme international producteur de normes comptables
doit
être à nouveau renforcée, y compris en revoyant sa
composition, en particulier pour assurer sa transparence, sa responsabilité et
une relation adéquate entre cet organisme indépendant et
les autorités compétentes.
fini les Etats laxistes qui plombent le système en sombrant en faillite sans crier gare
Les
organismes du secteur privé qui ont déjà mis au
point des bonnes pratiques en matière de structures de placement
alternatives et/ou de fonds spéculatifs doivent formuler des propositions
sur un ensemble de bonnes pratiques uniformisées. Il appartiendra
aux ministres des Finances d’évaluer la pertinence de ces
propositions sur la base des analyses des régulateurs, du FSF
élargi et des autres organismes compétents.
Actions à moyen terme
Les
principaux organismes mondiaux de normes comptables doivent s’employer
activement à créer une norme unique mondiale de haute qualité.
Les
régulateurs, les superviseurs et les producteurs de normes comptables,
en tant que de besoin, doivent continuer à travailler les uns
avec les autres et avec le secteur privé pour faire en sorte que
des normes comptables de haute qualité soient mises en oeuvre
et respectées.
Les
sociétés financières doivent faire preuve d’une
plus grande transparence sur les risques dans la communication de leurs états
comptables et continuer à rendre publiques leurs pertes, conformément
aux bonnes pratiques internationales et en tant que de besoin. Les régulateurs
doivent faire en sorte que les états financiers d’une entreprise
présentent un tableau complet, précis et rapide de ses
activités (y compris les activités hors bilan) et fassent
l’objet d’une publication cohérente et régulière.
Nous reconnaissons solennellement qu’auparavant, tout le monde pouvait mentir sur sa situation (surtout aux USA). Donc nous éviterons cela à l’avenir, car la spéculation devient irrationnelle.
Promouvoir une régulation saine
Régimes de régulation
Actions immédiates d’ici au 31 mars 2009
Le
FMI, le FSF élargi et les autres régulateurs et organismes
doivent formuler des recommandations afin d’atténuer la
procyclicité, en examinant notamment comment la valorisation et
l’effet de levier, le capital bancaire, la rémunération
des cadres et les pratiques en matière de constitution de provisions
sont susceptibles d’exacerber les tendances cycliques.
Les institutions devront réfléchir à comment réfréner la voracité des spéculateurs et des patrons. Vaste programme...
Actions à moyen terme
Dans
la mesure où il ne l’a pas encore fait, chaque pays ou région
s’engage à examiner la structure et les principes de son
système de régulation et à rendre public cet examen,
afin de s’assurer de la compatibilité
de ce système avec un système financier moderne et toujours
plus mondialisé. A cette fin, tous les pays membres du G20 s’engagent à mettre
en oeuvre un programme d’évaluation du secteur financier
(PESF) et à promouvoir l’évaluation transparente,
dans les autres pays, des systèmes de régulation nationaux.
faire le ménage chez soi, svp
Les
organismes appropriés doivent examiner les différences
en matière de régulation dans les secteurs bancaire, boursier
et des assurances, et fournir un rapport sur la question, dans lequel
seront formulées des recommandations sur les améliorations à apporter.
Il convient également de procéder à l’examen
du champ d’application de la régulation financière,
en mettant l’accent notamment sur les institutions, les instruments
et les marchés non régulés à l’heure
actuelle et en s’assurant que toutes les institutions financière
d’importance systémique sont régulées de manière
appropriée.
Les
autorités nationales doivent examiner la législation en
matière de faillite et les dispositifs de cessation d’activités à la
lumière des expériences récentes, afin de s’assurer
que ceux-ci permettent une cessation progressive et ordonnée des
activités des grandes institutions financières complexes.
Les
définitions des fonds propres doivent être harmonisées
afin d’aboutir à une mesure cohérente du capital
réglementaire et de son adéquation.
nous reconnaissons qu’à l’heure actuelle chacun peut faire n’importe quoi chez lui, ce qui favorise les pays à législation laxiste.
Contrôle prudentiel
Nous reconnaissons qu’aucun mécanisme ne contrôlait vraiment les marchés nationaux ou globaux.
On a donc parfaitement pu faire croire au public que tout allait bien alors que tous les professionnels savaient que tout allait aller très mal.
Idée : tenter de se mettre d’accord pour définir un thermostat qui sonne l’alarme avant que ça devienne trop chaud.
