" Mes Chers Amis,
Ce soir, mes amis, grâce à vous, grâce à votre mobilisation, grâce à votre amitié, souffle le vent de l’espérance. Le 21 ocobre dernier, ici même, nous avons décidé ensemble de donner un nouveau destion à NICE. Ce nouveau destin, nous avons décidé de le construire, ensemble, par le dialogue, l’écoute et le respect. Ce dialogue, nous l’avons ouvert, ensemble. Nous l’avons ouvert, librement, sans tabou, sans arrière pensée, avec fierté et transparence. Oui, il était grand temps de se parler. Oui, depuis le 21 octobre, nous nous sommes tout dit. Nous nous sommes dit la vérité. Nous avons parlé des difficultés de nos quartiers. Nous avons parlé de la propeté, ou plutôt, de la saleté. Nous avons parlé de l’insécurité. Nous avons parlé de la faiblesse des moyens octroyés au tissu sportif niçois. Nous avons parlé des difficultés pour les handicapés de vivre dans leur ville. Nous avons parlé de l’asphyxie de la circulation et de l’insuffisance de stationnement. Nous avons parlé des nuisances que subissent, au quotidien, les niçois en matière de bruit, de pollution. Nous avons parlé de l’absence d’espaces verts. Nous avons parlé de l’image abîmée de notre ville. Bref, nous avons parlé de NICE. Nous avons parlé de la situation actuelle de notre ville. Une situation qui nous attriste, qui nous désespère même. La situation d’une ville qui souffre. La situation d’une ville en déclin. Nous avons aussi parlé d’avenir, de projet, de futur. Ce débat a été utile. Ce débat a été précieux. Ce débat a été vivifiant. Nous avons, pour la première fois, donné la parole aux niçois. Nous leur avons permis d’échanger, de débattre, de s’opposer quelques fois, mais surtout de proposer.
Alors, ce soir je veux, tout simplement, du fond du coeur, exprimer ma reconnaissance à ces milliers de niçois qui ont participé aux sept conventions thématiques. Votre message a été entendu.
Je mesure, au regard de la qualité des intervenants, mais surtout de leur sincérité, de leur authenticité, combien la responsabilité qui pèse sur moi est lourde. La responsabilité de répondre à cette exigence d’un mieux vivre ensemble. La responsabiité de porter ce rêve niçois que nous dessinons. Cette responsabilité, je ne m’y déroberai pas ! Dans 30 jours, NICE va changer. NICE va changer en redevenant elle-même. NICE va changer en renouant avec son histoire. Je veux redonner aux habitants de NICE la fierté d’être niçois. Je veux redonner aux niçois la fieté de leur ville. Ce soir, je veux vous proposer un projet de rupture, de renouveau.
Oui, le temps du changement est venu !
Ce changement, je le sais, vous l’attendez, vous le réclamez, vous l’exigez même. Ce sera le fil conducteur de mon projet. Ce projet, je l’ai longuement mûri. Il repose, d’abord, sur ces liens charnels qui m’unissent à ma ville. Vous le savez, je suis né à NICE, rue Cassini, j’y ai toujours vécu. Je suis profondément niçois. NICE m’a tout donné. NICE m’a permis d’occuper les responsabilités qui sont les miennes aujourd’hui. NICE a accueilli mes grands-parents immigrés italiens, elle les a intégrés, ils l’ont aimée. NICE a été le berceau de l’activité familiale. La loterie Papillon à la gare du Sud ou les pointus du bassin de la place Garibalidi. NICE m’a permis de faire triompher les couleurs françaises sur les circuits du monde. NICE m’a permis d’être élu cinq fois député. NICE m’a permis de devenir le Président du Conseil Général des Alpes-Maritimes. NICE m’a permis de devenir Ministre dans deux gouvernements successifs. Je veux, en retour, apporter à ma ville le meilleur de moi-même. NICE a besoin d’amour. NICE a besoin de coeur, de générosité. Les Niçois méritent qu’on les aime ! Cette ville nouvelle qu’il faudra reconstruire, pierre après pierre, nous ne la bâtirons pas tels les pharaons pour laisser une trace dans l’histoire. Nous la bâtirons, pour chaque niçoise et chaque niçois.
Mon projet, c’est vous !
Pour moi, en effet, l’engagement public ne peut se concevoir que dans le cadre d’une approche humaine. On ne fait pas de la politique pour bâtir des mausolées ou des pyramides. On ne fait pas de la politique pour ériger des statuts à sa propre gloire. Pour moi, la politique, c’est le service des autres, c’est le service de la collectivité, c’est apporter à chaque niçois les conditions d’épanouissement et de bonheur dans sa vie personnelle. Il faut que chaque niçois vive bien sa ville. Vivre bien sa ville, c’est permettre à chacun d’y trouver sa place, quel que soit son âge, quel que soit son quartier, ou quelle que soit sa situation personnelle. Pour porter ce projet à dimension humaine, je vous présenterai dans 10 jours, une équipe exemplaire où seront réunis les plus grands talents, les plus grandes compétences mais, au-delà, où se conjugueront et s’additionneront des volontés pour redonner à NICE la place qu’elle mérite. Je l’ai dit, le colonel Benoît KANDEL, ancien patron du groupement de gendarmerie des Alpes-Maritimes jusqu’en juin dernier, sera à mes côtés. Si vous m’accordez votre confiance, il sera mon adjoint en charge de la sécurité. Christian TORDO, Directeur général d’une des plus grandes entreprises internationales implantées dans les Alpes-Maritimes sera, naturellement, en charge du développent économique avec pour mission claire de recréer des emplois à NICE. Le Professeur Daniel BENCHIMOL, doyen de la Faculté de Médecine, sera adjoint en charge de la politique de santé. Tous les députés de Nice, élus en juin dernier à Nice, figureront sur ma liste pour occuper des responsabilités essentielles. Ce ne sont que quelques exemples, cette liste sera le reflet de notre ville, une ville ouverte, généreuse, tolérante, fière de ses racines niçoises et accueillante pour ceux qui ont choisi de l’adopter. Elle traduira notre diversité tout en promouvant notre identité.
