C’est à une intéressante réflexion que nous invite l’Inspection Générale des Finances après s’être penchée sur le cas de la Bibliothèque de France :
"Devant une situation de crise, quand les moyens commencent à manquer, vaut-il mieux consacrer le peu qui en reste à poursuivre jusqu’à l’absurde dans la voie précédente que l’on sait condamnée à terme, ou investir dans des solutions novatrices mieux adaptées au monde de demain ? "
C’est l’éternel dilemme du sapeur Camember, qui ne savait que creuser un trou pour en boucher un autre, et cette théorie peut malheureusement s’appliquer à bien d’autres secteurs de notre économie.
Ainsi, l’idée d’empêcher Google de numériser le patrimone des oeuvres anciennes en langue française aurait pu se justifier par une décision souveraine de la France d’y procéder elle-même. Mais à y regarder de plus près, ce n’est pas le cas, hormis quelques velléités presque oubliées aujourd’hui. Et on peu craindre que la révolution internet, aussi importante que le fut à une autre époque l’invention de l’imprimerie, ne conduise à une marginalisation de la langue française.
CS
Lire aussi
La Bibliothèque nationale de France vue par l’IGF
Numérisation du patrimoine : Google condamné en France (Zone Numérique)
Le Cawa d’AdmiNet