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Le "mythe de l’hyperactivité-TADH" peut nuire gravement à la santé des enfants

lundi 6 avril 2015, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Le nouveau mythe TADH, selon la Haute Autorité de Santé, est une "fausse théorie neurologique". La propagande pro-TADH de la Haute Autorité de Santé (HAS), selon le Communiqué de Presse du 12 février 2015, est rapportée dans la presse nationale ainsi : "Souvent réduit au terme "hyperactivité" ou à des enfants turbulents, le trouble (TDAH) déficit de l’attention "avec ou sans hyperactivité" (ce qui veut dire "avec ou sans symptôme" !) est pourtant un trouble complexe, difficile à repérer et qui associe différents symptômes.

"La Haute Autorité de Santé (HAS) publie une recommandation afin d’aider les médecins à savoir réagir, établir un pré-diagnostic et accompagner les enfants et adolescents concernés ainsi que leur famille.

"Le TDAH, une souffrance (pour qui et de quelle nature ?) au quotidien et inscrite dans la durée

"Le TDAH est souvent réduit à l’expression "hyperactivité" induisant quil sagirait denfants agités ou turbulents. Il sagit au contraire dun trouble (psychiatrique : mais où sont donc les preuves ?) qui associe trois symptômes, dont lintensité et les manifestations varient selon la personne :

- le déficit de l’attention (une maladie psychiatrique à mesurer, mais comment ?)

- l’hyperactivité motrice (le symptôme qui définit le trouble peut donc manquer !)

- l’impulsivité (l’impulsivité en tant que maladie mentale supposée, on n’en finira jamais !)

"Ces symptômes (qui peuvent donc manquer) "peuvent constituer" des traits de caractère habituels chez l’enfant ou des signes réactionnels à un contexte particulier …"Conclusion : "Diagnostiquer un TDAH est complexe car "il nexiste pas de signes neurologiques ou physiques" propre au trouble". En clair, il s’agit d’un "trouble psychiatrique dit TDAH" qui associerait trois "symptômes qui nexistent pas". Il s’agit de "contrôler médicalement le comportement des enfants", et des adolescents instables, selon le "principe de précaution".

Les jeunes sont traités comme de futurs "délinquants qui s’ignorent", donc des sujets "supposés dangereux", par des prescriptions souvent abusives de médicaments psychotropes du type de la Ritaline.

En 2001 un rapport a été rédigé, à la demande de Ségolène Royal, pour alerter sur la situation du retard en France, à propos de l’évaluation et la prise en charge des enfants "en difficulté scolaire".

À la suite de ce rapport, remis au Ministères de la Santé et de l’Éducation Nationale, une quinzaine de "Centres de référence" ont été créés. Un rapport de l’INSERM a été rendu public, en septembre 2005, sur le sujet controversé de "l’instabilité psychomotrice de l’enfant". Le thème est alors celui du contrôle médicalisé :

L’INSERM préconise une évaluation, un dépistage de tous les enfants dès 3 ans : "Il y a beaucoup d’enfants difficiles, instables et d’adolescents perturbateurs qui auraient pu être dépistés petits." On ne sait quel(s) neuropsychiatre(s) a (ont) sévi (masqués) sous l’étiquette de l’INSERM. Quoi qu’il en soit, l’expertise neuropsychiatrique préconise, en l’occurrence, une mesure préventive de police politique et médicale :

"Une évaluation et un dépistage de "tous les enfants dès 3 ans", en disant que, si on arrive à leur proposer (imposer) une évaluation, pour comprendre "pourquoi ces enfants bougent", et une prise en charge, on aura des chances pour qu’ils ne soient pas en difficultés scolaires (et délinquants) à ladolescence".

Si Philippe Perrenoud note que "l’évaluation scolaire fabrique des hiérarchies d’excellence et alimente les décisions de sélection et d’orientation vers des inégalités de formation", abuser de la psychiatrie peut "représenter un grave danger pour la santé" de l’enfant. Malgré cela, la psychiatrie repose sur l’autorité et le dogme du DSM, le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, produit par l’Association de psychiatrie américaine (APA). Ceux qui osent critiquer l’autorité morale usurpée de la psychiatrie, soumise au diktat du DSM, sont en conséquence considérés comme des dangereux contestataires du bien public.

Les pédopsychiatres de l’INSERM préconisent un dépistage de tous les enfants, dès 3 ans, soi-disant TDAH ! Les tests utilisés pour mettre en évidence l’existence ou non de la maladie TDAH sont naturellement entachés d’un grand nombre de "faux positifs", ce qui provoque bien des angoisses inutiles dans les familles et des procédures psychiatrique souvent nuisibles. Ce dépistage repose sur une "espérance déraisonnable" et sur la croyance selon laquelle on peut "changer le comportement des enfants par des médicaments".

Comment échapper aux conséquences néfastes de la complaisance des neuropsychiatres vis-à-vis des drogues "dangereuses pour la santé". Si les avantages de ce dépistage, prôné par les pédopsychiatres de l’INSERM, ne sont pas évidents, les dégâts psychologiques pour les enfants et les familles sont certains.