Cette liste ce sera, tout simplement, NICE.
Un projet, une équipe, un calendrier.
Deux temps rythmeront la mise en oeuvre du projet qu’appliquera le futur Conseil municipal.
* 6 ans, soit une mandature, pour assurer la Renaissance de NICE.
* 100 jours pour engager le redressement.
Deux objectifs nous guideront en permanence :
* La proximité
* La construction d’une grande Capitale internationale tournée vers le développement durable.
100 jours, d’abord.
Je veux qu’en 100 jours, les niçois retrouvent confiance dans leur maire et dans leur municipalité. Je veux qu’en 100 jours, NICE redonne confiance à la France. Je veux qu’en 100 jours, NICE, à nouveau, donne envie d’investir. Il faudra, en effet, mes chers amis, que les niçois ressentent et mesurent tout de suite sur des domaines très concrets, la nouvelle impulsion que va donner à notre ville, notre équipe. Des actions précises seront appliquées dans les 100 jours pour réamorcer le redémarrage de NICE, pour créer le choc du renouveau. Ces mesures, elles touchent à votre vie quotidienne, elles s’inscrivent au coeur de vos préoccupations, de vos inquiétudes, de vos angoisses, de vos attentes. Elles visent à ce que notre ville soit plus sûre, plus propre, mieux équipée, mieux gérée.
Je créerai dans les premiers jours de mon mandat, une Force d’Action Rapide Propreté, visant à rendre à la ville, sa propreté.
Je recréerai un service unique du nettoiement entre la CANCA, la Ville de NICE et les Territoires.
Je créerai une allocation mensuelle de 200 euros pour les parents à qui on refuse une place en crèche.
J’engagerai, parallèlement, l’ouverture immédiate de 200 places de crèche.
J’instaurerai la gratuité de la première heure de stationnement dans les parkings municipaux.
Je mettrai en place un service Allo Mairie, disponible 24 heures sur 24, pour répondre aux interrogations des niçoises et des niçois.
Je vendrai le siège de l’Office Public d’HLM et je mettrai en place un service d’intervention rapide au sein de l’Office.
Je recruterai 150 gardiens d’immeubles dans les services de l’ex OPAM.
Je mettrai en place des bus supplémentaires pour retrouver un niveau de service comparable à celui existant avant l’ouverture du Tramway.
Je mettrai en place, au sein de la Police Municipale, un service de lutte contre le bruit.
Je redéploierai la Police Municipale vers des missions de proximité en engageant un grand partenariat avec la Police Nationale et la Justice.
Je proposearai la création de 50 postes de Travaux d’Intérêt Général pour faire en sorte que ceux qui commettent des dégâts, puissent directement les réparer.
Je créerai une réserve civile citoyenne qui donnera, à chaque habitant, la possibilité de servir sa ville aux côtés de la Police Municipale.
Je veillerai à éliminer la présence des SDF dans les rues en accroissant le nombre de places disponibles en établissements adaptés.
J’instaurerai la gratuité des Musées et l’ouverture de la Grande Bibliothèque le dimance après-midi.
Je mettrai en place imméditement un droit de préemption pour les commerces indésirables au coeur de NICE.
Je lancerai un grand audit sécurité sur la situation des écoles niçoises.
Je mettrai en place un pass-sport pour les moins de 12 ans.
Ces 100 jours se situerons au carrefour du présent et de l’avenir. Oui, le présent et l’avenir. Aujourd’hui et demain. La vie de tous les jours et le futur de nos enfants
Je vous invite à ce mariage audacieux entre le quotidien et le futur. Je ne peux, en effet, concevoir la gestion municipale sans perspective d’avenir. Je crois profondément que pour pouvoir bien s’occuper du quotidien, il faut savoir où l’on regarde. Pour moi, l’horizon ne doit pas avoir de limite ou de frontière. Oui, il faut que nous ayons les ambitions les plus fortes possible pour notre ville. Ce qui nous a cruellement fait défaut au cours des années écoulées, c’est la conjugaison de cette double vacance, l’abandon du quotidien et l’absence de perspective d’avenir. Je m’engage avec cette méthode, avec ce calendrier, avec cette équipe, dans un esprit de tolérance et d’ouverture, à conduire 100 actions pour relever avec vous 10 défis pour NICE. Un tiers de ces actions seront mises en oeuvre dans les 100 premiers jours du mandat.
