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Petite loi Molle (projet Boutin) au Sénat ce 16 octobre 2008

vendredi 17 octobre 2008

Etat au 16 octobre 2008 lecture Sénat


Projet de loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion

Amendements Sénat (en italique)

CHAPITRE IER Dispositions relatives à la mobilisation des acteurs

Article 1er
I. - Dans l’intitulé du chapitre V du titre IV du livre IV, dans les articles L. 441-12, L. 445-1 à L. 445-3 et L. 445-7 du code de la construction et de l’habitation et au II bis de l’article 1388 bis du code général des impôts, les mots : « convention globale de patrimoine » et « convention globale » sont remplacés par les mots : « convention d’utilité sociale ».

I bis. - Après l’article L. 411-8 du code de la construction et de l’habitation, il est inséré un article L. 411-9 ainsi rédigé :
« Art. L. 411-9. - Les organismes d’habitations à loyer modéré élaborent un plan stratégique de patrimoine qui définit leur stratégie pour adapter leur offre de logements à la demande sur les différents secteurs géographiques où ils disposent d’un patrimoine, en tenant compte des orientations fixées par les programmes locaux de l’habitat. Le plan comprend une analyse du parc de logements existants selon sa qualité, son attractivité et son positionnement sur les marchés locaux de l’habitat. Il définit l’évolution à moyen et long terme des différentes composantes de ce parc, ainsi que les choix d’investissement et de gestion qui en résultent. Il prévoit les perspectives de développement du patrimoine de l’organisme. »

II. - L’article L. 445-1 du même code est ainsi modifié :
1° Les premier et deuxième alinéas sont ainsi rédigés :
« Avant le 31 décembre 2010, les organismes d’habitations à loyer modéré concluent avec l’Etat, sur la base du plan stratégique de patrimoine mentionné à l’article L. 411-9 et en tenant compte des programmes locaux de l’habitat, une convention d’utilité sociale d’une durée de six ans renouvelable.
« Les établissements publics de coopération intercommunale dotés d’un programme local de l’habitat et les départements sont associés, selon des modalités définies par décret en Conseil d’Etat, à l’élaboration des dispositions des conventions d’utilité sociale, relatives aux immeubles situés sur leur territoire. Ils peuvent être signataires des conventions d’utilité sociale conclues par les organismes disposant d’un patrimoine sur leur territoire. »

2° Il est complété par cinq alinéas ainsi rédigés :
« La convention d’utilité sociale comporte des indicateurs permettant de mesurer si les objectifs fixés pour chaque aspect de la politique de l’organisme mentionné au présent article ont été atteints. Ces indicateurs sont définis par décret en Conseil d’État.

« Si un organisme d’habitations à loyer modéré n’a pas adressé un projet de convention d’utilité sociale au représentant de l’État du département de son siège avant le 30 juin 2010, le ministre chargé du logement peut lui retirer une ou plusieurs des compétences mentionnées aux articles L. 421-1 à L. 421-4, L. 422-2 et L. 422-3, pendant une durée qui ne peut excéder cinq ans. Le ministre chargé du logement peut en outre, pour la même durée, majorer la cotisation due par cet organisme en vertu des dispositions de l’article L. 452-4, dans une proportion qui ne peut excéder le quintuple du montant initialement dû.
« Si au cours de la période conventionnelle de six ans, il apparaît que l’organisme signataire a, de son fait, manqué à ses engagements, une pénalité financière peut être prononcée à son encontre par le ministre chargé du logement. Cette pénalité, proportionnée à l’écart constaté entre les objectifs définis par la convention et le degré de leur réalisation, ne peut excéder 100 € par logement sur lequel l’organisme détient un droit réel, augmenté du montant de l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties dont il a, le cas échéant, bénéficié pour une fraction de son patrimoine au cours du dernier exercice connu. La pénalité est recouvrée au bénéfice de la Caisse de garantie du logement locatif social, dans les conditions prévues à l’avant-dernier alinéa de l’article L. 452-5.