Actions immédiates d’ici au 31 mars 2009
Les
régulateurs doivent prendre des mesures pour s’assurer que
les agences de notation répondent aux normes les plus exigeantes
de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV)
et évitent les conflits d’intérêt, qu’elles
fassent preuve d’une plus grande transparence à
l’égard des investisseurs et des émetteurs et qu’elles
traitent différemment les notations pour les produits complexes.
Cela contribuera à faire en sorte que les agences de notation
disposent des incitations et de la supervision appropriées pour
leur permettre de jouer leur rôle important, consistant à fournir
des informations claires et des évaluations aux marchés.
L’OICV
doit examiner l’adoption par les agences de notation des normes
et des mécanismes de suivi de la conformité.
Les
autorités doivent contribuer à faire en sorte que les institutions
financières continuent à disposer d’un capital adéquat
d’un montant suffisant pour entretenir la confiance. Les organismes
normatifs doivent définir des exigences renforcées concernant
les fonds propres pour les activités de crédit structuré et
de titrisation des banques.
Les
superviseurs, en se fondant sur le lancement imminent des services de
contrepartie centrale pour les contrats d’échange sur défaillance
de crédit (CDS), doivent intensifier leurs efforts pour réduire
les risques systémiques liés aux CDS et aux transactions
de gré à gré sur produits dérivés,
insister sur la nécessité
pour les acteurs du marché d’assurer les transactions en
bourse ou sur les plates-formes électroniques pour les CDS, renforcer
la transparence des marchés de produits dérivés
de gré à gré et s’assurer que les infrastructures
pour ces produits peuvent traiter des volumes croissants.
Actions à moyen terme
Les
agences de notation qui fournissent des notations publiques doivent être
enregistrées.
Les
régulateurs doivent développer des approches solides et
cohérentes à l’échelle internationale pour
la supervision de la liquidité et des opérations en monnaie
banque centrale des banques transfrontalières.
Gestion du risque
Nous reconnaissons qu’il était très simple d’opacifier le facteur risque en diluant les produits dans une titrisation hermétique.
Résultat : le grand public s’y est fait prendre (ce qui est normal) mais aussi les entreprises (ce qui est dangereux).
Idée : rendre les produits plus clairs pour éviter les faillites en cascade, car le système peut finir par être globalement menacé.
Actions immédiates d’ici au 31 mars 2009
Les
régulateurs doivent formuler des recommandations plus exigeantes
pour améliorer les pratiques des banques en matière de
gestion du risque, conformément aux bonnes pratiques internationales
et encourager les sociétés financières à revoir
leurs contrôles internes et à mettre en oeuvre des mesures
renforcées pour une saine gestion du risque.
Il faut expliquer aux banquiers que jouer avec l’argent des autres comporte aussi des risques pour soi
Les
régulateurs doivent définir et mettre en oeuvre des procédures
visant à s’assurer que les sociétés financières
mettent en oeuvre des politiques d’amélioration de la gestion
du risque de liquidité, notamment en créant des réserves
de liquidités importantes.
Il faudra contrôler les banques, parce que laissées à elles-mêmes elles ne pensent qu’à se remettre à spéculer n’importe comment
Les
superviseurs doivent veiller à ce que les sociétés
financières mettent au point des processus permettant une mesure
rapide et exhaustive de la concentration des risques et des risques de
contrepartie importants pour l’ensemble des produits et des pays.
Fini Kerviel !
Les
entreprises devraient réévaluer leurs modèles de
gestion du risque pour se prémunir contre les périodes
de tensions, et rendre compte de leurs efforts aux superviseurs.
Patrons, arrêtez de spéculer avec votre trésorerie !
Le
Comité de Bâle devrait étudier la nécessité de
nouveaux modèles de simulation de crise pour les entreprises et
participer à leur mise au point, en tant que de besoin.
Patrons, la spéculation est une affaire de pro. Prenez des cours collectifs avant de faire n’importe quoi !
Les
sociétés financières devraient avoir des incitations
internes claires à promouvoir la stabilité et il convient
d’agir par des efforts volontaires ou par la réglementation
pour éviter les structures de rémunérations qui
récompensent les rendements excessifs à court terme ou
la prise de risque.
Patrons banquiers, les bonus sont pour ceux qui font de PETITS profits. Pour les gros, ce sera un malus ! Car il est clair que gros profit = profit risqué.
Non mais, vous croyez réellement qu’on pense UN SEUL MOT de ce qu’on est en train de vous faire gober, là ? Toujours pareil : ça ne coûte rien de le dire...
Les
banques doivent soumettre les produits structurés et la titrisation à une
gestion des risques et des contrôles préalables effectifs.
Les banques doivent arrêter de faire n’importe quoi, et de mentir sur la qualité de leurs produits.
