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Le mouvement des classes moyennes et de la population qui travaille : la "Manif pour tous"

dimanche 30 novembre 2014, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Les idéologues de l’État-PS sont les ennemis naturels des classes moyennes et de la population qui travaille. Elles ont pour seul ami le mouvement de la "Manif pour tous" contre la "destruction socialiste de la famille". C’est une question d’une importance capitale pour la population. Si, par le passé, les manifestations de la "Manif pour tous" n’ont obtenu que peu de résultats concrets, la raison principale est qu’elles n’ont pas réussi à rassembler autour d’elles leurs alliés naturels et leurs vrais amis, pour porter des coups décisifs à la tyrannie idéologique de l’État-PS. C’est pourquoi jamais une manifestation de masse ne peut éviter l’échec si les objectifs du mouvement de la "Manif pour tous" ont été orientés selon une idéologie faussée.
Pour être sûrs de ne pas s’orienter sur une fausse idéologie et pour avoir gain de cause pour la laïcité à l’école, contre l’idéologie des "ABCD de l’égalité" et la propagande homosexuelle, bi-, trans-, du lobby LGBT à l’école, le mouvement de la "Manif pour tous" doit absolument veiller à rassembler ses amis naturels.
C’est la condition nécessaire pour pouvoir porter des coups décisifs aux vrais ennemis des classes moyennes et de la population qui travaille, c’est-à-dire pour combattre efficacement les "idéologues bobos LGBT de la gauche caviar" qui dirigent l’État-PS. Et pour distinguer qui sont les vrais amis de la "Manif pour tous", il faut entreprendre une analyse des motivations des divers acteurs de la société et de la république socialiste et étudier leur attitude respective envers les manifestations de la "Manif pour tous".
Quelle est la situation des différentes classes moyennes de la société française ?
Les classes moyennes supérieures sont de véritables fractions de la bourgeoisie traditionnelle. Elles dépendent directement de leur travail quant à leur survie, en tant que cadres supérieurs et représentants des professions libérales. Ces classes moyennes supérieures représentent les apports à la capacité de production les plus indispensables. Elles sont donc essentielles au développement des forces productives du pays. Elles sont surtout assez inconstantes dans leur attitude à l’égard des manifestations de la "Manif pour tous".
Au-dessus des classes moyennes supérieures qui dépendent directement de leur travail, l’existence de la riche bourgeoise socialiste est toujours garantie. Son existence opulente est toujours conciliable avec les buts des "idéologues bobos LGBT de la gauche caviar" qui dirigent l’État-PS. Ceci est particulièrement vrai des riches capitalistes du PS et propriétaires des grands patrimoines, composés d’œuvres d’art et de la propriété des moyens de production qui sont exonérés de l’I.S.F. Ces riches capitalistes du PS sont toujours du côté de la propagande de la gauche au pouvoir, alors que "les affaires continuent" !
En dessous des classes moyennes supérieures, les classes moyennes à proprement parler sont en réalité des émanations des anciennes classes populaires, aujourd’hui disparues. Ces classes populaires ont été composées par les travailleurs dans les mines et dans l’industrie textile, etc. Elles ont été remplacées avec la création de l’État-Providence par un nouveau Lumpen Proletariat, issu de l’immigration sauvage des temps modernes. Ce Lumpen Proletariat sans cesse grandissant est composé des assistés de l’aide sociale et de l’aide médicale gratuite, qui sont à la charge des classes moyennes et de la population qui travaille.
L’impérialisme idéologique des "idéologues bobos LGBT de la gauche caviar" qui dirigent l’État-PS est surpris que les classes moyennes et les familles de la population qui travaille, qui sont surfiscalisées, constituent un groupe devenu réactionnaire extrême. C’est pourquoi les plus réactionnaires s’adressent aux partis politiques qualifiés de droite nationale et d’extrémistes.
Ce sont les classes moyennes qui font obstacle, autant que faire se peut, à la tyrannie idéologique de l’État-PS dans les milieux anciennement populaires. C’est pourquoi, la politique de la famille de l’État-PS veut détruire les familles et les classes moyennes en tant que telles. Quand la famille souffre sous les rudes coups que lui portent les "lois iniques de la république socialiste", elle ressent le besoin d’une manifestation de masse dirigée contre la tyrannie idéologique de l’État-PS.
Mais ces classes moyennes qui souffrent doivent se méfier de la participation impétueuse de certains groupes qui mettent en danger les buts de cette manifestation et font obstacle à la réalisation de ses objectifs. C’est pourquoi, le soutien actif des politiciens professionnels opportunistes, qui rêvent de s’élever au rang de la plate-forme politique de la "Manif pour tous", agissent pour la création d’un État dominé par la bourgeoisie affairiste anti-nationale. Cette éventualité révèle le dilemme inquiétant devant lequel se situe le mouvement de la "Manif pour tous". La bourgeoisie affairiste anti-nationale s’oppose aux classes moyennes qui souffrent et s’oppose à ce que le principe du bien-être de la population qui travaille soit transformé en réalité.
C’est pourquoi, le mouvement de la "Manif pour tous" doit appliquer une politique d’alliance avec la masse de la population qui travaille et admette en son sein les éléments de la droite nationale souverainiste. Vouloir créer un État dirigé par la bourgeoisie affairiste anti-nationale est une ambition absolument vaine, dans un monde qui s’écroule face aux forces gigantesques de la mondialisation de plus en plus violente, qui veulent rallier autour d’elles toutes les castes affairistes.
Chacune d’elles a un immense projet, celui de la spéculation et du sur-profit.
C’est le fondement d’une "corruption en bande organisée" qui justifie la sur-fiscalisation confiscatoire éhontée de la république socialiste, aux dépens de la population qui travaille. Il se produira inévitablement, à une date prochaine, une réaction parmi les classes moyennes contre la "révolution socialiste libertaire".
Pour le mouvement des classes moyennes et de la population qui travaille, la possibilité d’agir de façon "indépendante" est exclue. C’est pourquoi la conception, si chère à la bourgeoisie, d’une manifestation totalement "indépendante", où elle assumerait le rôle principal, n’est que pure illusion, vouée à l’échec.