« Si, au cours de la durée de la convention, le représentant de l’Etat signataire de la convention constate que l’organisme n’a pas respecté les engagements définis par la convention, il le met en demeure de présenter ses observations et, le cas échéant, de faire des propositions permettant de remédier aux manquements constatés dans un délai d’un mois.
« Si cet examen de la situation de l’organisme démontre que celui-ci a gravement manqué, de son fait, à ses engagements, le représentant de l’Etat propose au ministre chargé du logement de prononcer une pénalité à son encontre.
« Le montant de cette pénalité, proportionné à l’écart constaté entre les objectifs définis par la convention et leur degré de réalisation ainsi qu’à la gravité des manquements, ne peut excéder 100 euros par logement sur lequel l’organisme détient un droit réel, augmenté du montant de l’exonération de la taxe foncière sur les propriétés bâties dont il a, le cas échéant, bénéficié pour une fraction de son patrimoine au cours du dernier exercice connu.
« La pénalité est recouvrée au bénéfice de la Caisse de garantie du logement locatif social, dans les conditions prévues à l’avant-dernier alinéa de l’article L. 452-5. »

III. - Le sixième alinéa de l’article L. 445-2 du même code est ainsi modifié :
« Les dispositions du présent alinéa ne sont toutefois pas obligatoires pour les organismes qui procèdent à l’établissement de leur première convention d’utilité sociale. »
1° Dans la première phrase du premier alinéa, les mots : « ainsi qu’à » sont remplacés par les mots : « , qui tiennent compte des engagements fixés par les accords mentionnés aux articles L. 441-1-1 et L. 441-1-2, ainsi que celles relatives à » ;
« Il précise les actions d’accompagnement menées, en lien avec les associations d’insertion, en faveur des personnes mentionnées au II de l’article L. 301 1, notamment celles occupant les logements ayant bénéficié des financements prévus au II de l’article R. 331 1. » ;
Le rôle social d’un organisme de logement social ne peut se concevoir que de manière globale et doit donc comporter une dimension d’accompagnement que l’organisme peut utilement confier à une association d’insertion.

2° Dans la seconde phrase du dernier alinéa, les mots : « douzième année » sont remplacés par les mots : « sixième année ».

IV. - L’article L. 445-4 du même code est complété par l’alinéa suivant :
« La convention d’utilité sociale peut prévoir, à titre expérimental, pour sa durée un dispositif permettant de moduler les loyers en fonction des revenus des locataires nonobstant les plafonds de loyers fixés par la convention conclue en application de l’article L. 351-2. Ces loyers ne peuvent excéder une part des ressources de l’ensemble des personnes vivant au foyer. Le minimum et le maximum de cette part, ainsi que les conditions de détermination des ressources des personnes vivant au foyer sont déterminés par décret en Conseil d’État. Dans l’année qui suit la fin des expérimentations engagées, un rapport d’évaluation établi par le gouvernement sera remis au parlement. »

V. - La seconde phrase du second alinéa du II de l’article 1388 bis du code général des impôts est complétée par les mots : « ainsi qu’aux impositions établies au titre de l’année 2010 lorsqu’une convention a été conclue ou renouvelée en 2009 ».

Article 2
I. - Le chapitre III du titre II du livre IV du code de la construction et de l’habitation est complété par un article L. 423-14 ainsi rédigé :

« Art. L. 423-14. - Les organismes d’habitations à loyer modéré sont soumis à un prélèvement sur leurs ressources financières lorsqu’au cours des deux derniers exercices comptables, leurs investissements annuels moyens, sont restés inférieurs à une fraction de leur potentiel financier annuel moyen, calculé sur la même période. Cette fraction ne peut être supérieure à la moitié du potentiel annuel moyen des deux derniers exercices. Le prélèvement des ressources est calculé, selon un taux progressif, sur le potentiel financier annuel moyen des deux derniers exercices sans pouvoir excéder le tiers de celui-ci. Il est recouvré selon les procédures, sûretés, garanties et sanctions applicables en matière de taxes sur le chiffre d’affaires.
« Il n’y a pas de prélèvement si le produit de celui-ci est inférieur à 10 000 € ou si, à la date du prélèvement, l’organisme bénéficie des mesures de prévention ou de redressement de la Caisse de garantie du logement locatif social mentionnées à l’article L. 452-1.