Actions à moyen terme
Les
organismes normatifs internationaux qui travaillent avec un
éventail large d’économies et d’organismes
compétents, devraient s’assurer que les régulateurs
sont conscients de l’évolution et des innovations qui caractérisent
les marchés et les produits financiers et qu’ils sont capables
de s’y adapter rapidement.
Expliquer aux boursiers que le mieux est l’ennemi du bien. Tout un programme...
Les
autorités doivent suivre les changements significatifs du prix
des actifs financiers et leurs conséquences aussi bien dans le
domaine macro-économique que dans le domaine financier.
Leur taper sur les doigts si nécessaire
Promouvoir l’intégrité des marchés financiers Uti, non abuti
Expliquer aux banquiers qu’escroquer leurs clients en leur faisant miroiter la lune, c’est mal. Parce que les clients les croient, et cette confiance est vitale pour maintenir le système à flot. Donc : ne pas abuser.
Actions immédiates d’ici au 31 mars 2009
Nos
autorités nationales et régionales doivent travailler ensemble
pour améliorer la coopération en matière de régulation
entre les différentes juridictions aux niveaux régional
et international.
Les
autorités nationales et régionales doivent contribuer à
favoriser le partage d’informations concernant les menaces nationales
et transnationales pour la stabilité des marchés et s’assurer
que les dispositifs juridiques nationaux (ou régionaux le cas échéant)
sont de nature à permettre de faire face à ces menaces.
Les
autorités nationales et régionales doivent également
examiner les règles de conduite commerciale destinées à protéger
les marchés et les investisseurs, notamment contre la manipulation
des marchés et la fraude, et renforcer la coopération transfrontière
pour protéger le système financier international des agissements
d’acteurs illicites. En cas d’agissements frauduleux, il
doit y avoir des sanctions appropriées.
En cas de banquier voyou, merci d’en avertir l’Autorité Suprême. Bon, si tout le monde fait le voyou on est mal, mais comme on l’a dit, l’idée c’est désormais d’éviter les excès pour éviter que les gens se posent des questions.
Actions à moyen terme
Les
autorités nationales et régionales doivent mettre en oeuvre
des mesures nationales et internationales pour protéger le système
financier mondial des juridictions non coopératives et non transparentes
qui présentent un risque d’activité financière
illégale.
Le
Groupe d’action financière internationale (GAFI) doit poursuivre
son travail important de lutte contre le blanchiment d’argent et
le financement du terrorisme et nous soutenons les efforts de l’initiative
de restitution des actifs volés de la Banque mondiale et des Nations
unies (STAR).
Les
autorités fiscales, en s’appuyant sur les travaux des organismes
appropriés tels que l’Organisation de Coopération
et de Développement Economiques (OCDE) doivent poursuivre leurs
efforts de promotion des échanges d’information dans le
domaine de la fiscalité. Le manque de transparence et l’absence
de transmission d’informations fiscales doivent être sérieusement
traités.
Qui a dit que l’Etat est l’ennemi du libéralisme ? L’Etat est le garant ultime de la stabilité du capitalisme. Mais il doit être là pour le servir, et non pour redistribuer les richesses aux pauvres (ou du moins, le minimum pour que le seuil de tolérance ne soit pas atteint). Les Nations Unies seront là pour surveiller qu’un petit malin ne tente plus de s’enrichir en abusant du système.
Renforcer la coopération internationale
Nous reconnaissons que la mondialisation s’est faite trop vite. Les capitaux circulent plus vite que la justice, ce qui autorise toutes les délinquances. Le système n’est pas tenable, et voici comment nous allons tenter d’y remédier (notez au passage que la criminalité financière a encore de beaux jours devant elle).
Actions immédiates d’ici au 31 mars 2009
Les
superviseurs doivent collaborer pour créer des collèges
de surveillance pour toutes les grandes sociétés financières
transnationales afin de renforcer la surveillance des entreprises transnationales.
Les grandes banques mondiales devront se réunir annuellement avec
leur collège de surveillance afin de discuter de manière
approfondie des activités et de l’évaluation des
risques que courent ces entreprises.
Nous reconnaissons que les multinationales s’enrichissaient monstrueusement et sans contrôle. Nous allons essayer d’y voir plus clair.
Les
régulateurs doivent prendre toutes les mesures nécessaires
pour renforcer les dispositifs de gestion des crises transfrontières,
y compris en matière de coopération et de communication
entre elles et avec les autorités compétentes, et dresser
des listes exhaustives de personnes à contacter et mener des exercices
de simulation, en tant que de besoin.