1. Une ville honnête et bien gérée
2. Une ville qui garantit le droit au logement
3. Une ville, capitale internationale au service de l’emploi
4. Une ville où l’on circule et stationne mieux
5. Une ville verte où l’on respire mieux
6. Une ville plus propre
7. Une ville plus sûre
8. Une ville plus proche et plus humaine
9. Une ville capitale culturelle
10. Une ville tournée vers la jeunesse et le sport
Au premier rang de ces 10 défis, je veux que NICE devienne une ville honnête. Oui, je veux, demain, une ville plus honnête et plus transparente. Soyez en convaincus, rien ne sera possible, demain, si nous ne modifions pas l’image de NICE. C’ est pourquoi, je veux, demain, réinscrire en lettre d’or sur le fronton de la mairie, les mots "intégrité" et "honnêteté". Je ne veux plus que notre mairie soit salie, que nos fonctionnaires soient vilipendés, que nos élus soient caricaturés. La mairie de NICE, ce sont 69 élus qui représentent les niçois. La mairie de NICE, ce sont 7 000 fonctionnaires dévoués et compétants, au quotidien. La mairie de NICE, enfin, ce sont tous les niçoises et les niçois. Alors, cette mairie, parce qu’elle incarne NICE, se doit de montrer l’exemple en toutes circonstances. Je veux, demain, que l’on rompe avec les pratiques du passé. Je le dis, je serai impitoyable avec ceux qui saliront la réputation de notre ville. Je mènerai une lutte implacable contre les comportements délictueux, qu’ils proviennent d’élus ou de fonctionnaires. Pour cela, comme je l’ai fait au Conseil général, il nous faudra ériger des gardes fous contre les pratiques éminemment condamnables d’une infime minorité. C’est pour cela que je souhaite, demain, que les marchés publics soient extraits de tout enjeu politique et que la Commission d’Appel d’Offres soit présidée par un membre de l’opposition.
Je souhaite, dans le même esprit, qu’un Magistrat prenne la charge du service de l’Inspection Générale des Services, chargé de veiller au contrôle, à l’évaluation des marchés publics, mais aussi, des procédures de gestion municipale. Je le disais déjà le 21 octobre, depuis d’autres ont tenté de nous plagier ! Je les excuse, ils ont tellement peu d’idées. Je souhaite, aussi, une plus grande transparence dans les procédures d’attribution d’autorisation d’occupation du domaine public, plages, terrasses ... Je le dis clairement, certains comportements actuels à quelques jours des élections, me préoccupent.
Certaines confusions des genres me troublent ! Cette exigence étant réaffirmée avec force, le travail de reconstruction de notre ville pourra commencer. Ce soir, je veux vous tenir un discours de responsabilité et d’ambition. La responsabilité, pour moi, ne se dissocie pas de l’ambition. Etre responsable, c’est vouloir le meilleur. Ce projet est cohérent, réaliste et applicable. Bien sûr, la question des marges budgétaires va se poser. Elle se posera, d’autant plus, que je nourris les plus grandes inquiétudes quant à la situation réelle de notre ville. Tous les clignotants d’alerte sont au rouge.
Pourquoi n’a-t-on pas présenté le budget de la Ville de Nice pour l’année 2008 ?
Pourquoi de nombreuses entreprises niçoises n’ont-elles pas été payées en contrepartie des travaux du Tramway ?
Pourquoi l’endettement est reparti dangereusement à la hausse ? 706 millions d’euros en 2007, contre 663 en 1995, si l’on additionne la dette de la ville et celle de la CANCA. Où est le fameux désendettement dont on nous parle ?
Ces vérités, cette vérité, bien sûr, je crains de les connaître !
Nous savons, naturellement, que si le maire actuel refuse de faire voter le budget 2008, c’est parce qu’il ne peut pas le présenter en équilibre, notamment, pour financer les travaux de sa nouvelle Mairie
Pourtant, depuis décembre, ce sont plusieurs centaines de millions d’euros de travaux nouveaux qui ont été annoncés, et on me parle encore de deux conseils municipaux dans les jours à venir pour charger un peu plus la barque.
C’est un véritable hold-up démocratique.
Face à cette situation préoccupante j’évaluerai, demain, euro par euro, la situation de notre ville. Je demanderai d’accomplir cette mission à un grand cabinet d’audit indépendant qui nous dira la vérité. Tout sera recherché, tout sera dit. S’il y a des manquements, des manipulations, ou pire encore, ils seront dénoncés et poursuivi sans faiblesse ! Alors naturellement, il faudra tenir compte de ces contraintes. Nous aurons quelques jours pour le faire ! Il faudra adapter notre politique au constat que nous allons trouver en ouvrant les placards cadenassés des cabinets noirs. Mais tout cela ne me désespère pas, bien au contraire, cette tâche difficile me motive. Nous aurons à redresser une situation. Les seules finances municipales seront naturellement insuffisantes pour faire face à l’immensité de la tâche. Demain, nous aurons besoin de l’engagement de l’Europe. Demain nous aurons besoin du concours de l’Etat. Qui mieux qu’un membre du Gouvernement peut l’assurer ? Demain, nous aurons besoin de la solidarité du Conseil Général. Qui mieux que l’actuel Président du Conseil général peut la garantir ? Ces investisseurs devront se retrouver, notamment, dans l’Opération d’Intérêt National. Ces investisseurs devront se retrouver, aussi, dans des partenariats publics, privés, pour la réalisation d’équipements publics. Oui, je crois profondément à la nécessité de cette coproduction entre le public et le privé. La municipalité devra pouvoir fédérer autour d’elle, et avec elle, tous les moyens et toutes les énergies. C’est cet engagement de mobilisation générale que je prends devant vous. Rompre l’isolement d’un maire sans audiance à Paris, sans audiance à Bruxelles. Renuer les fils avec les plus hautes autorités de l’Etat. Pour moi un maire ne peut être isolé dans ses certitudes. Pour moi, un maire doit être un ambassadeur de sa ville, sur tous les terrains du monde. Ce maire, il devra se battre pour NICE. Il devra se battre pour NICE tant à Paris que dans toutes les capitales du monde. Alors, c’est cette conception de l’engagement public qui nous permettra, ensemble, de relever les défis de l’avenir. Mes amis, animés par cette volonté sans faille, nous allons déposer les fondations de la Renaissance de Nice.
Ces fondations reposeront sur deux pilliers porteurs :
* Un grand projet de proximité
* La construction d’une ville verte internationale tournée vers le futur
Alors, ce soir, je veux évoquer avec vous, d’abord, ce grand enjeu de la proximité.
