a le plaisir de vous convier
à l’exposition de peintures
« Plaisirs Charnels »
de
Melek Karaağaç
Vernissage
le dimanche 18 octobre 2009
de 16h30 à 20h00
Exposition
du 13 au 31 octobre 2009
Le Boudubar
ambiance festive, volcans et douceur
4 rue Blainville, 75005 Paris
Métro : Place Monge
Tél : 01 50 51 86 30
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D’un prénom qui signifie « ange » et d’un nom qui signifie « l’arbre noir », Melek Karaağaç voit le jour le jour de Noël 1970 à Ankara, en Turquie. Sa mère, Habibe, est la dernière d’une famille d’artistes de 7 enfants de la petite bourgeoisie musulmane d’Ankara. C’est une famille républicaine composée d’artistes et d’intellectuelles, qui aime Mustafa Kemal, et dont les femmes de la famille sont connues pour avoir du caractère. Sa grand-mère se mariera d’ailleurs 3 fois. Ibret, le père de Melek est policier, issu lui, d’une petite famille de propriétaire terriens. Contrairement à sa femme qui est très délicate, c’est un personnage assez rude au physique d’« Alain Delon ». La tendre enfance de Melek sera marquée par ses heures passée dans les champs de blés et les vergers aux côtés de son grand père paternel, un géant qui mesurait plus de deux mètres et était maire de son petit village. En 1972, son père qui rêve d’aventure part une première fois en France, pour y tenter le rêve européen. Il y devient menuisier. Et revient deux ans plus tard, en octobre 1974, avec sa femme et ses 5 enfants dont Melek est l’ainée. La petite famille s’installe à Pau. Toute petite déjà, Melek commence à peindre. Mais bien qu’elle soit l’une des meilleures élèves de sa classe, son père a avec elle souvent la main leste parce que, lui dit-il « la peinture n’est pas un métier ! ». Le 30 août 1987 est une date qui marquera Melek dans sa chair au fer rouge et à jamais. Alors que la famille Karaağaç passe de paisibles vacances en Turquie, Habibe est foudroyée à 42 ans d’une occlusion intestinale. Melek, meurtrie, gardera dés lors un blocage lui empêchant longtemps de pouvoir retoucher à un pinceau. A 19 ans, elle tombe amoureuse de l’homme qui deviendra son mari. Le jeune couple quelques années plus tard finit par s’installer à Paris. Elle devient interprète traductrice assermentée auprès des tribunaux. Un soir de Noël, ses amis qui la pressent de reprendre la peinture lui offrent une trousse à fusains. Elle a alors 24 ans. Melek reprend le pinceau et renoue avec son premier amour : l’Art.
Elle prend des cours à Paris auprès de Gérard et Marie Françoise Geslain et rencontre l’artiste tunisienne Fatma Ben Osman avec qui elle va nouer une grande amitié et qui l’incitera à exposer. Dés lors, Melek propose peu à peu ses toiles à de petites salles, puis devient vite reconnue parmi les artistes peintres turcs montant. Elle fonde avec quelques amis l’association des peintres turcs et tient la salle d’exposition de Coulommiers comme secrétaire. Puis c’est Londres, Istanbul, Izmir… Parce qu’il est difficile à la fois d’être femme, mère, et artiste et qu’elle ne voit plus ses enfants grandir, Melek décide d’arrêter les expositions. Se consacre à sa famille et reprend l’interprétariat. Mais quelque part au fond de son cœur, sur la palette de ses rêves s’agite incessamment le pinceau de son esprit libre. Or, chassez le naturel et il revient comme un cheval au galop. Un soir que l’une de ses peintures se brise, Melek décide de reprendre à nouveau l’exquis chemin de ses esquisses… pour notre plus grand plaisir ! Melek a aujourd’hui 3 enfants, Kamilia, Melina et Irfan qui sont à ses yeux ce que la peinture est à ses veines : son sang !
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