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Climate or not climate

dimanche 6 octobre 2013, par Christian Scherer

Depuis la nuit des temps, l’être humain cherche à comprendre le monde dans lequel il vit.

C’est ainsi que la science est capable de prédire le mouvement des planètes, et même les éclipses, plusieurs années à l’avance.

La prévision météorologique elle aussi est un enjeu important, et la prédiction du tempos qu’’il va faire dans les dix jours qui suivent est un progrès impressionnant à mettre à l’actif de la science et de la technologie d’aujourd’hui.

Pour autant, la science est capable d’erreurs collectives. L’exemple le plus célèbre est celui de Galilée prétendant que la Terre est ronde face au scepticisme unanime de ses contemporains.

Qui plus est, l’humanité est à intervalles réguliers en proie à de grandes interrogations, de grandes angoisses, les plus récentes étant successivement :
-  la peur d’une guerre nucléaire (pendant la "guerre froide")
- la peur d’un épuisement des ressources et de la surpopulation (le Club de Rome)
- la peur du réchauffement climatique (le GIEC)

Curieusement, chacune de ces peurs fait oublier la précédente, comme s’il n’y avait de place dans la conscience ses hommes que pour une seule peur à la fois, alors qu’en réalité, aucune des questions précédentes n’est réellement résolue. Quelle sera la prochaine peur ?

Il faut conclure de ce qui précède qu’en réalité l’intelligence collective des hommes face à l’immensité de l’univers est limitée et faillible, et qu’un minimum d’humilité s’impose lorsqu’après avoir compris une partie seulement de son environnement, l’humanité cherche à le dominer, au risque de le détruire par maladresse et par incompétence.

La récente découverte d’un squelette de dinosaure est là pour nous rappeler qu’aucune espèce animale n’est à l’abri d’un brusque changement de son écosystème, que ce changement soit dû à des phénomènes naturels extérieurs ou aux conséquences de sa propre prolifération.

Il est très difficile aujourd’hui de déterminer la part des émissions de gaz à effet de serre dans un éventuel bouleversement climatique à venir. Les émissions de CO2 ne sont qu’une partie du problème, quand on connaît l’importance de la vapeur d’eau dans les phénomènes météorologiques. Les quantités d’énergie mises en jeu par les activités humaines restent absolument négligeables par rapport au flux d’énergie reçu du soleil, et renvoyé après transformation, vers l’espace intersidéral. Le flux reçu et le flux réémis sont rigoureusement égaux, sans quoi la température évoluerait très rapidement jusqu’à un nouvel équilibre, le paramètre essentiel commandant la température moyenne d"équilibre étant l’albédo.

La concentration des débats sur l’émission de CO2 s’explique surtout par les énormes intérêts économiques en jeu chez les acteurs industriels, des combustibles fossiles d’un côté et de l’énergie nucléaire de l’autre. Difficile dans ces conditions d’y voir clair.

Une chose est claire : la banquise et les grands glaciers sont en train de fondre, et il faut s’attendre à une élévation du niveau des océans, et à une modification significative de l’albédo. Tandis que le GIEC tire à nouveau la sonnette d’alarme, un institut israélien vient d’émettre l’hypothèse que ce phénomène aurait une origine naturelle liée à l’activité solaire.

En conclusion, que le changement climatique qui se prépare soit le résultat des activités humaines ou de phénomènes naturels, l’humilité commanderait de reconnaître d’abord qu’on n’en sait pas grand chose.

Christian Scherer

Voir aussi

- Climate Change (wiki)
- Le cinquième rapport d’évaluation du GIEC fait marche arrière sur l’alarmisme climatique (contrepoints)
-  Réchauffement climatique : l’innocence du carbone - François Gervais (video)
- Le Giec confirme l’origine humaine du réchauffement climatique (actu-environnement)
- Un astrophysicien israélien révèle la véritable cause du réchauffement climatique (siliconwadi)
- Des os de dinosaure fossilisés trouvés (canoe)
- Développement durable dans un monde fini - vers une approche globale de la lutte contre les pollutions< /a> (cawa)