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Interview du Général de Gaulle sur l’Europe de Schengen

lundi 23 novembre 2015, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Cet entretien posthume, critique et fondé sur des questions imaginaires posées au Général de Gaulle, à propos des dérives de l’Europe de Schengen, a été tiré d’une très libre adaptation du livre d’Alain Peyrefitte : "C’était de Gaulle" © Fallois / Fayard, 1994, extrait du tome 2 du Livre de Poche, pp 292-297).

Question :
Angela Merkel a voulu faire absoudre les fautes de l’Allemagne de la Stasi, en ouvrant les frontières de l’Europe de manière irresponsable, à tous les migrants. De là, une vague migratoire sans précédent est en train de submerger les pays européens. Ceux, les plus conscients, qui ont essayé de se protéger, ont été durement et ouvertement désavoués par les bureaucrates nantis de la Commission Européenne.
Devant cette cacophonie bureaucratique minable de la Commission Européenne, ne voyez-vous pas les limites de l’Europe de Schengen ? Et le mythe de la supranationalité, qui prive les nations du droit de protéger leurs frontières, n’est-il pas en train de voler aujourd’hui en éclat ?

Général de Gaulle :
« Vous savez ce que ça veut dire, la supranationalité ? La domination des Américains.
« L’Europe supranationale, c’est l’Europe sous commandement américain.
« Les Allemands, les Italiens, les Belges, les Pays-Bas sont dominés par les Américains.
« Les Anglais aussi, mais d’une autre manière, parce qu’ils sont de la même famille.
« Il n’y a que la France, en Europe, qui ne soit pas dominée. Pour la dominer aussi, on s’acharne à vouloir la faire entrer dans un "machin supranational" aux ordres de Washington.
« De Gaulle ne veut pas de ça. Alors, on n’est pas content, et on le dit à longueur de journée, on met la France en quarantaine. Mais plus on veut le faire, et plus la France devient un centre d’attraction.
« Vous nous voyez avaler la supranationalité, nous ?
« La supranationalité, c’était bon pour les (socialistes)…
« Il y a des arrière-pensées derrière tout ça.
« Les Italiens, les Belges, les Hollandais, sont en train de déclarer qu’ils ne sont pas contre…
« Mais aujourd’hui, ils ne peuvent pas le dire comme ça, sans perdre la face. Alors, ils vont sûrement demander en contrepartie quelque chose qu’ils savent que nous ne voulons pas.
« Par exemple, qu’on élise au suffrage universel l’Assemblée européenne…
« Ça n’a aucune portée pratique. Il y a des gens qui jouent les utilités dans le monde…
« Adenauer en est un, grandiose, mais (les autres font) également partie des utilités, à un échelon très inférieur. Alors, ce n’est pas la peine de perdre beaucoup de temps avec eux. »

Question :
Que pensez-vous des aléas catastrophiques de l’Europe de Schengen ?
Général de Gaulle :
« L’Europe intégrée, ça ne pouvait pas convenir à la France, ni aux Français…
« Sauf à quelques malades (les socialistes), qui sont avant tout soucieux de servir les États-Unis.
« Ou alors à tous ces personnages lamentables de la IVème République.
« Ils trouvaient ainsi un moyen de se décharger de leurs responsabilités ! Les donner à d’autres !
« Ils n’étaient pas capables de les saisir, alors, il fallait les repasser à d’autres.
« Tenir leur rang dans le monde ? Pas question !
« Remettre le pays debout et servir d’exemple au monde ? Pas pour eux !
« Mettons-nous sous le parapluie (de l’Europe intégrée soumise aux États-Unis).
« Cette Europe-là, ça ne représente pas grand-chose !
« L’alibi tout trouvé, c’était l’Europe.
« L’excuse à toutes les dérobades, à toutes les lâchetés…
« C’est une poignée de phraseurs qui font la roue dans des conférences interminables, qui ne savent pas ce qu’ils veulent. Ils font des propositions avec l’espoir qu’elles n’aboutiront pas.
« Ils comptent sur d’autres pour les torpiller.
« Mais entre-temps, ils se seront donné des airs avantageux…
« Prenez le problème de plus haut ! En quoi consistent les projets européens ? (Faire de l’Europe intégrée une sorte d’abstraction des nations totalement soumises aux États-Unis !)…
« Mais, parce qu’on n’osait pas le faire directement, de peur de braver l’opinion publique, on le faisait derrière un paravent, d’une manière cauteleuse.
« Et puis, l’Europe, c’était un moyen de faire des petits pays, Belgique, Hollande, ne parlons pas du Luxembourg, les égaux des grandes puissances. Dans un Conseil européen, (le belge) Spaak vaut le général de Gaulle, et même davantage : dans une réunion de ces gens, qui font partie du même club, il aura toujours raison. Il connaît les mots de passe. Il sait ce qui fait plaisir à tous ces petits messieurs. »

Question :
Hollande, le président de la gabegie socialiste est addicted à la dette et aux dépenses publiques. Il est en mal de trésorerie et les caisses de la république socialiste sont désespérément vides. En état de faillite à court terme, il espère utiliser la COP 21 pour inventer de nouvelles taxes et de nouveaux impôts en catimini. C’est un militant activiste de la "confiscalisation", pour contrer le ras-le-bol fiscal des familles, de la population qui travaille, et des classes moyennes en tant que telles, de manière dissimulée, mais pas "pour tous".

