Résumé
La France est un leader mondial dans deux filières issues des technologies de l’information : le logiciel libre pour le Cloud et l’infrastructure de terminaison pour le Cloud (fibre optique, smart grid). La France est en revanche très faible dans deux autres filières : le logiciel propriétaire pour le Cloud et le matériel pour les centres de données (serveurs, routeurs).
Trois grand groupes industriels français proposent actuellement au gouvernement français d’utiliser l’argent du contribuable ou du grand emprunt pour construire en France des centres de données géants, en utilisant des logiciels propriétaires et des technologies matérielles d’une génération conçue il y a plus de dix ans aux Etats-Unis ou en Asie. Les technologies qui sont envisagées sont à la fois inutilement coûteuses, excessivement consommatrices en énergie, peu résilientes et leur avenir est désormais incertain car plusieurs ruptures technologiques récentes que nous appelons « Cloud Computing réparti » les rendent déjà dépassées.
Ces ruptures technologiques sont : la fibre optique pour tous, IPv6 et le théorème CAP en informatique fondamentale.
Aussi nous recommandons au gouvernement d’investir sur « Cloud Computing réparti » plutôt que de financer des fermes de serveurs achetées chez VMWare, Google ou Salesforce et repeintes aux couleurs de tel ou tel grand groupe français. Le « Cloud Computing réparti » permet de faire d’un pierre cinq coups : créer une infrastructure de Cloud moderne, accélérer le développement de la fibre optique, réduire les émissions de CO2, associer le Cloud aux smart grids et créer une filière indépendant du logiciel libre pour le Cloud.
Nous suggérons trois mesures par ordre de priorité :
renforcer l’arsenal législatif et réglementaire pour protéger l’avenir du Cloud réparti
favoriser l’enseignement et la recherche sur le Cloud réparti
investir dans un consortium industriel du Cloud réparti porté par ViFiB
Le Cawa d’AdmiNet