Après la longue grève des conducteurs de la SNCF à Saint-Lazare, le syndicat Sud Rail a lancé la grève des aiguilleurs dans une stratégie de surenchère électorale.
Trop c’est trop, prendre en otage à ce point les usagers de la SNCF est abusif. Autant par le passé on a pu éprouver de la sympathie pour les grévistes, autant peut on estimer que cette course à celui qui fera le plus grève ne ressemble pas à grand chose, sinon à une grève de trop.
Les raisons de cette grève à partir de lundi 12 janvier 2009 à Saint Lazare, données dans une interview à l’Express par l’un des initiateurs du mouvement, Eric Bezou, ne sont pas convaincantes. Elles relèvent du cynisme avoué : prendre des voix à la CGT lors des prochaines élections professionnelles en abusant de la possibilité de faire grève 59 minutes par jour sans perdre une journée de salaire.
Ce n’est plus une grève, mais du sabotage en arrêtant de travailler de façon à perturber le trafic. C’est loin d’être la grève symbolique que suppose cette mesure, puisque ces 59 minutes par jour par gréviste suffisent à faire changer les horaires des trains.
Non, nous ne comprenons pas une telle attitude, comportement révoltant d’éléments syndicalistes nombrilistes se moquant pas mal des usagers et du service public.
Le Cawa d’AdmiNet