L’enjeu de la proximité, c’est s’occuper des niçois.
Je veux, demain, une ville propre.
NICE, pendant des années, a été regardée comme une ville exemplaire en matière de propreté, c’était une référence. C’est devenue un contre-exemple. Ce contre-exemple, il n’est pas lié au comportement des personnels qui, au quotidien, se mobilisent pour la propreté. Bien au contraire, je salue leur engagement, je salue leur dévouement. Il est dû, uniquement, à la mise en place d’une organisation kafkaïenne, digne du royaume du roi UBU ! 7 échelons pour le nettoiement à NICE ! Une dilution de pouvoirs, de responsabilités, entre CANCA, la Mairie centrale et les Mairies de Territoires, les Brigades spéciales et les Sociétés privées. Des interlocuteurs différents selon les jours. Des interlocuteurs différents selon les rues. Les premiers, pour les boulevards à arbres à feuilles, les seconds qui arrosent, les troisièmes qui enlèvent les ordures et, au total, des entités qui s’ignorentet ne se parlent pas. Et au total, une ville sale. Je veux changer tout cela. Je le dis, non seulement, il n’y aura aucune privatisation du service du Nettoiement, mais je veux remunicipaliser et recentraliser tous les services du nettoiement dans une même entité.
Au sein de cette entité unique, avec un commandement unique, avec des responsables bien définis, je créerai une Force Rapide d’Action Propreté, la F.R.A.P. , qui aura pour vocation de répondre à toutes demandes de situations urgentes des niçois, dans les deux heures. Je veillerai, aussi, à ce que la Police Municipale se voit confier une mission de lutte contre les comportements inciviques.
Cette proximité impose de relever un second défi, celui de la SECURITE.
La sécurité c’est la première des libertés. Je veux, demain, la tolérance zéro à NICE.
Le Gouvernement agit en la matière, il le fait bien. Les peines planchers ont fait leur oeuvre. Désormais, l’impunité à vie n’est plus à l’ordre du jour. La sanction est redevenue la première des préventions. Pour autant, la ville doit aussi agir aux côtés de l’Etat. Il faut que notre Police Municipale redevienne un des moyens essentiels de la chaîne de sécurité à NICE.
Je ne veux plus cette image d’une police municipale réduite à une police de la circulation. Je ne veux plus une police municipale uniquement présente le jour. Je veux une police municipale active dans tous les quartiers de NICE. Je créerai, au sein de la police municipale un service spécialement dédié à la circulation et au stationnement avec des recrutements spécifiques. Il n’y aura dès lors plus de confusion entre police chargée de la sécurité et police chargée de la circulation. Je prendrai l’initiative, dans les premiers jours de mon mandat, de proposer une nouvelle convention de coopération entre la justice, la gendarmerie et la police municipale.
Je veillerai à la création d’une réserve civile, à l’instar de ce qui est fait à la gendarmerie nationale ou pour la police afin d’offrir à des citoyens de NICE la possibilité de conduire une action citoyenne au service de leur ville, je pense notamment aux retraités municipaux. Je veillerai, aussi, à généraliser l’implantation de Caméras de Télésurveillance et à doter la police municipale de tous les moyens modernes pour la rendre plus efficace. Je sais que vous attendez également, avec impatience, des actions de proximité qui rendront à NICE la fluidité de sa circulation.
J’ai approuvé la réalisation du Tramway. Mais, le Tramway, a érigé une ligne Maginot infranchissable pour les voitures du fait d’une incohérence dans la synchronisation des feux et dans le plan de circulation. Rajoutez à cela, la suppression de lignes de bus et la modification de leur cadencement, on aboutit à une dégradation très forte de la qualité des transports offerts à NICE. Je le dis très clairement, pour moi, le Tramway n’est pas une fin en soi. Ce ne peut être un jouet électrique, ce doit être un outil au service des niçois qui améliore leur vie quotidienne. Le Tramway ne sera utile que si l’on refonde en profondeur le plan de circulation de la ville de NICE avec une meilleure coordination des feux, avec un réseau de bus modernisé, densifié, adapté. Le Tramway ne sera efficace que si, préalablement, on recrée ces 1800 places de stationnements qu’il a supprimées. Je vous propose, pour ma part, 5000 places de parking en plus, dans les six ans.
Nous devons, aussi, ouvrir un véritable RER Côte-d’Azur tout de suite. N’ oublions pas que nous avons une ligne de chemin de fer qui traverse notre ville, de part et d’autre, avec une gare à Saint-Augustin, une gare à Thiers, une gare à Saint-Roch. Une fois ces places de stationnement créées, une fois cette ligne de RER ouverte, une autre ligne en site propre pourra être réalisée tout de suite et, là aussi, avec un coût moindre, c’est celle empruntant les Chemins de Fer de Provence. J’ ai proposé, à plusieurs reprises, cette solution au Conseil Régional. Il faudra bien, que ceux qui prétendent nous donner des léçons en permanence, s’engagent, enfin, sur cette question.
Parler c’est bien, critiquer c’est concevable, agir c’est mieux ! Je le dis à mon adversaire socialiste, Premier Vice-Président de la Région, dont l’action a été, jusqu’à ce jour nulle pour NICE, sauf à augmenter les impôts régionaux de 100% et à baisser les aides régionales pour les Alpes-Matitimes de 30%.
La Région peut prendre deux décisions immédiates et importantes, pour favoriser la circulation à NICE.
* Permettre de réaliser le projet d’une ligne de Tramway de la Gare du Sud à la Plaine du Var en empruntant les Chemins de Fer de Provence.