« Les organismes soumis à ce prélèvement versent avant le 30 juin de chaque année le montant des sommes dont ils sont redevables à la Caisse de garantie du logement locatif social.
« Les organismes qui ne communiquent pas les informations nécessaires à l’application des présentes dispositions acquittent une pénalité de 300 € par logement locatif dont ils sont propriétaires ; ce montant est doublé en cas de récidive. »

II. - Après le premier alinéa de l’article L. 452-1 du même code, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« Elle gère un fonds constitué des prélèvements prévus à l’article L. 423-14 et destiné à aider les organismes d’habitations à loyer modéré et les sociétés d’économie mixte à financer des opérations de construction et d’amélioration de leur parc de logements locatifs sociaux, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État. »

III. - L’article L. 452-3 du même code est complété d’un g ainsi rédigé :
« g) Du produit des pénalités recouvrées en application des articles L. 423-14 et L. 445-1. »

IV. - Le premier alinéa de l’article L. 481-1-1 du même code est ainsi complété :
« Elles sont soumises au prélèvement prévu à l’article L. 423-14. »

V. - Un décret en Conseil d’État fixe les conditions d’application du présent article et définit, notamment, les investissements annuels moyens mentionnés à l’article L. 423-14 du code de la construction et de l’habitation.

Article 3

I. - Le chapitre III du titre Ier du livre troisième du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :
1° Les articles L. 313-1 à L. 313-3 sont ainsi rédigés :
« Art. L. 313-1. - Les employeurs occupant au minimum vingt salariés, à l’exception de l’État, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics administratifs, assujettis à la taxe sur les salaires prévue à l’article 231 du code général des impôts, autres que ceux qui appartiennent à des professions relevant du régime agricole au regard des lois sur la sécurité sociale pour lesquelles des règles spéciales ont été édictées en application du a du 3 dudit article 231, doivent consacrer des sommes représentant 0,45 % au moins du montant, entendu au sens des règles prévues aux chapitres Ier et II du titre IV du livre II du code de la sécurité sociale, des rémunérations versées par eux au cours de l’exercice écoulé au financement d’actions dans le domaine du logement, en particulier du logement des salariés, et de la politique de la ville.
« Le versement mentionné au précédent alinéa doit être effectué au profit d’un organisme agréé par le ministre chargé du logement aux fins de collecter la participation des employeurs à l’effort de construction, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État.
« Toutefois, un employeur peut se libérer de ses obligations en investissant directement en faveur du logement de ses salariés, dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État.
« Ces dispositions sont applicables aux établissements publics ayant un caractère industriel ou commercial, ainsi qu’aux organismes de l’État, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics ayant le même caractère.

« Art. L. 313-2. - Les employeurs qui, en raison de l’accroissement de leur effectif, atteignent ou dépassent l’effectif de vingt salariés, sont dispensés pendant trois ans du paiement de la cotisation relative à la participation. Le montant de leur participation est réduit respectivement de 75 %, 50 % et 25 %, les première, deuxième et troisième années suivant la dernière année de dispense. Les employeurs ayant dépassé l’effectif de vingt salariés avant le 1er septembre 2005 et qui, en 2005, bénéficiaient d’une dispense ou d’une réduction du montant de leur participation continuent à bénéficier de cette dispense ou de cette réduction dans les conditions antérieures.
« Les dispositions de l’alinéa précédent ne sont pas applicables lorsque l’accroissement de l’effectif résulte de la reprise ou de l’absorption d’une entreprise ayant employé vingt salariés ou plus au cours de l’une des trois années précédentes.
« Dans ce cas, la cotisation visée au premier alinéa du présent article est due dans les conditions de droit commun dès l’année au cours de laquelle l’effectif de vingt salariés est atteint ou dépassé.

« Art. L. 313-3. - Les ressources de la participation des employeurs à l’effort de construction sont composées des versements des employeurs et des retours des prêts antérieurement consentis à l’aide de ressources issues de la participation des employeurs à l’effort de construction, ainsi que de, dans des conditions définies par décret en Conseil d’État, l’affectation du résultat des collecteurs agréés.
Ces ressources sont consacrées aux catégories d’emplois suivantes :
« a) À la mise en oeuvre du programme national de requalification des quartiers anciens dégradés et du programme national de rénovation urbaine, ainsi qu’au soutien à l’amélioration du parc privé ;
« b) Au soutien à la construction, à la réhabilitation et à l’acquisition de logements locatifs sociaux, ainsi qu’à la production de logements locatifs intermédiaires ;
« c) À des interventions à caractère très social dans le domaine du logement, notamment sous la forme d’opérations relatives au logement des personnes défavorisées et de dépenses d’accompagnement social ;

