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Proverbe indien
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Confrontée à d’autres formes possibles d’organisation de la société, depuis les plus traditionnelles jusqu’aux plus utopiques, l’économie de marché a démontré son écrasante supériorité.
Ecrasante est le mot qui convient, car la notion de croissance, qui a bercé notre enfance, ne s’appuie que sur des données quantifiables en termes monétaires, et se développe au détriment de la nature. Les ressources puisées dans la nature, qu’elles soient ou non renouvelables, n’ont pas de valeur par elles-mêmes. Ce n’est qu’après avoir été cueillies qu’elles en prennent une, et commencent à faire l’objet d’échanges marchands.
Quand un esquimau tue un ours blanc, il ne débourse aucun argent, mais selon la coutume, il commence par s’excuser devant la dépouille de l’animal, car il sait bien que dans un écosystème, la survie d’une espèce dépend de celle des autres. De même un chasseur sage limite son prélèvement à ce qui est supportable pour le maintien du peuplement en gibier.
Les déséquilibres écologiques actuels s’expliquent par la perte de ces repères ancestraux. Comment peut-on encore, lorsqu’on a l’œil rivé sur les cours de bourse, se préoccuper encore d’un avenir plus lointain ?
La réponse est simple. Pourquoi le spéculateur, qui est aussi un être humain, ne penserait-il pas lui aussi à sa retraite, et à l’avenir des ses enfants ? Il suffit de le lui rappeler.
D’ailleurs la raréfaction de certaines ressources, qu’il s’agisse d’hydrocarbures fossiles ou d’espèces vivantes, commence à leur donner une nouvelle valeur, qui est celle de la rareté. De même certains vieux timbres ou pièces antiques prennent sur le tard une grande valeur du seul fait de leur rareté.
Le spéculateur texan s’avise aujourd’hui qu’il est beaucoup plus rentable pour lui de conserver sous ses pieds le pétrole que la nature a accumulé, plutôt que de l’extraire pour le vendre au cours actuel, puisque la vente à terme lui rapportera bien davantage.
Dans les pays riches, beaucoup aspirent aujourd’hui à laisser quelque chose à leurs enfants, à un air plus pur, à de belles pistes enneigées, de belles plages de sable fin, à des ours dans les pyrénées. Ils y attachent de la valeur et seraient prêts à payer pour cela. Les projets actuels de marchés de droits d’émission, ou de taxation écologique vont dans ce sens. L’Etat devient en quelque sorte le représentant de la nature qui vendrait aux enchères le droit de la polluer, affectant une partie des ressources collectées à des mesures de lutte contre les nuisances.
Mais si le marché est ainsi souverain, cela signifie que la responsabilité de la survie de la planète, pardon la survie de l’espèce humaine, repose exclusivement entre les mains de ceux qui ont les moyens de payer.
De même qu’aujourd’hui les fonds de pension ont pour objectif d’assurer les vieux jours d’une population vieillissante, les fonds souverains pourraient avoir demain pour objectif de garantir une existence décente à nos descendants, en intervenant massivement sur le marché des droits à polluer .
Bien entendu, ce raisonnement ne concerne pas la majorité de la population de la planète, qui vit en-dessous du seuil de pauvreté, et se trouve de ce fait exclue de l’économie de marché. Mais est-ce réellement elle qui menace la survie de l’espèce ?

Voir aussi
une vidéo brésilienne, faite par un incroyant,
Une réflexion sur l’argent , l’homme , l’exploitation des plus pauvres ....
A voir jusqu’au bout ...pour comprendre
Ile aux fleurs
envoyé par painteau
Soleil vert
Soleil vert (Soylent Green) est un film américain réalisé par Richard Fleischer, sorti en 1973. C’est un film souvent considéré comme annonciateur, car dans les années 70, les problèmes écologiques étaient déja posés. Le film est considéré aujourd’hui encore comme d’actualité, à cause des nombreux problèmes que connait la Terre (épuisement des ressources, famines, pollution, etc... ).
Source : Wikipedia
Soylent Green (Soleil Vert) trailer
envoyé par dictys

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