* Harmoniser le tarif à 1 euro pour les trains comme toutes les autres collectivités l’ont fait dans la foulée du Conseil général. Seule la Région aujourd’hui s’y refuse.
Alors, un peu de courage, un peu de volonté !
Enfin, si les finances communales et communautaires nous le permettent, nous lancerons la ligne II du Tramway. Nous le ferons de l’Ouest de Nice jusqu’à l’Avenue Jean Médecin, pour assurer l’interconnexion avec la ligne 1.
La prolongation de la Ligne 1 vers l’hôpital Pasteur dans un premier temps, et vers l’Ariane, dans un second temps, sera réalisée selon ces mêmes contraintes budgétaires. Circuler mieux, nécessitera, aussi, naturellement, d’engager des négociations avec l’Etat, Réseau Ferré et ESCOTA, pour diminuer considérablement la circulation des poids lourds sur le contournement autoroutier de NICE. Il n’est plus tolérable que, chaque jour, 20 000 poids lourds se servent, à peu de frais, de notre département comme corridor de transit vers l’Italie et l’Europe Centrale. J’ai demandé l’interdiction de la circulation des poids lourds aux heures de pointe. J’ai demandé la mise en place de quotas, comme pour le tunnel du Mont Blanc. Je travaille aussi au développement du ferroutage et à une autoroute de la Mer. Ces solutions, ce sont les solutions de l’avenir, elles nécessiteront, soyez-en convaincus, d’être écoutées et reconnues par les plus hautes autorités de l’Etat.
Troisième défi de la proximité, le logement.
Pour moi, une ville plus proche, c’est une ville qui offre à chacun de ses enfants, le droit de se loger dans des conditions acceptables. S’il y a une faillite à NICE, c’est celle de l’Office Public d’HLM, dont la mission a été dévoyée, politisée, au détriment de la qualité de vie de plus de 50000 niçois qui vivent mal dans les 13000 logements de l’ancien OPAM. Ils ont été abandonnés, délaissés, méprisés.
absence de réponse aux pannes du quotidien, ascenseurs hors service fréquemment, cages d’escaliers saccagées, halls d’immeubles vandalisés, espace verts transformés en nosman’s land jonchés de véhicules brûlés, caves transformées en succursales de commerces illicites.
Il faut que tout cela cesse. Je vous propose un plan ORSEC pour remettre à flot l’Office Public HLM de la ville de NICE présidé, aujourd’hui, par le maire de Nice. Ce plan ORSEC nécessitera des moyens. Ces moyens nous les trouverons. Nous les trouverons, d’abord, en recentrant l’OPAM sur le territoire de la ville de Nice ou de la CANCA. 10 000 logements sont, aujourd’hui, hors de Nice, répartis dans 91 communes, est-ce raisonnable ? Nous les trouverons, aussi, dans les 100 jours en mettant un terme à la véritable provocation qui réside dans l’existence du palais de verre et de marbre pour abriter le Président, la direction générale et la direction sur la promenade des Anglais. Nous vendrons le siège de l’Office HLM.
Enfin, nous nous attaquerons aux problèmes de Sécurité. Cette sécurité passera par une plus grande responsabilisation des locataires. Je veux, dans cet esprit, permettre à certains d’entre eux, d’exaucer leur rêve.
Le rêve de devenir propriétaire, c’est l’objectif de chaque famille. Etre propriétaire, c’est être aussi soucieux de son bien, de son patrimoine.
C’est mieux le protéger, c’est mieux le défendre, c’est mieux le respecter. C’est pourquoi, je proposerai la vente aux locataires de 1300 logements de l’Office HLM de la ville de NICE.
Au-delà du logement social, je veux me préoccuper du logement pour actifs. Je ne veux plus que les fonctionnaires ne viennent plus à Nice parce que les loyers sont trop chers. Je ne veux plus que des jeunes ménages soient contrains de s’exiler hors de NICE. Je veux que le droit au logement soit respecté. Je veux que les familles niçoises soient maintenues dans leur quartier. Il nous faudra être ambitieux, audacieux, imaginatifs en la matière. Le nouveau Plan Local d’Urbanisme devra nous permettre d’avoir une nouvelle stratégie foncière refusant, à la fois, le mitage et le gaspillage de l’espace et en redensifiant la ville. Il nous faudra construire plus et mieux. Je le dis très clairement, je serai favorable à des constructions plus denses et plus hautes en coeur de ville et je m’opposerai à la poursuite de la bétonnisation des collines et des espaces verts.
La ville de Nice compte aujourd’hui plusieurs milliers de logements vacants, la municipalité aura pour objectif, demain, de lutter contre la vacance avec beaucoup d’énergie et de volontarisme. Je mettrai en place une caution municipale, pour permettre aux propriétaires qui craignent, légitimement, de louer leur bien, de pouvoir le faire sans crainte. La politique du logement que je veux promouvoir, demain, visera à retisser les liens sociaux entre les quartiers de NICE. Je ne veux plus que notre ville soit divisée en zones, que des quartiers s’opposent à d’autres. Je veux que tous les enfants de NICE bénéficient des mêmes droits, de la même égalité des chances.
Je veux que l’harmonie règne entre tous les quartiers de la ville.
La réhabilitation engagée, grâce notamment au concours massif du Conseil général et de l’Etat, des cités de l’Ariane, Pasteur et des Moulins, permettra de redonner un nouveau visage à ces quartiers. Je veux engager, aussi, la même démarche pour notre centre ancien. Je veux, ainsi, combattre la multiplication des lieux insalubres qui permettent l’exploitation de la misère humaine par des marchands de sommeil, véritables crapules des temps modernes.
