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Hollande, "des paroles creuses enveloppées avec du rien"

samedi 11 juillet 2015, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

C’est ainsi que le Barbier de Servile a décrit la jargonophasie à la sauce hollandaise, à la télé. L’esprit de l’homme à l’écharpe rouge veut se donner, à l’image, une vanité médiatique certaine, comme la chemise rouge de l’acteur de cinéma au Far West doit frapper l’imagination des spectateurs et faire de "l’audience".

Comme Hollande ne dispose que de moyens très limités pour saisir une réalité qu’il ne comprend pas, il ne peut croire l’appréhender qu’à l’aide de fictions socialo-populistes. Ces fictions sont elles-mêmes fondées sur des perceptions erronées de la réalité, si bien qu’elles finissent par relever de "l’imaginaire infantile" de Hollande, complètement séparé de la réalité. C’est pourquoi, les propositions mensongères de Tsipras sont, selon le point de vue absurde de Hollande, jugées "sérieuses et crédibles" ! C’est le seul qui veut les croire !

L’élection du candidat socialo-populiste Hollande en 2012 a été placée sous le signe de la démagogie et d’une gigantesque imposture, aux effets dévastateurs sur la confiance, l’économie, l’emploi et l’activité des petites entreprises. Le soi-disant peuple de gauche a cru réinventer la démocratie, avec le candidat socialo-populiste Hollande, en sortant le président sortant. La république socialiste, façon soviétique, a toujours su inventer toutes les formes de démagogie. Le mot provient du grec demos, peuple et agô, mener (en bateau).

La Crise de la confiance ! Tout a commencé avec l’élection du candidat socialo-populiste Hollande en 2012. Hollande, l’Homme Nouveau de la politique politicienne de la III ème République, est à l’origine de la crise de confiance, car aujourd’hui, les classes moyennes se sentent anéanties par l’incompétence, l’impuissance et l’amateurisme de l’État-PS. Et comment en est-on arrivé là ? Avec l’élection du candidat socialo-populiste Hollande. La gauche ultra au pouvoir était prête à tout pour cela et elle a versé des subventions à foison aux associations gauchistes LGBT, ce qui a tronqué les comptes du pays. Ainsi, quand Hollande a été élu, cela annonçait un déficit public en hausse et une aggravation de la dette abyssale. Les socialistes au pouvoir ont cru pouvoir "vivre sur le même pied" que les pays du nord de l’Europe, tout en travaillant moins.

Aussi le nombre des fonctionnaires a été multiplié et en même temps l’État-PS devait emprunter. Les socialistes au pouvoir ont toujours cru pouvoir "vivre éternellement au-dessus des moyens" de la république socialiste. Ils laissent le soin à "l’alternance politique" de corriger les déficits, en fonction des notations des agences de cotation financière américaines, quasiment les seules à révéler la gabegie de l’État-PS.

En conséquence, Hollande spécule sur le fait qu’il ne devra pas payer ses dettes, laissant à d’autres le devoir de corriger l’incurie de la république socialiste. Un des plus beaux rêves de la civilisation chrétienne est dans cet esprit généreux de l’État-Providence. Hollande fait confiance à la Providence divine pour payer.

C’est pourquoi l’incompétence et l’amateurisme socialiste de Hollande créent une débâcle budgétaire.

L’augmentation absurde du coût des fonctionnaires est le résultat du rapport pathologique et addictif de Hollande, et de la gauche, à la dépense publique : "C’est pas cher, c’est l’État qui paye". Hollande, c’est le triomphe de l’amateurisme, de l’incompétence et de la malhonnêteté intellectuelle. C’est le refus acharné de la gauche, et de Hollande, d’apprendre quoi que ce soit de ses erreurs passées et présentes.

Le gouvernement, idéologiquement corrompu, de la république socialiste repose sur la démagogie et conduit à la tyrannie. La propagande socialo-populiste de l’État-PS ne repose que sur des hypothèses et non sur des faits. Les attaques contre les riches et la multiplication des pauvres par l’immigration, les pressions sur la justice, et la police politique, instrumentalisent les uns contre les autres. La malhonnêteté intellectuelle socialiste de Hollande refuse de voir la vérité. C’est pourquoi la solution socialiste entretient des croyances étranges sur la richesse supposée des uns et la pauvreté socialiste entretenue pour tous les autres.

Comme la confusion socialiste n’est qu’un aspect de l’absence générale de compréhension politique, les erreurs de Hollande sont aussi médiocres que celles des économistes socialistes vulgaires. Bien que la plupart des analyses idéologiques médiocres des économistes socialistes ne s’accompagnent jamais d’aucune théorisation constructive, il ne s’ensuit pas qu’une analyse honnête, non socialiste, soit inutile.

C’est pourquoi, il faut porter attention à la signification des déclarations de Hollande, qui engendrent continuellement de l’obscurité, et une confusion toujours plus grande dans les esprits.

Le mérite des déclarations de Hollande est de montrer qu’il ne sait pas réfléchir et qu’il ne s’intéresse pas le moins du monde au bien-être de la population, ni à l’évolution délétère du lien social. C’est pourquoi, ses propos à la télé manquent de clarté où il ne peut donner que l’impression d’une insondable obscurité.

