Sur l’échiquier mondial, l’Europe est un nain politique. Placée sous la tutelle des Etats-Unis depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, elle n’est qu’un dominion américain qui s’en remet à son protecteur pour assurer sa défense. Dans un monde en profonde recomposition, elle n’a ni frontières stables ni exécutif. Avec 500 millions d’habitants, l’empire le plus riche de la planète est dépourvu d’armée et de stratégie collective. En un mot, l’Europe, faible et désunie, est une proie facile. Qui s’en emparera ? Les Etats-Unis, pour lesquels l’Europe n’est qu’une pièce de l’" Occident chrétien ", la grande coalition qui doit s’opposer à l’émergence de l’Asie ? La Russie, l’Inde ou la Chine, qui lorgnent avec envie ce continent prospère et pourtant si fragile ? L’Allemagne, qui domine l’Union européenne et veut la façonner sur le modèle du Saint Empire romain germanique ? La crise économique va-t-elle accélérer le processus d’intégration ou creuser les divisions entre les Vingt-Sept ? La France, dans cet ensemble, jouera-t-elle les premiers rôles ou les utilités ? Une seule certitude : dans cette période de fortes turbulences, l’Europe ne maîtrise plus son destin. Attention, danger !
Jean-François Sabielle, expert en géopolitique, est l’un des meilleurs spécialistes des relations internationales. Avec ce livre, il poursuit l’analyse originale et dans concession commencée avec Chine-USA, La Guerre programmée (2006) et Les Royaumes combattants (2008) parus chez First.
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Le commentaire de Xavier
Jean-François aborde des angles tranchants pour offrir matière à débat :
Le "couple franco-allemand" inventé par Giscard est une chimère
funeste
L’Allemagne domine l’UE et réalise "ce que 2 guerres mondiales lui
ont reffusé" (Joschka Fischer).
La France, enfermée dans la sensiblerie et la ritualisation
obsessive de l’amitié, n’a pas su défendre ses positions. Mitterrand est
passé à côté de la réunification
Le projet fédéral allemand est un remake du Saint-Empire : l’Europe
des régions, des lander ...
La dissolution de la France est programmée et en voie de
réalisation (ce qui devrait interpeller les souverainistes ou ceux qui ont
encore un peu de fibre nationale !)
Naïveté globale de la diplomatie française : refonder un réalisme
politique à la française
Jean-François Susbielle résume assez bien la crise économique actuelle par le rappel de la formule : MV = PQ. Si V (vitesse de rotation de la monnaie) et Q (quantité de biens échangés) ne baissent pas trop, alors le gonflement artificiel de la masse monétaire M provoquera mécaniquement la hausse des Prix P. Et la déflation sera conjurée.
Mais si les acteurs économiques ne font pas tourner l’argent, en clair s’ils ne s’en servent pas pour consommer et si le marché est inondé de produits bon marché, alors la variable prix P risque de s’effondrer, et Ben Bernanke aura perdu son pari.
Mais que faire pour lutter contre les prix « bas » ???
Xavier
Le Cawa d’AdmiNet
