Malgré sa dimension militaire, le 14 juillet n’est pas l’anniversaire d’une victoire sur une quelconque puissance étrangère, même pas contre l’Allemagne à laquelle nous ont pourtant opposé trois douloureux conflits.
Ce soir là, traditionnellement, la foule en liesse qui se retrouve pour danser autour du célèbre drapeau bleu blanc rouge célèbre d’abord le retour de sa liberté.
Parce que c’est l’anniversaire du soulèvement du peuple français contre un pouvoir fainéant et affaibli, suspecté de mettre le pays en coupe réglée et même de vouloir l’asservir à des intérêts étrangers.
Beaucoup de pays, d’un bout à l’autre du monde, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, se souviennent du message et admirent la France à cause de cela.
La France a toujours été l’amie de la résistance à l’oppression. On y trouve encore souvent le portrait de Che Guevara dans la chambre des enfants.
Certes aujourd’hui le patriotisme n’a pas bonne presse en général, mais les ressorts profonds qui motivèrent la révolution française sont toujours là. Le peuple avait faim, et soupçonnait la noblesse de vivre à ses dépens, en prélevant une part excessive de la richesse nationale, tandis que la classe moyenne issue des couches laborieuses, consciente de sa prospérité naissante, aspirait au pouvoir.
Aujourd’hui la France n’est plus en guerre contre aucun pays. Notre intervention en Afghanistan, par exemple, n’est qu’une simple opération de maintien de l’ordre pour aider un pays ami. Avec l’expérience de l’Algérie en plus.
En ce début du XXIème siècle, les grands conflits militaires semblent de plus en plus promis à l’enlisement, et cèdent de plus en plus la place à des affrontements économiques et financiers.
Ainsi par exemple, qui selon vous, d’un groupe Renault devenu multinational et d’un entrepreneur français comme Vincent Bolloré, est le plus patriotique ? Chacun des deux illustre à sa manière la capacité de défendre l’emploi et le rayonnement de notre pays, et nul ne peut prévoir aujourd’hui lequel des deux réussira le mieux.
Finalement, tout bien réfléchi, le 14 juillet, ce n’est pas la garden party de l’Elysée qu’il aurait fallu supprimer, c’est plutôt le défilé militaire.
CS
Faut-il supprimer le défilé du 14 juillet ? (Terra economica)
Comptes en Suisse : 3000 Français dans le collimateur de Bercy (Le Parisien)
Discours prononcé devant le Parlement d’Ottawa, 11 juillet 1944 (archive INA)
Wauquiez reconnaît avoir sollicité un financement à la City (LExpress.fr)
Le Cawa d’AdmiNet