« d) À des aides à des personnes physiques pour leurs projets d’accession à la propriété, de réhabilitation de leur logement, d’accès au logement locatif, de changement de logement ou de maintien dans celui-ci ;
« e) À la participation à des actions de formation, d’information ou de réflexion menées par des associations agréées par l’État ;
« f) Au versement de compensations à des organismes d’assurance qui proposent des contrats d’assurance contre les impayés de loyer qui respectent un cahier des charges, fixé par décret en Conseil d’État.
« Ces interventions peuvent prendre la forme de prêts, de prise en garantie ou de subventions à des personnes physiques ou morales, à des opérateurs de l’État ou à des associations agréées par l’État.
« Pour chaque catégorie d’emplois, la nature des emplois correspondants et leurs règles générales d’utilisation sont fixées par décret en Conseil d’État, pris après avis des représentants des organisations syndicales et patronales membres de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17. Les enveloppes minimales et maximales qui leur sont consacrées annuellement sont fixées par décret. » ;

2° L’article L. 313-7 est ainsi rédigé :
« Art. L. 313-7. - L’Agence nationale pour la participation des employeurs à l’effort de construction est un établissement public industriel et commercial.
« Elle est chargée d’une mission d’étude, d’évaluation et de contrôle relative à la participation des employeurs à l’effort de construction.
« À ce titre, elle a un rôle :
« a) De suivi statistique, comptable et financier de la participation des employeurs à l’effort de construction ;
« b) De contrôle du respect des conditions d’agrément des organismes collecteurs et de suivi de leur performance en terme de gestion ;
« c) De contrôle du respect de la réglementation et des obligations de toute nature incombant :
« - aux organismes collecteurs agréés,
« - à l’organisme mentionné à l’article L. 313-17,
« - aux organismes soumis au contrôle, au sens de l’article L. 430-1 du code du commerce, des organismes collecteurs agréés ou de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17,
« - aux organismes qui bénéficient, directement ou indirectement, de concours financiers des collecteurs ou de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17.
« Les organismes d’habitations à loyer modéré définis à l’article L. 411-2 sont exclus du champ du contrôle de l’agence ;
« d) De contrôle de l’emploi de la participation des employeurs à l’effort de construction ;
« e) D’évaluation de la contribution de la participation des employeurs à l’effort de construction aux orientations visées à l’article L. 313-3.
« Au titre de ses activités, notamment :
« a) Elle détermine la liste, le modèle et les délais de transmission des documents et informations qui doivent lui être remis ;
« b) Elle peut demander tous les renseignements, éclaircissements ou justifications nécessaires à l’exercice de sa mission ;
« c) Elle peut demander la communication de tous documents comptables ;
« d) Elle propose au ministre chargé du logement la désignation de ceux de ses agents habilités à exercer les contrôles nécessaires à l’accomplissement des missions définies aux alinéas précédents. Ces agents sont astreints au secret professionnel dans les conditions et sous les peines prévues aux articles 226-13 et 226-14 du code pénal. Ce secret ne peut leur être opposé, sauf par les auxiliaires de justice.
« Le contrôle exercé par l’agence s’effectue sans préjudice des compétences dévolues aux autres organes d’inspection et de contrôle concernés. » ;

3° L’article L. 313-9 est abrogé ;

4° L’article L. 313-11 est ainsi rédigé :
« Art. L. 313-11. - L’agence est administrée par un conseil d’administration composé de cinq représentants de l’État et de trois personnalités désignées par le ministre chargé du logement en raison de leurs compétences en matière de logement.
« Les modalités d’organisation et de fonctionnement de l’agence sont déterminées par décret en Conseil d’État. » ;

5° L’article L. 313-12 est ainsi rédigé :
« Art. L. 313-12. - L’agence est financée, pour son fonctionnement par un prélèvement opéré chaque année sur les sommes versées au titre de l’article L. 313-1 aux organismes agréés.
« Le montant de ce prélèvement est déterminé annuellement par le conseil d’administration de l’agence dans la limite d’un plafond fixé par arrêté conjoint des ministres intéressés. » ;

