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Alexis Tsipras et les 40 voleurs

lundi 13 juillet 2015, par Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard

Un tel roman, avec des brigands ressemblant à ceux d’Ali Baba, n’est pas isolé. La gauche bobo-ultra soutient que si la Grèce est dans l’incapacité de rembourser sa dette, elle fondée en droit de ne pas le faire. Si les réunions de l’eurogroupe, avec les fantaisies gauchistes ultra de Tsipras, aboutissent au Grexit, les seigneurs de la guerre économique à la Grèce préparent des aventures qui seront loin d’être romanesques.

Quand Tsipras souhaite un accord avec "un meilleur partage du fardeau", il faut entendre ce que le même Tsipras a déclaré : "Le fardeau de la dette doit être supporté par ceux qui peuvent le supporter," c’est-à-dire par les contribuables des autres pays européens. C’est ça, la solidarité façon révolutionnaire de Tsipras et de notre spécialiste de la guerre des mots creux, le bretteur de foire, le fumeux Mélanchon !

Les fantaisies bobo-révolutionnaires de Tsipras, le nanti, l’indigné petit-bourgeois de la gauche ultra, sont inspirées de la République de Platon : "Quant aux maux dont ils seront exempts, j’hésite, par respect pour les convenances, à les mentionner… Ils n’auront pas, tantôt à emprunter, tantôt à renier leurs dettes, tantôt à se procurer de l’argent par tous les moyens

"Et des gens pourvus d’aiguillons et bien armés, les uns accablés de dettes, les autres d’infamie, les autres des deux à la fois, pleins de haine pour (les créanciers) ceux qui ont acquis leurs biens, complotent contre eux et contre le reste des citoyens, et désirent vivement une révolution

"Quand le chef du peuple, assuré de l’obéissance absolue de la multitude… tout en laissant entrevoir la suppression des dettes… alors, est-ce qu’un tel homme ne doit pas nécessairement, et comme par une loi du destin, périr de la main de ses ennemis, ou se faire tyran, et d’homme devenir loup ? Dans les premiers jours, il sourit et fait bon accueil à tous ceux qu’il rencontre, déclare qu’il n’est pas un tyran, promet beaucoup en particulier et en public, remet des dettes, partage des terres au peuple et à ses favoris, et affecte d’être doux et affable envers tous…" (traduction par Robert Baccou, © Librairie Garnier Frères Paris)

Patrick Saurin a publié le 5 juillet 2015, dans L’Anticapitaliste, une provocation-protestation : "Les dettes de la Grèce à l’égard du FMI, de la BCE, du FESF (Fonds européen de stabilité financière), des États (les prêts bilatéraux) et des créanciers privés sont illégales, illégitimes, odieuses et insoutenables…

"Les conditions qui rendent la dette insoutenable se traduisent au quotidien par la violation caractérisée à grande échelle de droits humains fondamentaux. Nous avons (proposé) aux autorités grecques des pistes de droit, de nature à leur permettre de suspendre et de répudier leur dette.

"Au vu de sa situation actuelle, la Grèce est fondée à invoquer "l’état de nécessité" pour suspendre unilatéralement le remboursement de sa dette publique insoutenable… (Interrogé) sur la façon dont le FMI prenait en compte les droits humains fondamentaux, Panagiotis Roumeliotis, ex-représentant de la Grèce au FMI, a déclaré : "Dans les discussions du FMI, les droits de l’homme ne sont pas discutés…"

De même, on peut lire L’Obs LE PLUS : "Je vole pour me nourrir : je ne vois pas pourquoi les pauvres devraient mal manger", publié le 04-07-2015 par Manue M. "Citoyenne" voleuse. (Édité par Louise Pothier)

"Je me nourris gratuitement en volant dans les grands magasins. Je vole parce que je suis pauvre… Les grandes enseignes capitalistes ne souffriront pas de ces pertes. Voler des multinationales qui paient mal leurs employés, qui escroquent leurs clients et qui gâchent leurs invendus en les rendant immangeables, est un choix politique. Je suis pauvre et engagée. Je vole de bon produits, souvent chers… Je vole pour dix afin dinviter des amis à partager un bon repas. Je vole des produits de luxe, du foie gras et du bon vin. Je refuse de passer Noël à boire de la piquette, en mangeant du pâté. En dix ans, je nai jamais été au poste de police".

Quel exemple lumineux de L’Obs LE PLUS pour la jeunesse ! Cette mentalité de voleuse envahit une grande part de la société des "lois iniques de la république socialiste" et de la culture de l’impunité pour tous.

Les lois socialistes de notre temps expliquent le refus de payer les dettes, les loyers, les fournitures de gaz et d’électricité, en faisant appel à la solidarité, alors que l’on passe son temps sur son i-pad. Il ressort du comportement de cette jeune voleuse une perception pervertie de sa propre dignité et de celle d’autrui, qui se reflète dans ces choix quotidiens de prédation engagée, en leur conférant pleinement leur sens pervers.

La vieille tradition commerciale de la Grèce, liée aux relations étroites avec les pays de l’eurozone, a permis l’enrichissement d’une classe très privilégiée d’armateurs et de grands commerçants. Ces familles marchandes détiennent le pouvoir économique, alors que les familles des classes moyennes dépendent économiquement de la classe des marchands et des armateurs. Ces familles d’armateurs ont permis un vaste trafic d’influence. Parfois, les familles sont obligées de leur emprunter de l’argent ou de les solliciter pour leur demander une recommandation pour placer un de leurs membres comme fonctionnaire de l’État-Providence.

La crise de la zone euro est le résultat de l’incompétence, de l’impuissance et de l’amateurisme des soi-disant élites européennes. La bureaucratie de l’UE a entretenu des erreurs de gouvernance, délibérément ignorées, face aux intrigues des différents lobbies. Angela Merkel est devenue la patronne absolue de l’UE, face au nouveau ministre des Finances grec, arrivé au sommet européen les mains dans les poches…

Tsipras, c’est le type même de l’ado révolutionnaire bobo-friqué, et du gauchiste indigné : "C’est pas cher, c’est les parents qui payent". Pendant ce temps, Hollande a renoué avec ses vieux démons : "C’est pas cher, c’est l’État qui paye". L’oubli de la dette grecque doit masquer le secret espoir de l’oubli de la dette abyssale de l’État-PS ! Hollande est le théologien socialo-populiste le moins influent d’aujourd’hui, défendant des thèmes dont personne ne veut : une mutualisation des dettes avec les fameux "eurobons", que les pays raisonnables ne peuvent accepter, un rejet du capitalisme financier, un gouvernement économique-socialiste de l’Europe et autres billevesées… Quand Hollande exige le sauvetage, et la continuation de la gabegie de la Grèce et de son État-Providence, il continue à vivre dans le monde imaginaire et le déni socialiste de réalité.

La Banque de Francfort contient un trésor, digne de la caverne d’Ali Baba, qui fait rêver Alexis Tsipras et les 40 voleurs, comme Hollande, qui voulait se défausser de sa gabegie avec les eurobons d’Ali Baba.

On découvre que Hollande ne dispose que de moyens très limités pour comprendre une réalité qui se révèle d’une complexité déconcertante, toujours changeante, une réalité économique qu’il ne peut saisir.

Et cela, au risque de provoquer l’effondrement du système bancaire européen. Aussi, les conceptions fumeuses de Hollande ne peuvent relever que d’un monde imaginaire totalement séparé de la réalité.

Comme la confusion totale, qui règne dans les esprits incompétents et agités des dirigeants de l’UE, n’est qu’un aspect de l’absence de compréhension, les décisions économiques et politiques des dirigeants de l’UE ne peuvent pas donner d’indications sur la façon dont les aides à la Grèce devraient être utilisées, parce que, dans l’état actuel de l’UE, l’usage courant des fonds alloués à la Grèce laisse toujours à désirer.

Si on peut évoquer la prise en otage des 18 pays de l’eurozone, au cours d’une campagne organisée de désinformation, menée par les partis de l’idéologie de gauche, au parlement de Londres, on a entendu :

"Si un pays ne contrôle pas sa dette, c’est la dette qui contrôle le pays."

Dr Thierry-Ferjeux Michaud-Nérard


Voir en ligne : http://www.l-union-fait-la-force.in...