L’ouvrage
Genre :
Ni traité universitaire, ni « document », ni pamphlet, il relève de ce qu’on pourrait qualifier de « polémique raisonnée ».
Thème général :
Les enjeux qui se cachent derrière le défi que le tiers-monde a lancé à l’Occident.
Postulats et méthode :
L’ouvrage alterne la réflexion théorique et les anecdotes (« vécues »), de manière à éclairer le raisonnement par des exemples et à tirer la leçon des observations empiriques. Les analyses font appel à quelques postulats :
la primauté du politique, c’est-à-dire du jeu des rapports de force et des intérêts objectifs, par rapport aux autres niveaux d’interprétation (économique, psychologique, moral, culturel) ;
la nécessité de prendre au sérieux le discours des acteurs, même s’il est mensonger ; surtout s’il est mensonger, car un mensonge est souvent révélateur des objectifs de son auteur ;
le caractère « transculturel » des mécanismes de base que mettent en œuvre les humains dans leur poursuite de la richesse, du pouvoir et du prestige ;
la possibilité de comprendre (et de faire comprendre) beaucoup de choses à partir d’une analyse des éléments objectifs tirés d’informations de source ouverte et d’observations directes de terrain..
Structure :
L’ouvrage se compose de quatre volumes, développant une thématique d’ensemble mais rédigés de façon à pouvoir être lus (et publiés) indépendamment les uns des autres :
On a tendance à voir l’affrontement entre l’Islam et l’Occident à travers les phénomènes de l’islamisme et du jihadisme. Ceux-ci sont liés à des enjeux internes au monde musulman et au contexte géopolitique. Ils ne découlent pas d’un « fossé entre civilisations ». Les oppositions idéologiques et culturelles sont pourtant assez profondes pour que l’islam lui-même, et non ses seules dérives extrémistes, constitue un vrai défi pour nos sociétés.
À la poursuite du Grand Méchant Blanc
Ce qu’on a coutume de dénoncer sous le nom de « colonialisme » n’a pas grand-chose à voir avec la réalité concrète du fait colonial. Un examen attentif de la manière dont il a « fonctionné » et du processus par lequel l’Occident a construit son identité originale au cours des quatre siècles où il a dominé la planète permet d’en proposer une interprétation nouvelle, privilégiant le point de vue politique.
Comment l’Afrique a réussi, en refusant avec obstination de se développer, à renverser le rapport de force dans sa relation avec le « Nord ». Les leçons tirées de vingt ans d’observations de terrain et une analyse raisonnée des rapports sociaux éclairent les mécanismes qui ont présidé à ce retournement, au grand profit des élites africaines et de l’ordre mondialisé.
L’Occident a-t-il encore un avenir ?
Confronté au défi que lui lance le « Sud », l’Occident détiendrait tous les moyens d’y faire face, s’il n’avait pas gâché ses chances à cause des conflits du XXe siècle. L’affaiblissement de l’Occident est encore accentué par la complaisance de ses élites, qui ont fait venir le tiers-monde à domicile en croyant y trouver leur compte. Que nous reste-t-il pour survivre et conserver un peu de nos caractères propres dans la société « globalisée » de demain ?
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