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La fidélité ou l’adultère...

samedi 18 juin 2016, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Dans le livre intitulé "Adultères" Aldo Naouri écrit : "Les relations qui s’instaurent entre les partenaires d’un couple relèvent d’un pacte implicite de fidélité, d’une vision de l’aventure amoureuse que ne devrait jamais altérer le moindre nuage. Or la libération actuelle des mœurs semble rendre difficile, voire impossible, l’entente durable d’un homme et d’une femme, d’une femme et d’un homme. Le couple est-il alors condamné à n’être qu’une union précaire, toujours menacée ?" L’analyse des différentes composantes de l’adultère, présenté comme aventure amoureuse, en montre certains aspects parmi les moins remarquables.
La recherche illusoire du seul plaisir de la séduction ou de la conquête, dans l’adultère, consiste en la rencontre fugitive avec d’autres partenaires sexuels, souvent traités comme des objets de consommation.
Le "roman de l’adultère et de la tromperie", d’un homme et d’une femme, apparaît alors comme le mensonge au service de l’éphémère, par lequel la trahison empêche tout dialogue du couple dans le temps de l’amour. C’est dire que la durée est indispensable à la "vie de la confiance"dans le couple.
Le roman de la tromperie passe par toutes sortes de mensonges plus ou moins élaborés et les fausses histoires qu’ils inventent. L’aboutissement de cette interaction mensongère laisse voir que le couple va passer par toutes sortes d’humiliations. Le mariage se perd dans sa structure sociale protectrice. Il est plus menacé que jamais par l’illusion de l’amour, que l’adultère cultive et sollicite, par toujours plus de nouvelles expériences sexuelles, qui ne sont que les simulacres d’une nouvelle aventure amoureuse.
Les expériences sexuelles que l’adultère cultive n’ont pas d’autres fondements qu’une mascarade digne de plus belle la vie ! Dans la confusion des mœurs sexuelles, le recours à l’adultère comme cause de nouvelles émotions égoïstes et infantiles, le mariage prend la figure du vide ou de la contrainte. C’est ce qui permet de comprendre que l’intrigue amoureuse de l’adultère n’est qu’illusion et mirage, contrairement au but du mariage, par essence sacré et éternel, contrairement à ce qui est purement matériel, dans le règlement des divorces. Le terme mariage embrasse de nos jours tout un domaine qui se trouve fragilisé par la politique politicienne du "mariage pour tous", ce slogan publicitaire à la Pierre Bergé pro-GPA qui ne veut rien dire.
Dans l’univers sacré et éternel de la religion, la sociologie politique du "mariage pour tous" ne donne aucune indication, pas plus que la psychanalyse. C’est une doctrine qui n’est pas encore bien établie, puisque pour faire un "mariage pour tous", il ne suffit pas d’une tendance à suivre la mode. La décision est grave.
 Encore faut-il une pleine connaissance et un plein consentement dans un engagement de fidélité !
Les psychanalystes savent bien que l’adultère est un acte objectivement grave qui met le couple et la famille en danger et qui ne peut pas être traité à la légère. Or, on ne peut transformer un adultère en aventure amoureuse purement sexuelle ou purement formelle. Si tel est le cas, le mariage peut aboutir au "dépôt de bilan" et le dernier crédit de la confiance verra alors son compte "définitivement clôturé". Le roman de la tromperie et de l’adultère a pour signification une "conscience déformée du mariage" et de la famille.
Au contraire, partager la conscience du caractère sacré du mariage, cela peut prendre du temps et requiert une préparation adéquate et pour certains croyants, un accompagnement spirituel.
Il ne suffit pas de se rappeler la loi de fidélité, encore faut-il que le couple la comprenne et l’accueille véritablement en conscience et la vive pleinement de l’intérieur de son âme. La fidélité ne dit pas autre chose.
Les relations qui s’instaurent entre les partenaires d’un couple relèvent d’un pacte implicite de fidélité.
Ce cas de figure est mis à mal dans la pratique de l’adultère, même si cela relève de l’illusion de l’amour.
Les couples fidèles ne connaissent pas l’adultère, car cela suppose une déformation morale et une pratique du mensonge et de la tromperie incapable de se présenter au grand jour. La tromperie de l’adultère est une pratique qui doit rester dans l’ombre et dans le secret du mensonge, non qu’elle soit honteuse, mais parce qu’elle suppose une honnêteté et un sens moral que beaucoup n’ont pas et ne peuvent avoir.
C’est ce qui explique, contre l’opinion de certains critiques, qu’on puisse faire l’éloge de la fidélité. Est-ce à présent une pratique suffisamment légitime et fondée pour enrichir la vie spirituelle du couple ? La seule fidélité ne transmet pas expressément la vie spirituelle. Mais elle ne la rejette pas non plus. La pratique de la fidélité dans le couple est quelque chose qui existait chez nos anciens. Elle est possible dans la vie actuelle du mariage et de la famille. La fidélité dans le couple et la famille mérite d’être connue pour la qualité de la vie de tous. Les arguments de la famille sont convaincants et demandent à tout le moins d’être pris en compte pour faire l’objet d’une réflexion utile, cohérente et loyale. C’est donc jusque là qu’il faut s’efforcer d’aller !
Nous avons d’abord besoin de vérité dans le couple. La fidélité de l’amour vient ensuite et la mesure de l’amour dans le couple est alors proche de l’éternité… Plus que jamais, il est clair que la vérité dans les relations familiales et dans la vie du couple nous rendra libre face aux attaques contre le mariage !
Les attaques contre la famille normale ont fait que 9,3% des familles bénéficiaires des allocations familiales ont vu leurs prestations baisser depuis le 1er juillet 2015, soit 455 100 allocataires. Ces familles considérées comme "aisées" ont subi une diminution de 50 à 70% des allocations précédemment versées. 
Après le barreau de Paris, l’Union nationale des associations familiales (l’UNAF) s’est émue du projet de loi autorisant le divorce sans juge. "Tout divorce, même envisagé de manière consensuelle, n’est jamais banal, pour les adultes comme pour les enfants... Cette disposition est dangereuse car le juge est le garant de l’intérêt des enfants et du maintien des liens avec les parents après la séparation. Le juge assure, par son indépendance et son impartialité, l’équité des accords entre les parties, la protection du conjoint le plus vulnérable et vérifie qu’il n’a pas fait l’objet de pressions et que son libre consentement n’a pas été contraint".
Le nihilisme de l’idéologie libertaire avec le culte du plaisir élevé au rang de "droit de l’homme" est ce qui risque de miner la vie du couple dans notre société occidentale menacée de déclin.
La fidélité dans le couple associe la plénitude de la foi dans l’autre, avec l’indéfectible espérance dans les valeurs de la famille face à une vie sans but ni joie, qui a été le lot depuis toujours des aventures sexuelles.
Ce "roman de l’adultère et de la tromperie" d’aujourd’hui laisse l’homme seul, dans un monde obscur sans avenir, sans foi, ni espérance. De ce néant de la solitude n’émane aucune joie ni aucune espérance. Il est bon de rappeler la vanité des illusions nées de ce "roman de l’adultère et de la tromperie".


Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard


Voir en ligne : http://www.aldonaouri.com/livres/ad...