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Article critique sur l’action de la DISIC, pression sur l’administration

un commentaire du PS

mercredi 24 juin 2015, par Christian Scherer

un commentaire du PS

L’article suivant "Informatique : les éditeurs américains mis à
l’écart par l’administration" critique l’action de la DISIC.

http://www.lesechos.fr/tech-medias/hightech/02197291550-les-editeurs-americains-mis-a-lecart-par-ladministration-1123244.php

La critique porte sur trois points : - le référentiel général
d’interopérabilité exclut OpenXML, un format principalement utilisé
dans les suites bureautiques de Microsoft, et recommande ODF, un
format du logiciel libre - concevoir en interne une messagerie d’Etat,
équipant un million de fonctionnaires - le cloud public exclu tout
acteur qui ne disposerait pas de serveurs en France

Tous ces points résultent d’orientations politiques. Sur les deux
premiers, le courrier adressé en mars 2012 par F.Hollande au Collectif
du numérique fixe comme grands principes à suivre en matière de
stratégie technologique des SI de l’Etat :
l’interopérabilité à travers les logiciels libres et les formats
ouverts, le maintient de compétences internes fortes et la
mutualisation des besoins techniques entre administrations. Le
troisième résulte du projet de cloud souverain en France, et des
orientations européennes(*) qui préconisent "la création d’un espace
de stockage en ligne (cloud) des données de l’Union européenne ... en
Europe, voire dans le pays du consommateur concerné".

Pourtant, l’article met personnellement en cause le directeur de la
DISIC, cité nommément à plusieurs reprises et lui attribuant la
responsabilité de définir lui même "la politique" suivie.

Il y a là une pratique peu admissible et régulièrement utilisée, qui
consiste à pointer du doigt au moment opportun un responsable
administratif pour faire pression sur l’action publique. Quand le
mandat du responsable ainsi désigné prend fin, le plus souvent par la
rotation normale des postes, ou que les sujets concernés sont
infléchis pour d’autres raisons, l’ensemble de la machine
administrative tend à y voir la conséquence de ce type de mise en
cause, ce qui la dissuade d’appliquer volontairement les directives
gouvernementales sur les sujets concernés.

Il semble nécessaire d’apporter une réponse ferme à cet article et de
soutenir le fonctionnaire mis en cause.

Patrick Guedj

(*)Rapport européen de mars 2015 sur les opérations de surveillance massive


Voir en ligne : http://www.lesechos.fr/tech-medias/...