6° Les articles L. 313-13 à L. 313-16 sont ainsi modifiés :
a) À l’article L. 313-13, au premier alinéa, les mots : « l’association concernée » sont remplacés par les mots : « l’organisme contrôlé » ; au troisième alinéa, les mots : « l’organisme intéressé » sont remplacés par les mots « l’organisme contrôlé », le montant « 1 500 000 euros » est remplacé par les mots « deux millions d’euros » et les mots : « l’association » sont remplacés par les mots : « l’organisme contrôlé » ;

b) À l’article L. 313-14, les mots : « l’association » sont remplacés par les mots : « l’organisme collecteur » ;
c) À l’article L. 313-15, au deuxième alinéa les mots : « d’une association » sont remplacés par les mots : « d’un organisme collecteur », les mots : « une association titulaire de l’agrément prévu à l’article L. 313-7 » sont remplacés par les mots : « un organisme collecteur agréé » ; au troisième alinéa, les mots : « une association titulaire de l’agrément prévu à l’article L. 313-7 » sont remplacés par les mots : « un organisme collecteur agréé » ;
d) À l’article L. 313-16, le premier alinéa est supprimé ; au deuxième alinéa, les mots : « d’un de ces organismes » sont remplacés par les mots : « de l’un des organismes collecteurs agréés » ; au troisième alinéa, les mots : « ne respecte pas les conventions prévues au 2° et 2°bis de l’article L. 313-19 » sont supprimés, les mots : « du 4° du même article » sont remplacés par les mots : « du 7° de l’article L. 313-19 » ;

7° Dans les articles L. 313-8 à L. 313-16-4, les mots : « l’Agence nationale pour la participation des employeurs à l’effort de construction » sont à chaque occurrence remplacés par les mots : « l’agence » et les mots : « l’agence nationale » sont à chaque occurrence remplacés par les mots : « l’agence » ;

8° L’article L. 313-19 est ainsi rédigé :
« Art. L. 313-19. - L’organisme mentionné à l’article L. 313-17 :
« 1° Représente les intérêts communs de ses associés ;
« 2° Assure la mise en oeuvre des politiques nationales d’emploi des ressources issues de la participation des employeurs à l’effort de construction dans les conditions définies à l’article L. 313-3 par les associés collecteurs ou par elle à partir de ressources appelées auprès des associés collecteurs ;

« 3° Mobilise l’ensemble des associés collecteurs pour la mise en oeuvre de la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale, notamment par l’utilisation d’une partie des droits de réservation mentionné à l’article L. 313-26 dont ils sont titulaires ;

« 4° Gère un fonds d’interventions sociales pour la mise en oeuvre des interventions mentionnées au c de l’article L. 313-3 ;

« 5° Veille :
« - à la bonne application, dans les sociétés mentionnées à l’article L. 422-2 dont les organismes collecteurs sont actionnaires de référence au sens de l’article L. 422-2-1, de la politique nationale de l’habitat et du renouvellement urbain qu’expriment les conventions conclues par l’État avec l’union regroupant les fédérations d’organismes d’habitations à loyer modéré ;
« - à permettre le regroupement des actions des sociétés mentionnées à l’article L. 422-2 détenues par les associés collecteurs sans pouvoir organiser de concentration nationale ;
« - à donner des consignes de vote sur les décisions prises en assemblée des actionnaires ou des administrateurs de ces mêmes sociétés lorsqu’elles portent sur des opérations liées à leur capital ;
« - à assurer, dans les sociétés dont ils sont actionnaires de référence au sens de l’article L. 422-2-1, le respect des principes déontologiques qu’elle fixe ;

« 6° Assure :
« - la coopération entre associés ;
« - la coordination des tâches de collecte ;
« - l’harmonisation des modalités d’emploi des fonds issus de la participation des employeurs à l’effort de construction ;
« - avec les associations départementales d’information sur le logement qui ont signé une convention avec l’État, l’information sur le logement des salariés ;
« - l’amélioration de la gestion des associés collecteurs ;

« 7° Élabore, dans l’intérêt commun, des recommandations aux associés aux fins mentionnées au 2°, 3°, 4° et 5°. Ces recommandations s’imposent aux associés collecteurs ;

« 8° Donne, en considération des intérêts communs que l’organisme mentionné à l’article L. 313-17 représente et des objectifs des politiques nationales d’emploi des ressources issues de la participation des employeurs à l’effort de construction, un avis conforme préalablement aux opérations par lesquelles les associés collecteurs :
« - constituent, cèdent ou transforment des créances ou accordent des subventions avec les fonds issus de la participation des employeurs à l’effort de construction, dans des conditions qui dérogent aux recommandations mentionnées au 6°,
« - convertissent ou transforment en titres ou subventions des créances constituées avec les fonds de même provenance ;
« - prennent ou cèdent des participations financées avec les fonds de même provenance ;

« 9° Assure, dans les limites fixées par ses statuts, la gestion d’autres intérêts communs de ses associés et contribue au développement de leurs activités. Ces opérations sont retracées dans une comptabilité distincte.

« Les associés collecteurs communiquent à l’organisme mentionné à l’article L. 313-17 les renseignements nécessaires à l’exercice de sa mission.
« Les statuts de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17 sont approuvés par décret. » ;

9° L’article L. 313-20 est ainsi rédigé :
« Art. L. 313-20. - L’organisme mentionné à l’article L. 313-17 dispose d’un fonds d’intervention, d’un fonds d’interventions sociales et d’un fonds dénommé fonds de garantie universelle des risques locatifs.
« I. - Le fonds d’intervention contribue à la bonne adaptation des ressources des associés collecteurs aux besoins locaux et à la bonne exécution par l’organisme mentionné à l’article L. 313-17 des politiques nationales et locales d’emploi de la participation des employeurs à l’effort de construction.
« II. - Le fonds de garantie universelle des risques locatifs assure le versement des compensations mentionnées au f de l’article L. 313-3.
« Il peut également verser des garanties de loyer et charges aux bailleurs des secteurs locatifs mentionnés aux troisième à cinquième alinéas de l’article 41 ter de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986 tendant à favoriser l’investissement locatif, l’accession à la propriété de logements sociaux et le développement de l’offre foncière, qui ne souscrivent pas de contrats d’assurance contre le risque de loyers impayés.
« En dehors des contributions des associés collecteurs et de toutes ressources de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17, le fonds de garantie universelle des risques locatifs est alimenté par une fraction des primes ou cotisations qui lui sont confiées par les organismes d’assurance qui proposent la souscription de contrats d’assurance contre le risque de loyers impayés respectant le cahier des charges sociales mentionnées au f de l’article L. 313-3.
« Un décret en Conseil d’État, pris après consultation de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17, fixe les règles de gestion et de fonctionnement du fonds de garantie universelle des risques locatifs et du fonds d’interventions sociales.
« L’organisme mentionné à l’article L. 313-17 garantit l’équilibre financier de ce fonds.
« III. - Chaque associé collecteur apporte sa contribution à chaque fonds. Le conseil d’administration de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17 fixe le montant des contributions sous la forme :
« - de versements ;
« - de transferts de créances constituées avec des fonds issus de la participation des employeurs à l’effort de construction ;
« - ou d’inscriptions, au bilan de ces associés, de dettes dont le paiement à l’organisme mentionné à l’article L. 313-17 est garanti par les actifs des associés issus de cette participation.
« Chaque fonds peut également être alimenté par toutes ressources de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17.
« Sont retracées dans une comptabilité distincte, respectivement :
« - les opérations de chacun des fonds ;
« - au sein du fonds d’intervention les opérations relatives à chacune des politiques d’emploi mentionnées au 2° et au 3° de l’article L. 313-19 ;
« - au sein du fonds de garantie universelle des risques locatifs les opérations mentionnées au premier alinéa du II du présent article d’une part, et celles mentionnées au deuxième alinéa du II de ce même article d’autre part. » ;

10° L’article L. 313-22 est ainsi rédigé :
« Art. L. 313-22. - Le budget et le compte financier annuels de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17 sont adoptés par le conseil d’administration.
« L’état d’avancement de l’exécution du budget est présenté trois fois par an au conseil d’administration assorti de propositions de mesures correctrices en cas de décalage important par rapport aux prévisions budgétaires. » ;

11° L’article L. 313-23 est ainsi rédigé :
« Art. L. 313-23. - Trois commissaires du Gouvernement représentent l’État auprès de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17. Chaque commissaire du Gouvernement peut disposer d’un suppléant. Ils assistent aux séances du conseil d’administration. Ils peuvent se faire communiquer tous documents.
« Chaque commissaire du Gouvernement peut demander l’inscription d’un ou de plusieurs points à l’ordre du jour.
« Chaque commissaire du Gouvernement peut opposer son veto, dans le délai d’un mois suivant la prise de la délibération :
« - aux délibérations qui ont un impact sur l’équilibre financier des fonds issus de la participation des employeurs à l’effort de construction,
« - aux délibérations non conformes à la réglementation,
« - aux délibérations qui portent sur le budget et le compte financier de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17,
« - aux délibérations relatives aux statuts et à l’organisation de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17.