Général de Gaulle :
« Il faut dire carrément les choses ! Il faut être catégorique ! Il faut mettre les points sur les i !
« Ce qui est important, c’est d’être soi-même et de ne pas hésiter à s’affirmer !
« Les apparences sont éphémères, les réalités restent. S’agiter dans le monde des apparences, ça veut dire sacrifier ce qui compte à ce qui ne compte pas. Ca veut dire faire de la démagogie.
« Pourquoi craindre de dire les choses ? On nous respecte d’autant plus que nous les disons.
« Si le monde admire la France, ce n’est pas parce qu’elle est un partenaire veule.
« C’est parce qu’elle est un partenaire qui sait ce qu’il veut et qui ose le dire. »

Question :
Hollande, le président normal est normalement au plus bas dans les sondages. Il veut croire en sa ré-élection re-présidentielle en 2017. Pour cela, il croit pouvoir rehausser une image complètement dévalorisée et misérable, grâce à la propagande réchauffiste et écolo-fiscaliste pour l’organisation de la COP 21.
Après le pape François et le président afro-américain en déroute Hussein Obama, la COP 21 devrait effacer les dégâts politico-économiques désastreux de l’incompétence, de l’impuissance et de l’amateurisme de Hollande, l’audacieux inutile. Le Casanova en scooter de la rue du cirque, à la poursuite des sondages et des starlettes, les intermittent(e)s profiteurs du miteux cinéma français, veut pouvoir crever l’écran !
Général de Gaulle :
« Ça n’est pas impossible. Il ne sait que faire pour asseoir son autorité. Il lui arrivera de rêver à une reprise (de notoriété publicitaire). Il ne serait pas mécontent de reprendre ce plan (l’organisation de la COP 21) à son compte pour se parer des plumes du paon. Ça fait partie de la vie (politique).
« Des conférences, des commissions se mettront à pérorer là-dessus ! Ils ne se complaisent que dans le bavardage ! Naturellement, il n’en sort jamais rien… (Il faudrait que) la coopération politique (ait réellement) un sens, sinon, (la COP 21) n’est qu’une occasion de bavarder… (Peyrefitte : Pour le Général, la multiplication des conférences internationales, c’est beaucoup de temps perdu et de moyens gaspillés.)

Question :
Que pensez-vous des gesticulations stériles, et des déclarations médiatiques, dans le vide absolu, du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, l’idiot utile au service d’Obama et de l’impérialisme des États-Unis, pour l’accueil des migrants en Europe, propagande relayée par le FMI et la planquée Christine Lagarde ?
Général de Gaulle :
« Assez d’organisations internationales !
« Ensuite, on ne peut plus s’en débarrasser !
« Que voulez-vous que j’en attende ?
« (L’ONU) ne sert à rien, il ne peut rien s’y passer !
« Tout ça, c’est zéro, zéro, zéro.
« Ces organismes internationaux sont bons (à rien)
« Nos représentants oublient le devoir d’obéissance à l’État.
« Ils y perdent le sentiment national.
« C’est fait pour faire vivre des fonctionnaires internationaux, qui se font payer grassement à ne rien faire, sans verser l’impôt.
« (C’est encore et toujours plus) des fonctionnaires internationaux, qui ne paieront pas leurs impôts, et qui bénéficieront de privilèges. Ça suffit comme ça ! C’est injustifiable !
« Ce sont des gens placés hors de la règle qui s’impose aux nationaux ! C’est ça qui est exorbitant ! »

Une dernière question :
Que pensez-vous de la ministre socialiste de l’Outre-Mer, qui aime voyager en jet privé ?
Général de Gaulle :
« Mais à quoi ça sert ? Un ministre (de l’Outre-Mer) n’a-t-il rien de plus utile à faire ?
« (Réponse du ministre du Général de Gaulle concerné : C’est pour assurer la mobilité !)
Général de Gaulle :
« Ça assure surtout la mobilité des ministres ! »

Fin de l’interview imaginaire du Général de Gaulle sur les dérives de l’Europe de Schengen


Voir en ligne : http://lagauchematuer.fr/2015/11/22...