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Jean-Marie Le Pen, le "président du déshonneur" du Front national.

samedi 11 juillet 2015, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Quand Jean-Marie Le Pen s’engage dans une lutte judiciaire, opiniâtre et prolongée contre Marine, sa fille, il arrive toujours un moment où les points litigieux, essentiels, commencent à apparaître. C’est pourquoi la campagne de dénigrement des instances du parti se résumera à ces insignifiants épisodes de la lutte des anciens contre les modernes. Il en est ainsi du combat qu’il livre au sein du parti, depuis des mois déjà, et qui fixe l’attention des médias intello-bobos collabos hollandophiles et inféodés aux subventions de l’État-PS.
Tous les journaleux des médias intello-bobos collabos font des prédictions sur l’issue définitive de la lutte judiciaire de Jean-Marie Le Pen contre la modernisation du Front national. C’est précisément parce qu’il a fallu que Marine rénove le parti que les résultats électoraux sont enfin devenus possibles. On comprend que les journaleux des médias intello-bobos collabos présentent des manipulations mensongères aux électeurs et aux sympathisants du Front national, sur la réalité de la transformation du parti que Marine a engagée.

C’est pourquoi ils ont un intérêt médiocre à relater quantité de détails insignifiants et de nombreuses polémiques mesquines, n’offrant aucun intérêt, et à attirer l’attention des électeurs sur des fausses questions vraiment dérisoires, sans intérêt politique éminent, ni portée politique véritable sur les esprits.

Il est clair que des questions politiques plus urgentes figurent à l’ordre du jour du parti. Malgré cela, les médias manipulent la signification soi-disant politique de la division du parti, en une majorité qui soutient Marine et une minorité qui croit encore, pour un temps, aux insignifiances passéistes de Jean-Marie, le combattant obscur des réformes du Général de Gaulle, l’allié de la démagogie poujadiste des années 1960.

La division médiatique du FN a pour objectif de reléguer loin en arrière toutes les divisions antérieures du PS, des gauchistes anarcho-idéalistes dangereux et des sociaux-démocrates opportunistes-réalistes.

La vraie question concerne la signification de principe de la position nouvelle du Front national dans les luttes politiques. Marine a montré ses compétences en matière d’organisation, pour un parti de la Nouvelle Droite Nationale, pour autant qu’il s’agisse vraiment d’une position de principe du Front national.

La vraie question est celle du fondement de la lutte politique du Front national, de son origine, de ses causes, de son caractère pratique fondamental. La fausse question est celle du résultat final de cette bataille de Jean-Marie Le Pen, de son issue, du bilan que l’on obtient médiatiquement en se limitant à tout ce qui a trait aux mesquines querelles. La seule vraie question est celle de l’analyse du nouveau contenu doctrinal et de la nouvelle politique du Front national. Ces analyses mènent à cette conclusion que la majorité de Marine est l’aile moderne, rajeunie, et politiquement audacieuse du parti, quand la minorité de Jean-Marie en est l’aile passéiste-opportuniste. Les divergences idéologiques qui séparent actuellement ces deux ailes du parti sont surtout les questions médiocres qui alimentent la classe bobo-médiatique pour passer les vacances d’été.

Marine a donné la priorité aux questions d’organisation, de programme, de stratégie et de tactique. Le nouveau système d’idées du parti, dans la nouvelle organisation, apparaît d’autant plus clairement que Marine s’efforce d’accentuer sa position politique dans le pays auprès des classes populaires et des familles.

C’est pourquoi Marine se sépare de toutes ces vaines querelles médiatiques, car c’est l’opportunisme des médias collabos en matière de désinformation qui résume le principal défaut des polémiques actuelles.

Marine fait face à la crise politique du pays, en ce se limitant à l’étude et à l’interprétation des faits. Et devant l’absence à peu près totale d’une analyse de la crise politique dans les médias, elle travaille à tout ce qui touche à la mise en lumière des problèmes politiques fondamentaux nés de la république socialiste.

Elle sait que c’est le manque d’analyse du lien qui existe indéniablement entre l’erreur essentielle des idéologues de l’État-PS et tout le système de la gabegie de la république socialiste qui doit être corrigé.

Visiblement, la nouvelle organisation du PS ne remarque pas ce lien funeste signalé maintes fois et qui ne fait en réalité qu’aggraver, amplifier et étendre les erreurs initiales de Hollande le débonnaire.

En réalité, toute la position des opportunistes du PS en matière de politique s’est révélée dans la fausse discussion à propos des "lois iniques de la république socialiste", c’est-à-dire sur les lois Taubira.

C’est la preuve d’une organisation du PS déliquescente et manquant totalement de cohésion dans leur hostilité de clan sectaire envers le réalisme en politique.

La lutte judiciaire de Jean-Marie Le Pen contre la modernisation du Front national a été commentée à la télé par Marion Maréchal-Le Pen,députée FN : "Je connais le personnage et il fallait s’attendre à ce que ce soit compliqué, long et fastidieux. Mais je crois que Jean-Marie Le Pen n’a rien gagné d’autre que du temps, je doute qu’il puisse se maintenir au poste de président d’honneur… Je le regrette, j’en suis attristée, mais je n’y peux rien". Marine Le Pen a fustigé une "saga judiciaire organisée" visant à "nuire au Front national".

Pendant ce temps, "le Front national recrute chez les petits patrons, et le phénomène inquiète les représentants du Medef", lit-on dans la presse. "C’est une bombe à retardement pour tout le monde patronal, certifie un responsable du Medef… Les patrons des très petites et moyennes entreprises (TPE/PME) de moins de 20 à 30 salariés sont de plus en plus nombreux à adhérer aux thèses défendues par Marine Le Pen et ils n’ont "plus peur" de s’afficher comme tel. Le phénomène touche principalement les petits entrepreneurs unipersonnels, les dirigeants des entreprises du bâtiment et travaux publics, et les auto-entrepreneurs…

"La présence du FN dans les entreprises est la même que dans la société française. C’est un phénomène qui monte, note-t-on au Medef." C’est pourquoi les copains et les coquins du Medef et des bobos-collabos de la république socialiste redoutent de voir se concrétiser "le risque de favoriser le regroupement de ces petits patrons et de leur permettre de devenir représentatifs de leur profession. Ce qui leur permettrait de toucher les fonds paritaires qui vont avec, une manne annuelle de plus de 100 millions d’euros à reverser aux organisations", cette manne que convoite le Medef pour ses propres turpitudes.

Pour conclure, vous reprendrez bien un peu de morale socialo-populiste relayée par le Medef :

"La loi ne doit pas créer d’instabilité inutile, préjudiciable à la fois au dialogue social, aux entreprises et aux salariés, à tous les niveaux, estiment les 20 représentants des fédérations du Medef".

Qui peut les croire ?


Dr Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard