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Le Rufo de la "pédopsychiatrie à la télé" a encore frappé !

dimanche 14 décembre 2014, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Dans un pays en crise, comme la France, la psychiatrie sociale n’a rien à faire avec les activités où la pensée culturelle des pseudo-intellectuels de gauche se veut à la pointe de la mode médiatique. Un exemple de cette mode impérialiste de la pseudo-psychiatrie médiatique est donné par le pédopsychiatre Marcel Rufo, invité à se mettre en scène, comme à la télé, devant "le jury de la conférence de l’évaluation des élèves".

Et qu’allait-il faire dans cette galère ? Et bien Rufo s’est prononcé pour une pédopsychiatrie du juste milieu, qui a désormais sa place partout et toujours, comme à la télé ! Mais Rufo-drait pas trop pousser !

S’exprimant lors des Journées nationales consacrées à la question de la suppression des notations à l’école et à propos de l’évaluation des élèves, le prophète de la pédopsychiatrie à la télé a prononcé son oracle : "En clôture de ces journées", le Rufo de la pédopsychiatrie à la télé "a estimé que les "mauvaises notes" étaient un "traumatisme répétitif", préjudiciable à l’équilibre de l’enfant. "Un motif de consultation sur deux, c’est les mauvais résultats scolaires. C’est un problème de santé publique"," a-t-il prophétisé. Mais en quoi les mauvais résultats scolaires dépendraient-ils des "mauvaises notes" ? C’est bien penser à l’envers.

On se demande si le Rufo de la pédopsychiatrie à la télé a jugé utile de prendre le temps de faire une consultation pour évaluer médicalement un éventuel "traumatisme répétitif" lié directement aux notes à l’école et préjudiciable à l’équilibre de l’enfant. Ben voyons ! Ce ne sont pas les mauvais résultats scolaires ni les soi-disant "mauvaises notes" à l’école qui sont un "problème de santé publique", car ce ne sont là que les signes révélateurs des inadaptations à l’école "telle qu’elle est" de certains enfants en difficulté psychologique plus souvent que pédopsychiatrique. C’est sûrement la stigmatisation pédopsychiatrique, parfois abusive à l’école, qui est la cause de "traumatismes répétitifs" de certains élèves, préjudiciables à l’équilibre des enfants.

On trouvera ici une critique idéologique de la psychiatrie biologique, soit une autre forme abusive de l’ingérence impérialiste de la fausse science ignare et arrogante dans le monde de la pédopsychiatrie.

La critique idéologique de la psychiatrie biologique est donc une réaction contre les modes du temps et contre ses dérives. Elle a ainsi joué un rôle certain dans les réflexions sur l’ingérence du monde impérialiste des neurosciences dans le débat sur les grandes théories de la psychiatrie sociale d’aujourd’hui.

On ne peut que stigmatiser la naïveté de certains pédopsychiatres et dénoncer leurs illusions face aux idéologues du monde moderne de l’industrie du médicament, ceux-là qui veulent se qualifier comme les champions toutes catégories de la modernité dans le traitement supposé des maladies mentales de enfants.

Pour leur résister, il faut refuser les leurres de la mode des neurosciences, celle qui veut confondre les activités de la psychiatrie biologique fondées sur des préjugés "pseudo-scientifiques" avec les activités profitables de l’industrie du médicament, où la pensée pédopsychiatrique n’a de place nulle part. Ce sont les mêmes préjugés de la pseudo-modernité qui interdisent à chaque enfant, affecté par un trouble lié à une soi-disant maladie mentale, de réaliser au mieux son humanité et son autonomie, à la maison et à l’école.

L’ingérence du monde impérialiste des neurosciences consacre la défaite de la pensée psychiatrique, de son travail de compréhension, de sa morale, de sa pensée, de sa culture, de son engagement véritable dans une relation interpersonnelle. Il faut rappeler que la personne humaine est bien réellement au centre de l’action thérapeutique et éducative de la pédopsychiatrie sociale, par son humanité et par son autonomie.

Nous avons pensé que l’importance de ce texte critique réside, non pas dans des circonstances qui seraient nouvelles, mais dans les nécessités impérieuses de la critique idéologique.

C’est un exposé qui tente de faire l’histoire de la genèse idéologique de la psychiatrie biologique.

Les raisons qui ont donné naissance à la psychiatrie biologique sont exposées par la domination de "l’économie scientifique de la médecine" par les laboratoires pharmaceutiques qui financent les principaux agents "pseudo-scientifiques" des neurosciences et les promoteurs corrompus de la psychiatrie biologique.
C’est pourquoi la critique idéologique de la psychiatrie biologique doit pouvoir travailler à dégager l’antagonisme existant entre la manière de concevoir les maladies mentales selon les règles de la psychiatrie sociale et la conception idéologique des maladies du cerveau, selon les règles des neurosciences.

La critique idéologique doit régler ses comptes avec la pseudo-science de la psychiatrie biologique en forme d’obscurantisme scientiste, qui veut faire renaître la conscience intuitive des préjugés matérialistes de la folie d’autrefois. Nous aurons atteint notre but principal si nous pouvons voir clair dans les manipulations de la fausse science de la psychiatrie biologique, avec la complicité faussement scientifique des neurosciences.

La critique idéologique de la psychiatrie biologique est donc une entreprise polémique, comme l’était déjà la "propagande publicitaire" des laboratoires pharmaceutiques et de l’industrie du médicament en faveur de la soi-disant "psychopharmacologie". Ce n’est pas la science qui détermine et conduit les connaissances de la psychiatrie biologique, mais c’est au contraire l’industrie du médicament qui conditionne et gouverne la science des maladies mentales. Il faut expliquer la politique des laboratoires pharmaceutiques, et son histoire avec la création faussement scientifique de la psychiatrie biologique, en partant des conditions économiques de l’industrie du médicament et du développement nécessaire de ses sur-profits, et non le contraire.

La critique idéologique de la psychiatrie biologique est donc en complet désaccord avec tous les faux problèmes de la "théorie des maladies mentales du cerveau", selon les préceptes des neurosciences.

La mystification de la psychiatrie biologique est de faire croire que les neurosciences auraient tiré une théorie neurologique et matérialiste des maladies mentales en partant des bases de la neurologie. Et cette soit-disant modernité des neurosciences veut faire croire aux naïfs que l’histoire de la psychiatrie sociale serait terminée. La mode serait en faveur des obscures directions de la fausse science, sans jamais devoir élaborer scientifiquement, et dans le détail, cette manière nouvellement acquise de saisir médicalement les maladies mentales. Ce n’est donc pas dans ses réponses, mais déjà dans les questions elles-mêmes qu’il y a d’emblée une mystification par ses présupposés faussement scientifiques de la psychiatrie biologique.

Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard