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La soumission des masses à la doctrine du tout-médicament

dimanche 24 avril 2016, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

La dénonciation du mensonge de la doctrine du tout-médicament, comme réponse à un problème social, qui domine l’œuvre de destruction de la psychiatrie officielle de ces dernières années, s’accompagne d’une soumission de la condition humaine à la domination des laboratoires pharmaceutiques et des adeptes de la psychiatrie biologique. La fausse science ignare et arrogante de la psychiatrie biologique est avant tout un symbole, le symbole d’une anti-pensée de la civilisation industrielle de la pétrochimie et du médicament. Sa fonction, humiliante et insultante pour la condition humaine, semble être la soumission systématique des masses aux fausses "vérités" officielles qui constituent les fondements du complot de la civilisation industrielle du tout-médicament comme faux-semblant de la modernité inhumaine. Les faux progrès de la science sont présentés comme un postulat non critiqué et comme la légitimation des sociétés industrielles du médicament.
La domination du tout-médicament des laboratoires pharmaceutiques c’est l’anti-pensée moderne ! La société moderne de soumission des masses est à l’origine les grands systèmes coercitifs qu’elle a engendrés. Ainsi s’expliquent les institutions officielles de domination des masses par la société industrielle. Leur fonction est de légitimer l’encadrement des peuples, leur assujettissement aux impératifs de la consommation du tout-médicament et des drogues pour masquer l’augmentation de l’écart entre une masse croissante de pauvres et une "minorité mondialiste" usurpatrice de plus en plus riche. La fonction mystificatrice réelle des institutions pharmaco-psychiatriques officielles est en contradiction avec le discours démocratique et républicain.
Aux mains des professionnels de la psychiatrie, la doctrine du tout-médicament n’est qu’une énorme machine de contrainte officielle, fortement centralisée et quasi automatisée, destinée à masquer les inégalités sociales. C’est pourquoi, il faut inventer des méthodes plus saines que le recours au tout-médicament pour restaurer la créativité et l’autonomie des personnes soignées médicalement et des familles. De la même façon, il faut arracher la psychiatrie au monopole des laboratoires pharmaceutiques et d’une certaine caste de professionnels, sous le couvert d’une pseudo-spécialisation faussement appelée "psychiatrie biologique", qui veut dominer la vie de citoyens "soumis". Dans la production industrielle du tout-médicament, il faut mettre fin à la sur-consommation de toutes les drogues, cette machine étatique de domination idéologique qui multiplie les dépendances et asservit les hommes, et qui accentue le pouvoir des monopoles officiels et maffieux.
Le retour au bien-être des peuples passe par l’acceptation d’un renoncement conscient et délibéré au superflu et à l’artifice des drogues. Il est temps de travailler à la fin de l’âge industriel du tout-médicament en tant qu’âge des cavernes idéologique de la pseudo-science et de l’obscurantisme scientiste. C’est pourquoi, la psychiatrie biologique conditionne et traite les personnes malades comme des produits. La domination du mode officiel du tout-médicament a occasionné la reconversion de la profession de psychiatre qu’elle nourrit.
L’humanité est confrontée à l’âge industriel du tout-médicament et à un mode de production fondé sur un déséquilibre postindustriel qui va vers son déclin. C’est le talon d’Achille des nations sur-industrialisées qui sont alors menacées par la destruction et le chaos social engendré sous l’influence des drogues.
C’est pourquoi la psychiatrie sociale critique le monopole industriel de production des drogues et la machinisation du système psychiatrique officiel de distribution médicalisée des drogues destiné à conditionner les masses par la soumission. L’intoxication mentale permanente par la doctrine du tout-médicament est un fait moralement intolérable. Ce système psychiatrique est un outil de conditionnement puissant et efficace qui doit produire des consommateurs soumis et des usagers dociles. Un tel système rentabilise et généralise les processus de domination de toute une société qui cache sa prochaine destruction. En effet, il va détruire, de façon subtile et implacable, les valeurs fondamentales de la socialisation des peuples. C’est pourquoi l’humanité est confrontée à la manipulation idéologique et thérapeutique honteuse exigée par la croissance de la production industrielle des laboratoires pharmaceutiques en faveur de la doctrine du tout-médicament.
Le système psychiatrique officiel est l’exemple-type de la domination du complexe industriel : il s’agit de produire un service de distribution des drogues, soi-disant d’utilité publique, pour satisfaire un faux besoin. Le système officiel des soins médicaux obligatoires est détourné vers la distribution médicalisée des drogues qui devient un nouveau système obligatoire. C’est pourquoi la surproduction d’un service public de distribution médicalisée des drogues a des effets destructeurs, car la distribution médicalisée des drogues supprime toute limite à la croissance du service par un processus de croissance inexorable de la consommation de drogues.
Le concept du déséquilibre de la vie humaine sous l’effet des drogues oblige à analyser la relation de la consommation de drogues à la bureaucratie de l’hôpital psychiatrique. Dans chacune de ses dimensions, ce déséquilibre de la vie humaine soumise à la drogue menace de destruction le corps social tout entier.
C’est pourquoi à un stade avancé de la distribution médicalisée des drogues, la société produit sa propre destruction. La nature de la vie sociale est dénaturée. L’homme est déraciné, aliéné dans sa créativité, et enfermé dans sa consommation de drogues. La société psychiatrique de domination est régie par une bureaucratie exacerbée et une spécialisation à outrance. Le faux besoin de toujours renouveler les modèles biologiques entraîne une usure destructrice du tissu social, qui produit une accélération de la consommation de drogues. C’est ce qui ruine le recours au rétablissement par l’abstinence et toute forme de réhabilitation et de réinsertion pour une "vie saine" et sans "drogue". Le monopole industriel du tout-médicament fait des usagers des drogues la matière première de la machine psychiatrique et de la bureaucratie psychiatrique. C’est pourquoi la dégradation de la nature humaine et la destruction des liens sociaux par la consommation de drogues provoque la désintégration de l’homme social qui ne pourra jamais servir au bien du peuple.
Les idéologies régnantes de l’establishment psychiatrique mettent en lumière les contradictions de la société de contrôle médicalisé des comportements par l’échec des techniques psychiatriques disponibles et par les différentes méthodes de programmation des conduites sociales qu’elles impliquent. La nocivité de la machine psychiatrique du tout-médicament se retourne contre son but et menace la vie de l’homme malade contre son retout au sein du monde social. Dans une société où notre esprit est déformé par l’habitude du tout-médicament, nous n’osons renoncer à la distribution médicalisée des drogues contre les masses.

Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard