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Frédéric Lordon : Expliquer la "politique économique" de Hollande, des problèmes pour des jours meilleurs

mardi 21 avril 2015, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

La philosophie politique, dans la terminologie de Hollande, c’est un succédané du bobo-marxisme.

Comment sont nés, chez le "président normal", le concept de république socialiste et la nécessité de l’idéologie gauchiste et de l’ignorance crasse ? Pour les idéologues du lobby GOF-LGBT qui nous gouvernent, il semble que la philosophie politique de Hollande a été empruntée à la philosophie négationniste de la réalité.

C’est pourquoi, le développement de la politique de Hollande est contraire à tout ce qu’on peut penser de concepts construits, sur le terrain de l’économie politique, et en suivant scrupuleusement la "méthodologie de la science économique". La philosophie politique de Hollande repose sur la croyance subjective que des forces économiques opèrent, avec une certaine régularité, ce qui lui permet d’espérer un "retournement" de tendance, et des possibilités de prévision économique quasi-magiques. La croyance subjective de Hollande, en ce qui concerne ces forces économiques et leur régularité, est transformée en quasi-certitude pour le futur de l’économie, sans les avoir jamais bien comprises, ni les avoir jamais scientifiquement analysées.

La croyance de la science économique de Hollande revient à ignorer le rapport déterminé des forces sociales dans une organisation déterminée des forces de production. C’est pourquoi, les erreurs de Hollande sont garanties par son refus de comprendre la réalité des forces en présence. Sa politique morale déterminée par un automatisme de langage politicien correspond à un travers individuel absolu, permanent et spontané, en matière de diversion et de faux-semblants. C’est ce qui explique les combinaisons politiciennes irréalistes et les interventions arbitraires du gouvernement socialiste, dans le déni des faits simplement économiques.

Dans son refus irréaliste de la réalité, Hollande veut ignorer tout des rapports de cause à effet, entre sa politique de la "misère pour tous" et les conséquences de l’idéologie socialiste, avec ses schémas abstraits en faveur d’une certaine société économique socialiste, purement idéologique et libéralement mondialiste.

Winston Churchill a mis en évidence ce "vice inhérent au capitalisme (qui) consiste en une répartition inégale des richesses, (alors que) la vertu inhérente au socialisme consiste en une égale répartition de la misère". C’est pourquoi l’action réaliste et concrète des forces économiques est venue, par la suite, s’opposer naturellement à cette construction socialiste irréaliste, et à ses abstractions plus anti-scientifiques que jamais.

La philosophie politique de Hollande est une abstraction socialiste qui est apparue à ses yeux comme la véritable science économique, au service d’une "politique de gauche" déterminée. Au contraire, l’étude de la véritable science économique aboutit toujours à une politique économique scientifique, réaliste et concrète.

La philosophie critique analyse, d’une manière réaliste, les rapports des forces qui doivent déterminer une "politique économique" définie scientifiquement. La philosophie critique en approfondit les contradictions, elle évalue les possibilités politiques de "modifications des conditions économiques" qui sont directement liées à l’apparition de "nouvelles forces politiques". Ces nouvelles forces politiques doivent "forcément" mettre en avant la caducité de la fausse science économique socialiste, mise en œuvre par Hollande, et faire envisager sérieusement son remplacement possible par une "autre politique économique".

L’étroitesse d’esprit de Hollande, et ses contradictions dans les spécialités de la science économique, ne sont jamais une bonne chose pour le "président normal". C’est surtout le cas lorsqu’il s’occupe de "politique économique". Cela a toujours des effets déplorables. Il lui faudrait au contraire être capable de généralisation, il lui faudrait savoir être universel pour s’occuper de "politique économique". Hollande ne détient nullement le "secret" des comportements humains en matière économique, tout simplement parce que ce "secret" n’est, en aucun cas, un "secret" de nature politique. Pour les acteurs de la vie économique, qui s’attachent à suivre le développement de la "politique économique" de Hollande, il est sûrement impossible de ne pas avoir une vision critique de la situation économique, où la république socialiste est réduite à la "confiscalisation".

Frédéric Lordon met en cause la mode intello-bobo-médiatique de la gauche au pouvoir, comme celle de Thomas Piketty, et il critique le succès médiatique d’une analyse économique inaboutie. Cela suffit, pour lui poser, par principe, des questions politiques. Frédéric Lordon cite "précisément quelques questions relatives à une tromperie inséparablement intellectuelle et politique, dont le plus sûr indice est donné par une unanimité médiatique sans précédent, gage en soi de totale innocuité", sur le plan du changement politique.

Cette unanimité médiatique sans précédent, "Le Monde et L’Obs la pratiquent, eux, au tout premier degré et avec un parfait esprit de sérieux. Il faut reconnaître que donner du "Marx du XXI ème siècle" à un auteur qui n’aura eu pour audace que de "titrer" son livre Le Capital, sans avoir lu une ligne de Karl Marx en général et du Capital en particulier, sans fournir la moindre théorie du capitalisme, et sans y accrocher le moindre projet politique, de le contester dans ses fondements, est une sorte d’exploit que seule cette presse (de l’unanimité médiatique), convenablement disposée, (ne) pouvait saluer (que) comme un "événement"."

Frédéric Lordon se montre critique : Toutes les vertus méthodologiques du monde ne rachèteront pas une tromperie fondamentale, aveuglante et inaperçue d’avoir été, telle "la lettre volée" (d’Edgar Allan Poe), ainsi mise en évidence : dans le titre même, le "capital".

Frédéric Lordon pose la question : "Or qu’est-ce que le capital ? Piketty… ne peut en donner qu’une conception des plus superficielles : patrimoniale. Le capital, c’est la fortune des fortunés.

"Pour Marx, le capital est tout autre chose : c’est un mode de production, un rapport social. Un rapport social complexe qui, au rapport monétaire des économies marchandes, ajoute, c’est le cœur de toute l’affaire, le "rapport salarial", constitué autour de la propriété privée des "moyens de production", de la fantasmagorie juridique du "travailleur libre", privé de toute possibilité de reproduire son existence matérielle par lui-même, forcé, pour survivre, d’aller s’employer et se soumettre, dans une relation de subordination hiérarchique.

"De tout cela, on ne trouvera pas la moindre trace dans le Capital de Piketty… Il est temps de se désolidariser de la corporation des "experts à chapeau pointu", qu’une crise historique a carbonisée… Ces questions politiques n’affleurent jamais dans un livre désespérément "vide" de tout affrontement concret…

"C’est qu’on ne passe pas simplement du statut d’économiste organique de la "social-démocratie", à celui de Marx", avec son livre, la création fondamentale de toute une vie, "Le Capital".

C’est que "Piketty fait partie des experts que les médias ont promus comme "intellectuels" de (salon en) remplacement, appelés à se substituer aux bouffons"… On pourrait résumer la ligne de "La République des idées" comme une stratégie constante de l’évitement. Et de l’escamotage. Dans le cercle du sérieux, celui qui se définit par la maximisation des profits médiatiques et des profits d’influence, voilà ce dont il ne sera pas parlé… Le Capital de Piketty… témoigne (de) l’impasse sur l’histoire politique et sociale…"

C’est pourquoi la science économique de Hollande est bien "une conséquence logique de la stratégie de l’évitement, (et) la fiscalité s’impose alors comme l’unique levier résiduel, lorsqu’on a abandonné d’agir sur tout le reste. Disons les choses rudement : démissionner de "transformer" les structures, c’est se condamner à passer la serpillière. La fiscalité n’a jamais été autre chose que la serpillière "sociale-démocrate", et faute de toucher aux causes, tâchons au moins d’atténuer les effets…" (avec la sur-fiscalité "sociale-démocrate").

Et Frédéric Lordon de conclure sa critique : "Et mille pages, pour en arriver là… (D’où) un sentiment de léger abattement du lecteur, qui ne se voit pas sorti des ronces : c’est qu’on ne fait pas faire des ruades à un cheval de bois". Ce 17 avril, dans "Ce Soir (ou jamais !) ", Frédéric Lordon a débattu avec Thomas Piketty, mis en scène à la télé de France 2, comme la star socialo-médiatique du moment pour "la com’ de Hollande".

Parce que Frédéric Lordon a signé dans Le Monde diplomatique une charge virulente : "Avec Thomas Piketty, pas de danger pour le capital au XXI ème siècle", Frédéric Taddeï a réalisé une mise en scène "pro-Piketty", mais qui a tourné à son désavantage, sur le plateau de l’émission télé "Ce Soir (ou jamais !)"

La critique de Frédéric Lordon est efficace : "On cherche en vain les luttes sociales". Selon la presse : "Frédéric Lordon est loin dêtre convaincu par l’analyse et les conclusions jugées faussement subversives de Piketty. Sa divergence de point de vue repose, dès le départ, sur sa définition du capital : au capital comme fortune et comme patrimoine chez Piketty, Lordon substitue le capital "comme rapport social de domination".

Et la presse de conclure : "Frédéric Lordon est un bon économiste, qui produit souvent des analyses pertinentes sur la situation économique mondiale, la crise dans lUnion européenne et les politiques conduites en son sein, notamment en France".


Dr Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard


Voir en ligne : https://gauchebobonews.wordpress.co...