Un tel dépistage comporte des risques pour la santé mentale des enfants. C’est pourquoi l’ignorance et la malhonnêteté intellectuelle des psychiatres transforment des opinions en dictature médicale, sans jamais expliquer aux parents les autres choix, selon les options thérapeutiques différentes des médecins.

L’action thérapeutique des pédopsychiatres n’a de chances d’être efficace que si l’on comprend la "cause de la maladie". C’est le résultat de l’ignorance, qui explique l’incapacité des pédopsychiatres à traduire des connaissances illusoires, sur le soi-disant TDAH, en actes thérapeutiques appropriés. Le mythe du TDAH met en scène la mystification d’une soi-disant épidémie moderne. La Haute Autorité de Santé (HAS) fabrique ensuite la mystification médicamenteuse qui repose sur la modification illusoire du comportement des enfants en milieu scolaire par des médicaments dangereux pour la santé.

Ces prescriptions médicamenteuses inefficaces ont souvent un effet inverse à celui recherché.

En d’autres termes, si le contrôle du comportement des enfants, par l’administration de médicaments psychotropes, n’a aucun effet favorable, ces médicaments peuvent avoir des conséquences défavorables. Si les avantages des médicaments sont faibles ou inexistants, que penser des inconvénients pour la santé ?

La fréquence des prescriptions de médicaments psychotropes aux enfants a beaucoup augmenté aux États-Unis, où elle est très supérieure à celle des pays européens. Ce risque existe tout particulièrement dans le cas du TDAH dont la cause est inconnue. La signification de ces "anomalies" du comportement des enfants est inconnue. Il a été prouvé qu’un grand nombre disparaissent spontanément, mais leur existence supposée inquiète et conduit à l’administration de médicaments et de drogues "dangereuses pour la santé".

Ces drogues condamnent de nombreux enfants à des souffrances inutiles.

C’est pourquoi, cette attitude de la Haute Autorité de Santé est injustifiable.

Les pédopsychiatres de l’INSERM préconisent une mesure de police politique et médicale : "Il y a beaucoup d’enfants difficiles, instables et d’adolescents perturbateurs qui auraient pu être dépistés petits."

Les neuropsychiatres, soi-disant experts, qui sévissent sous l’étiquette de l’INSERM, préconisent le dépistage précoce des enfants instables et des adolescents perturbateurs, pour protéger de la contagion les élèves en bonne santé, par des mesures de ségrégation à l’égard des soi-disant enfants hyperactifs. Pourquoi ne pas imposer une quarantaine aux enfants instables et aux adolescents perturbateurs dans les classes ?

Les avantages du dépistage des enfants instables l’emportent sur les risques, à condition que les parents soient informés des avantages espérés et des inconvénients. Mais les avantages du dépistage des pédopsychiatres ne sont pas certains. Il peut avoir des conséquences néfastes importantes. Entreprendre ce type de dépistage n’est pas justifié d’un point de vue éthique, sauf si les familles le demandent, ou si la réalité et la gravité des symptômes pédopsychiatriques l’imposent. Il est normal qu’un médecin soit content des médicaments qu’il prescrit. Mais généraliser cet optimisme à la pédopsychiatrie ne peut pas être justifié.

Ce vent de folie de l’épidémie de prescriptions de médicaments dangereux à des enfants "à cause du TDAH" atteint des sommets d’égarement avec la recommandation absurde la Haute Autorité de Santé (HAS).

La psychiatrie et la magie ont été longtemps associées, au cours de l’histoire de la médecine. Si les thérapeutiques pédopsychiatriques ne peuvent être évaluées, cela est dû à l’absence de diagnostic précis et à l’ignorance des causes du trouble supposé.

Selon un adage de la médecine, "les maladies extraordinaires exigent des preuves extraordinaires".

La tyrannie idéologique du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux est devenue la forme la plus irrationnelle de "médecine mentale abstraite", celle qui a renoncé à apporter une vraie réponse adaptée aux problèmes de santé particuliers, d’un enfant particulier, dans une famille particulière. Le charabia statistique abstrait du DSM, en forme d’obscurantisme scientiste, est à la base de la mystification du TDAH.

Cette attitude pro-TDAH, de la Haute Autorité de Santé, trouble la clarté des esprits, elle fausse la précision et la logique de la démarche médicale authentiquement scientifique. Elle égare les médecins et les familles, qui fuiront la pédopsychiatrie vers d’autres disciplines. On sait que la magie noire, l’ensorcellement, la possession démoniaque, le mauvais sort et le mauvais œil infestent toujours certaines mentalités.

Avec la Haute Autorité de Santé, qui impose la "magie de la médecine officielle en blouse blanche", sans fondement réellement scientifique, la psychiatrie doit soigner une maladie inconnue, qui serait due, aux yeux de certains, aux effets de la sorcellerie, sinon aux effets de la psychiatrie !

Dr Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard


Voir en ligne : http://www.mafamillezen.com/educati...