Une nouvelle Société d’Economie Mixte participera, dans cet esprit, à la sauvegarde du coeur de NICE, aujourd’hui menacé de paupérisation, en usant d’un droit de préemption pour les logements, mais aussi pour les commerçants. Il faut éviter que l’avenue Jean Médecin et les quartiers Notre-Dame-Trachel-Lépente, ne ressemble à une nouvelle Canebière.
Cette justice et cette équité que nous voulons bâtir entre tous les quartiers de Nice, doivent aussi être les fils conducteurs d’une politique plus proche et plus humaine. Oui, notre ville doit, en effet, être plus proche et plus humaine, elle doit rapprocher les générations, elle doit gommer les différences, elle doit favoriser la solidarité. En parlant de ville plus proche, je veux naturellement, d’abord, évoquer l’action de la mairie elle-même,et, surtout, de ces premiers ambassadeurs que sont les Employés Municipaux.
Les services municipaux auront un rôle essentiel pour assurer le succès de cette politique nouvelle. Je veux, demain, qu’ils soient placés au service des niçois. Ils le seront, certes, à la mairie centrale, mais ils le seront, surtout, sur le terrain, dans les quartiers auprès des niçois. Je veux, demain, que la réactivité soit le maître mot de l’action municipale.
Je créerai, ainsi, un service ALLO MAIRIE 24 heures sur 24, comme dans toutes les grandes villes de France où les niçois pourront s’exprimer en attente de leurs besoins. Surtout, je veillerai à ce que soient apportées des réponses immédiates, rapides et concrètes à leurs demandes. En parlant de la réactivité des services municipaux et de cette ville plus proche qu’ils devront offrir aux niçois, je veux m’adresser aux 7 000 agents municipaux et aux 1 000 agents de la Communauté d’Agglomération. Je veux leur renouveler mon respect, ma reconnaissance et ma confiance. Je connais leur amour pour NICE et leur dévouement. Le service public, le service au public, participe d’une des missions les plus nobles de notre société. Je veux, demain, que le personnel municipal soit mieux dirigé et ne soit pas pris en otage de contradictions permanentes. Je veux qu’il vive bien, qu’il vive heureux dans une mairie qui sera redevenue pour eux, une fierté.
Les agents municipaux doivent savoir que je serai à leurs côtés, que le les soutiendrai. Je sais aussi qu’ils seront à mes côtés parce qu’ils aiment leur ville, qu’ils la servent avec passion et qu’ils souhaitent pour elle, le meilleur. C’est ce partenariat donnant-donnant, gagnant-gagnant, que j’appelle de mes voeux avec les agents municipaux. Je le dis aux agents municipaux qui sont ici et, au travers eux, a tous les autres : je sais que sans vous, rien ne sera possible.
Je compte sur vous avec la plus grande détermination et avec une totale confiance.
Une ville proche c’est pour moi une ville qui unit les générations.
Je veux, demain, que les jeunes et les anciens partagent la même joie de vivre à NICE. C’est pourquoi, je bâtirai une grande politique pour la jeunesse. Une politique qui parte de la petite enfance jusqu’à nos étidiants. Une politique qui garantisse pour les mamans le droit à la garde de leurs enfants avec, sur la mandature, l’ouverture de 1 000 places de crèche. Une politique qui assurera, enfin, la réhabilitation des écoles de NICE qui se trouvent aujourd’hui dans un état lamentable. Une politique qui offrira une seconde chance aux jeunes que le système scolaire a laissés à l’abandon, en ouvrant une école de la 2 ème chance. Une politique qui soutiendra notre Université pour lui permettre de passer à 50 000 étudiants. Une politique qui permettra l’implantation d’écoles d’Ingénieurs et de Grandes Ecoles. Une politique qui offrira à notre jeunesse les chances de vivre et de travailler sur une terre d’exception. Cette ville plus proche devra, aussi, apporter des réponses concrètes aux attentes de nos concitoyens en matière d’équipements publics et de services publics.
Il faut, demain, que les niçois puissent exercer leur discipline sportive partout et dans tous les quartiers. Il faut, demain, que les niçois puissent aller au spectacle, au théâtre, au musée, dans tous les quartiers.
Il faut, demain, que les petits niçois aillent dans des écoles sûres, rénovées et dans un environnement de qualité.
Il faut, demain, que nos anciens puissent bénéficier de salles de loisirs et d’animations en permanence. Il faut, que les mamans niçoises puissent placer leurs enfants en crèche afin de choisir librement leur activité professionnelles ou bénévoles. Il faut, demain, que les Associations soient encouragées, soutenues et, non plus, prise pour cible dans une logique administrative stupide. Le bénévolat, c’est notre richesse, c’est la générosité du coeur offerte aux autres. Il faut le soutenir.
Alors, pour cela, je vous propose de créer 10 grands pôles publics de quartier, en lieu et place, de la Grande Mairie de la Gare du Sud.
Cette Mairie aurait coûté 300 millions d’Euros !
Je vous propose de répartir ces 300 millions d’euros au profit de ces 10 pôles de quartiers comprenant :
un lieu d’accueil municipal, une crèche, des salles de spectacles et de création culturelles, des lieux de vie pour les anciens, des espaces sportifs.
Ce premier lieu de vie sera implanté à la Gare du Sud où, outre le parking souterrain, nous assurerons une interconnexion du Tramway avec la ligne de Chemin de Fer de Provence, où nous réaliserons une salle de spectacle de 1 000 places, un espace d’animation sous la verrière remontée et la façade protégée. La Gare du Sud deviendra, ainsi, un pôle d’attraction culturel pour notre ville qui sera animé 7 jours sur 7, qui vivra le soir et le Week-end.