Il n’y a aucun droit financier international ; on va tenter d’en créer un embryon
Actions à moyen terme
Les
autorités publiques, en s’appuyant en particulier sur les
travaux des régulateurs, doivent recueillir des informations sur
les domaines dans lesquels la convergence des pratiques de régulation
telles que les normes comptables, l’audit et la garantie des dépôts,
progresse ou nécessite une accélération des progrès
ou requiert encore des progrès.
Les
autorités doivent s’assurer que les mesures temporaires
pour restaurer la stabilité financière et la confiance
créent le moins de distorsions possibles et sont débouclées
d’une manière rapide, bien séquencée et coordonnée.
Mettre fin au joyeux bordel qui règne dans le droit international depuis Bretton Woods. C’était fait exprès, mais là on n’a bien vu que ce n’était pas sain.
Reformer les institutions financières internationales qui ne servaient jusqu’ici que d’alibi pour cautionner la mainmise des pays les plus puissants
Actions immédiates d’ici au 31 mars 2009
Le
FSF doit s’élargir à des économies émergentes.
Le
FMI, centré sur la surveillance, et le FSF élargi, centré
sur la production des normes, doivent renforcer leur collaboration, en
intégrant davantage les mesures de régulation et de surveillance
dans le cadre macro-prudentiel et en conduisant des exercices d’alerte
précoce. ce
qui permettra aux USA (et à leurs satellites, dont la France),
qui contrôlent ces institutions, d’étendre leur champ de
pouvoir aux autres pays. Il faut réactiver ces institutions dont
le tiers-monde commençait à
s’affranchir.
Compte
tenu de son universalité et de son cœur de métier
macrofinancier, le FMI doit, en étroite concertation avec le FSF
et d’autres, tirer les enseignements de la crise actuelle conformément à son
mandat. pour tenir
ses troupes et assurer que les pays pauvres ou pétroliers continuent
de placer leur argent chez nous
Nous
devons passer en revue l’adéquation des ressources du FMI,
du groupe de la Banque mondiale et des autres banques multilatérales
de développement et nous tenir prêts à les accroître
là ou ce sera nécessaire. Les institutions financières
internationales doivent aussi continuer à passer en revue et à adapter
leurs instruments de prêts pour répondre de manière
appropriée aux besoins de leurs membres et revoir leur rôle
de prêteurs à la lumière de la crise financière
en cours. Ils recevront
les moyens de la politique des pays riches
Nous
devons étudier les moyens de rétablir l’accès
au crédit des pays émergents et en développement
et d’une reprise des flux de capitaux privés qui sont essentiels
pour une croissance et un développement soutenable y compris pour
la poursuite des investissements dans les infrastructures. Il
faut surtout que les pauvres continuent d’emprunter pour continuer de
payer des intérêts aux pays riches
Dans
les cas où des dysfonctionnements graves des marchés ont
limité les financements nécessaires pour mettre en oeuvre
des politiques budgétaires contra-cycliques, les banques multilatérales
de développement doivent s’assurer que des mécanismes
sont en place pour soutenir si nécessaire les pays qui mènent
des politiques saines et qui disposent d’un bon historique dans
ce domaine. les pauvres
obéissants seront servis en priorité
Actions à moyen terme
Nous
avons souligné que les institutions de Bretton Woods doivent
être profondément reformées de manière
à ce qu’elles reflètent de façon plus appropriée
l’évolution des poids économiques dans l’économie
mondiale et qu’elles répondent mieux aux défis à venir.
La représentation et la participation des économies
émergentes et en développement dans ces institutions doivent être
accrues.
on s’ouvre à l’Inde et la Chine, car les seuls USA ne constituent plus une garantie suffisante aux yeux du monde. Et on les fait entrer pour mieux les assimiler, et lier leur sort au nôtre. Si nous coulons ils couleront aussi, alors ils nous soutiendront.
Le
FMI devrait conduire des revues au titre de la surveillance de tous les
pays d’une manière sérieuse et impartiale et accorder
plus d’attention à leur secteur financier en intégrant
mieux ces revues aux programmes d’évaluation du secteur
financier conjoints du FMI et de la Banque mondiale. De cette manière,
le rôle de conseil du FMI en matière de politique macro-financière
serait renforcé.
Le FMI sera dôté d’un service dédié à la propagande.
Les économies
avancées, le FMI et les autres organisations internationales doivent
fournir aux pays émergents et en développement des programmes
de renforcement des capacités pour les aider à formuler
et à mettre en oeuvre les principales réglementations nouvelles
en cohérence avec les normes internationales./.
Le Cawa d’AdmiNet