Il faut avoir un cerveau normalement développé et acquérir du savoir et de l’habileté en politique pour pouvoir atteindre des buts spécifiquement définis. C’est pourquoi, il nous offre sa fameuse théorie générale de l’inaction, avec son penchant pour la verbosité nébuleuse, qui apparaît incroyablement ennuyeuse à la télé.

L’idée que Hollande tente d’exprimer est que la signification des mots est dépourvue de sens logique, ce qui aboutit à des banalités et à des absurdités, le tout noyé dans une phraséologie socialiste fumeuse. Il arrive que les déclarations verbales de Hollande soient si stupides et si flagrantes qu’il est difficile de le croire.

Un exemple des plus grossiers de ses duperies est la taxe à 75 % contre les riches. C’est pourquoi, il croit avoir réussi à couronner ses banalités de l’auréole des "sciences politiques", comme celui qui aurait peut-être feuilleté des livres de sciences économiques sans jamais réussir à les comprendre. La seule théorie économique de Hollande est fondée sur des préjugés incompréhensibles pour la raison. De là, il est incapable d’expliquer quoi que ce soit en matière économique, parce qu’il est le moins capable de raisonner comme le citoyen ordinaire, l’homme qui travaille et doit nourrit sa famille, perdu au milieu d’une grande ville moderne.

S’il s’agit de connaissances économiques particulières, alors Hollande doit le prouver. Si la population qui travaille a besoin de comprendre, Hollande doit faire correspondre l’idée politique avec des faits concrets. Comme le besoin de comprendre et le désir de comprendre des gens ordinaires ne seraient pas socialistes, Hollande n’a pas besoin de mettre ses idées en ordre et les données économiques sont toujours traitées avec le même manque de perspicacité. Si les acteurs économiques sont bien à l’origine du développement réel du pays, c’est que l’esprit d’entreprise doit être encouragé, alors que la politique de Hollande a pour but de nuire aux travailleurs indépendants, et à ceux qui sont assez ambitieux et organisés pour vouloir réussir.

Un examen des déclarations de Hollande permet d’entrevoir une explication à l’échec de sa politique, qui fait que les gens n’ont aucune chance d’améliorer leur sort en travaillant plus, alors que les fonctionnaires, qui sont toujours de plus en plus nombreux et oisifs, n’ont aucune raison de se fatiguer.

La lutte politique de la république socialiste contre l’avantage compétitif des propriétaires de biens de production et de logements a mis fin aux habitudes d’indépendance, de prévoyance et de travail acharné, qui sont si nécessaires aux gens qui travaillent pour réussir dans la société libérale moderne.

Il est évidemment facile d’expliquer pourquoi le déclin du développement industriel et social s’est opéré à ce moment-là, plutôt qu’à un autre, en tenant compte de l’élection du candidat socialo-populiste Hollande en 2012, et la série d’événements politiques et économiques qui ont ensuite affecté la France.

Bien des idéologues de l’État-PS sont inspirés par des préjugés obscurantistes, contre l’étude des réalités économiques de façon systématique, pour pouvoir gérer les affaires humaines. Il est très clair que le jargon socialiste à la mode se compose entièrement de mystifications verbales de mauvais goût qui sèment la confusion dans les esprits et qui ne témoignent en aucune manière d’idées politiques nouvelles. Molière, déjà, a ridiculisé ce genre de mystifications en évoquant les vertus dormitives de l’opium pour expliquer son pouvoir soporifique, comme le discours de Hollande à la télé. Hollande croyait pouvoir empêcher le développement du capitalisme financier en s’attaquant à "l’esprit capitaliste de la finance", sans dire comment il comptait le faire.

Si son ennemi, c’est la finance, une fois élu, Hollande n’avait nulle envie de réaliser quoi que ce soit.

À l’Élysée, Hollande, en réalité, n’a jamais contribué à l’action politique, étant dénué du moindre désir d’agir et de réussir. Un tel manque de discernement préside à l’inaction politique. Comme toujours, dans le cas des socialistes, l’idéologie embrouille les problèmes au lieu de les clarifier. Loin de la sagesse antique, l’idéologie socialiste est tombée dans la maladie du jargon, qui s’est propagée de tous côtés. Elle a été aidée en cela par le désir, des bobos-intellectuels des médias de la gauche ultra, de se laisser aller à la propension humaine à imiter les autres comme des suivistes au sein de la meute, ce qui les incite à accepter le non-sens le plus commun des déclarations de Hollande. Quand la folie collective de la meute s’en mêle, les bobos-intellectuels des médias de la gauche ultra veulent être "dans le vent".

On rapporte que dans les écoles d’arts martiaux du Japon ancien, il était écrit :

"Ne pensez pas. Réfléchir rend lâche".

C’est pourquoi, la plupart des élus socialistes opportunistes moutonniers d’aujourd’hui semblent avoir choisi pour devise :

"N’agissez pas, ne pensez pas. Réfléchir vous rendra impopulaire lors de la prochaine élection" !

Dr Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard


Voir en ligne : http://www.letemps.ch/Page/Uuid/581...