Plus de proximité c’est aussi plus de générosité. Je veux, demain, que NICE soit une ville plus humaine où chacun de ses fils ait sa place quelles que soient ses origines sociales, quelle que soit sa religion, quelle que soit sa profession. Je veux, à cet égard, combattre les injustices de la vie, soulager les détresses, combattre la solitude. Je pense, d’abord, à nos aînés. Notre société se doit d’offrir aux personnes âgées ce qu’elles sont en droit d’attendre. La solitude, l’isolement, sont trop souvent source de détresse inacceptable. Une Société qui ne regarde plus ceux qui lui ont tout donné au cours de leur vie, n’est plus respectable. Je veux, demain, que la Ville de Nice apporte aux personnes âgées plus d’attention. Les loisirs, la culture, le sport, doivent être des vecteurs privilégiés pour rompre l’isolement ou la solitude. Nous devons offrir à nos anciens cette générosité du coeur.
Le Handicap fait partie des injustices de la vie. Les Pouvoirs Publics se doivent de combattre cette injustice. L’accessibilité partout et pour tous, le transport à la demande, des emplois réservés, multipliés, seront autant d’objectifs que je poursuivrai en faveur des handicapés. Je veux avoir la même démarche pour ceux qui souffrent et, notamment, les malades.
NICE possède des talents extraordinaires en matière de recherches médicales, elle possède un des pôles santé des plus performant de France. Il faudra, demain, amplifier nos politiques de prévention, de dépistage du Cancer, du SIDA. C’est cette politique, à dimension humaine, à laquelle je vous convie par cette grande politique de proximité.
Et puis, à côté de cette politique de proximité, je veus vous inviter à l’ambition pour construire l’avenir.
Je veux, qu’ensemble, dès aujourd’hui, nous imaginions un nouveau futur. Que nous bâtissions cette grande Cité Internationale du futur. Cette Ville verte. Cette Ville innovante. Cette Ville moderne. Cette Ville rayonnante.
C’est le deuxième pilier de mon projet.
NICE, au cours des siècles, a éclairé le monde. Il faut que nous retrouvions cette vocation, il faut que NICE, redevienne une référence, un espace d’excellence. Cette excellence, tournée vers le développement durable, doit être placée au service de l’emploi. NICE doit être la ville verte du futur. Pour cela, rien ne doit entraver notre imagination et notre audace. Le support de cette ville verte du futur, reposera sur l’Opération d’Intérêt National de la Plaine du Var. Le Premier Ministre vient de conclure favorablement le combat que je mène depuis deux ans pour faire labelliser la Plaine du Var comme lieu de développement du futur. Seules deux opérations de ce type ont précédé ECOVALLEE en France. La Défense à PARIS, Euroméditerranée à MARSEILLE. 100 000 emplois créés pour l’une en 30 ans, 30 000 emplois créés pour l’autre depuis 10 ans. Là sont les enjeux, il faut que notre ville retrouve une stratégie économique. Pendant trop d’années, on a construit, on a réalisé, sans savoir pour qui et pour quoi. Et bien, demain, cette Opération d’Intérêt National doit nous montrer un cap vers l’emploi. Pendant trop longtemps aussi on été opposés développement et protection de l’environnement. C’est un nouveau modèle que je vous propose, un modèle où la protection, où la défense de notre patrimoine naturel, créera l’emploi.
ECOVALLEE conjuguera dans le même espace un pôle multimodial de transport unique au monde, un aéroport international, un nouveau port de commerce accueillant des grandes unités de croisières, une gare accueillant la nouvelle ligne TGV, le Tramway, le RER Côte-d’Azur, l’autoroute, la route, le noeud d’un réseau de pistes cyclables. Ce pôle multimodal sera situé sur le site de l’actuel Marché d’Intérêt National qui sera déplacé plus haut dans la Plaine du Var à la Baronne. Sur le même espace sera imaginé un quartier du futur avec une architecture innovante, fruit d’un concours international ouvert aux plus grands architectes du monde. La Plaine du Var deviendra le cadre privilégié de l’accueil de laboratoires de recherches et d’entreprises de haute technologies conduisant leurs actions dans le domaine de l’environnement.
ECOVALLEE s’inscrira dans le monde entier comme pôle de référence d’un nouvel aménagement urbain.
ECOVALLEE sera, aussi, un formidable espace de recherche et de développement au service de notre Université, de nos étudiants, de nos chercheurs. Pour bâtir cette ville verte du futur je veux que nous implantions dans notre ville Cent Hectares d’espaces naturels nouveaux.
Dans le cadre d’Ecovallée, nous ouvrirons un Grand Parc de plusieurs hectares dans la Plaine du Var qui remontera sur les collines et qui sera relié aux berges du Var que nous remondèlerons complètement comme celle du Paillon. Cette démarche sera poursuivie dans toute la Ville avec l’ouverture du Parc de la Colline d’Estienne d’Orvesgelé depuis trois ans par la ville de Nice alors que le Conseil général voulait en faire un parc départemental et, enfin, pour l’ouverture d’un nouveau parc sur le site de l’Observatoire de NICE, auquel on pourra accéder, comme pour la Cité des Sciences et de l’Espace qui y sera implantée, par un téléphérique.
ECOVALLEE sera le pilier de cette ville verte du futur.
Mais, naturellement, cette ambition devra se propager sur la ville autour d’une grande trame verte qui partira de la Plaine du Var pour rejoindre l’Observatoire. Je voudrais, demain, que l’on puisse ouvrir 100 kms de pistes cyclables, que l’on mette, enfin, en place, ce que toutes les grandes villes ont fait, un système de vélos de type vélolib, " les vélos bleus à la niçoise".
Qu’au-delà, l’on mette en place un système de petits véhicules électriques en libre service. Enfin, nous devrons avoir une politique audacieuse en matière d’énergies renouvelables. Notre pétrole c’est le Soleil, à nous d’en tirer le meilleur parti.
Je veux, demain, que tous les bâtiments publics soient alimentés en énergie renouvelable et, au-delà, je veux qu’à terme, tous les bâtiments publics deviennent autonomes.
Les nouveaux quartiers que nous créerons, notamment, dans la Plaine du Var, mais aussi à l’Est, seront bâtis avec cette ambition écologique, ce seront les éco-quartiers du futur.
Enfin, Ecovallée permettra de relancer la politique touristique niçoise complètement laissée en jachère depuis 13 ans avec la dramatique chute d’Acropolis, qui est devenu aujourd’hui un tout petit Palais des Congrès de province alors qu’il était à sa naissance un des fleurons du Tourisme d’Affaires en France !
Pour remédier à cet effondrement, nous créerons dans la Plaine du Var un grand parc d’expositions pouvant accueillir les plus grands salons du monde. Cette politique Touristique, second pilier du développement du futur, s’appuiera aussi sur une salle de prestige ouverte sur la mer, sur l’actuel parking SULTZER. Elle s’appuiera, enfin, sur une volonté forte de renouer avec l’ambition culturelle niçoise. Sur ce même parking SULTZER, je veux voir, en effet, ériger un grand musée de dimension internationale pouvant accueillir plus d’un million de visiteurs. Une Fondation internationale comme la fondation GUGGENHEIM sera sollicitée, pour un grand partenariat d’avenir. De même, le tissu culturel sera revivifié par l’ouverture de lieux de créations à la halle SPADA ou à la Gare du Sud notamment. Un véritable quartier latin sera imaginé entre le Vieux Nice, le Port et l’Université de Saint-Jean-d’Angely.
Enfin, une grande politique événementielle en matière musicale, théâtrale, cinématographique, ou d’Art Contemporain devra être entreprise. Il n’est pas normal que NICE ne dispose plus des grands festivals ou de grands rendez-vous qui ouvrent des fenêtres sur notre ville et qui donnent tout simplement du bonheur aux niçois.
C’est ce mariage original entre l’écologie, la Culture et le Tourisme, qui dessinera cette capitale internationale du futur.
C’est cette nouvelle alliance entre les savoirs, les talents et le patrimoine naturel, que j’appelle de mes voeux. Nous seuls avons les moyens de relever ce défi de la Modernité. Ce pari de la modernité ne sera gagné que si nous préservons notre identité, savoir d’où nous venons, savoir qui nous sommes.
La défense de l’identité niçoise doit être, aussi, un élément important de cette politique culturelle.
Protéger notre Patrimoine, trop longtemps dégradé et abimé, défendre le modèle architectural niçois, assurer la pérennité de notre langue constitueront une volonté forte de ma part.
Parce que NICE a toujours été une ville internationale, elle peut être demain, aussi, le coeur de cette Union de la Méditerranée que le Président de la République, Nicolas SARKOZY, a portée sur les fonts baptismaux.
Je vous propose de rassembler ces volontés, ces compétences, ces potentiels, ces dynamismes, dans une grande démarche collective qui nous rassemble et qui nous fédère.
Je déposerai, si vous m’accordez votre confiance, dès le printemps prochain, la candidature de la Ville de Nice, pour accueillir la Coupe d’Europe de Football 2016.
Nous aurons un grand stade dans la Plaine du Var qui pourra accueillir l’EURO. Ce Grand Stade sera réalisé dans les deux ans et demi, je m’y engage. Nous aurons un Palais des sports nouveau à Nice en lieu et place du Stade du RAY qui pourrait être transformé en grande patinoire. Nous avons tous les atouts pour relever ce défi qui nous permettrait d’enfin bénéficier des grandes infrastructures qui nous manquent.
* Accélérer le calendrier d’arrivée du TGV
* Accélérer le calendrier de réalisation de l’Autoroute de contournement de NICE
* Bénéficier pour tous ces équipements du soutien de l’Etat Français.
Mes amis, vous le voyez, les projets, les idées, les ambitions, ne manquent pas.
Vous me connaissez, cela fait maintenant 25 ans que j’ai l’immense honneur et la grande fierté d’être votre élu. L’élu de la Ville de Nice.
A maintes occasions, j’ai pris des engagements devant vous, je les ai toujours scrupuleusement respectés. Je vous invite à relire mon discours d’investiture lorsque j’ai été élu Président du Conseil général des Alpes-Maritimes le 18 septembre 2003.
Je vous invite à le comparer avec le bilan de mon action à la tête du Conseil général 4 ans et demi plus tard. Quasiment, tous les engagements ont été tenus par une collectivité qui a doublé ses investissements, sans augmenter sa fiscalité et en étant sur le plan de la morale publique, irréprochable. Les résultats sont là 10 000 emplois créés depuis deux ans dans les Alpes-Maritimes. Je vous invite à regarder l’action du Ministère de l’Aménagement du Territoire que j’ai dirigé, et l’action des deux gouvernements dans lesquels j’ai eu l’honneur de siéger, en faveur des Alpes-Maritimes.
Ce bilan, que je revendique, avec fierté, est le meilleur garant de la pertinence du projet que je vous propose pour NICE.
Depuis 20 ans, NICE se cherche.
NICE a rendez-vous avec son histoire le 9 Mars.
Ensemble, rassemblés, unis, autour de cette identité niçoise qui nous est chère, nous pouvons lui offrir enfin le destin qu’elle mérite.
Avec vous, nous allons inaugurer le temps du changement pour faire gagner NICE.
Christian ESTROSI "
Le Cawa d’AdmiNet