12° À l’article L. 313-26-1, les mots : « par une convention conclue entre l’État et l’Union d’économie sociale du logement » sont remplacés par les mots : « par décret en Conseil d’État » ;

13° À l’article L. 313-31, les mots : « des associations mentionnées à l’article L. 313-7 et des organismes mentionnés au premier alinéa de l’article L. 313-16 » sont remplacés par les mots : « des organismes collecteurs agréés » ;

14° a) À l’article L. 313-32-1, au premier alinéa, les mots : « pour l’exécution, dans les conditions prévues au présent chapitre, des conventions mentionnées au 2° de l’article L. 313-19 définissant les politiques nationales d’emploi des fonds issus de la participation des employeurs à l’effort de construction » sont remplacés par les mots : « pour la mise en oeuvre des politiques nationales d’emploi des ressources issues de la participation des employeurs à l’effort de construction, les organismes collecteurs reçoivent une partie des sommes collectées au titre de l’article L. 313-1 par les organismes, agréés aux fins de les collecter » ;
b) La deuxième phrase du deuxième alinéa est supprimée ;

15° L’article L. 313-33 est ainsi rédigé :
« Art. L. 313-33. - Les statuts de l’association pour l’accès aux garanties locatives sont approuvés par décret.
« Sont commissaires du Gouvernement auprès de l’association les commissaires du Gouvernement auprès de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17. Ils disposent des mêmes pouvoirs au sein de l’association que ceux mentionnés à l’article L. 313-23. Les dispositions de l’article L. 313-22 s’appliquent également à l’association.
« L’objet de l’association, soumise au contrôle de la Cour des comptes, de l’inspection générale des finances et aux dispositions du titre II de la loi n° 91-3 du 3 janvier 1991 relative à la transparence et à la régularité des procédures de marché et soumettant la passation de certains contrats à des règles de publicité et de mise en concurrence, est d’organiser le dispositif de garantie des risques locatifs mentionné au troisième alinéa de l’article L. 313-20. »

16° Il est créé un article L.313-34 ainsi rédigé :
« Art. L. 313-34. - Les modalités d’application du présent chapitre sont fixées par décret en Conseil d’État. »

II. - L’ensemble des engagements pris par l’Agence nationale pour la participation des employeurs à l’effort de construction au titre de son activité de programmation de la fraction de la participation consacrée par priorité au logement des travailleurs immigrés et de leur famille est transféré au fonds d’interventions sociales mentionné à l’article L. 313-20.

III. - Le fonds de soutien de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17 est transformé en une section comptable du fonds d’intervention de cet organisme.

IV. - L’article 116 de la loi n° 2001-1275 du 28 décembre 2001 de finances pour 2002 est abrogé.
Les statuts de l’association foncière logement sont approuvés par décret.
Sont commissaires du Gouvernement auprès de l’association les commissaires du Gouvernement auprès de l’organisme mentionné à l’article L. 313-17 du code de la construction et de l’habitation. Ils disposent des mêmes pouvoirs au sein de l’association que ceux mentionnés à l’article L. 313-23 du même code. Les dispositions de l’article L. 313-22 du même code s’appliquent également à l’association.
L’objet de l’association, soumise au contrôle de la Cour des comptes, de l’inspection générale des finances et aux dispositions du titre II de la loi n° 91-3 du 3 janvier 1991 relative à la transparence et à la régularité des procédures de marché et soumettant la passation de certains contrats à des règles de publicité et de mise en concurrence, est de réaliser des programmes de logements contribuant à la mixité des villes et des quartiers. Ces programmes concernent, d’une part, la réalisation de logements locatifs libres dans les quartiers faisant l’objet d’opérations de renouvellement urbain, d’autre part, la réalisation de logements locatifs sociaux dans les agglomérations dont le marché immobilier est tendu.
L’association est autorisée à contribuer par transfert d’actifs au financement des régimes de retraites complémentaires obligatoires des salariés du secteur privé par répartition, institués par voie d’accords collectifs interprofessionnels. Les apports et subventions reçus par cette association conformément à son objet pour le financement de ses immobilisations, les profits ou les pertes ainsi que les plus-values ou les moins-values réalisés à l’occasion des transferts d’actifs mentionnés à la phrase précédente, sont exclus de la base de calcul de l’impôt sur les sociétés. La fraction des amortissements correspondant au prix de revient des immobilisations financé directement ou indirectement par les apports et subventions mentionnés à la phrase précédente est également exclue de la base de calcul de l’impôt sur les sociétés de cette association et de toutes les autres personnes morales qui comptabilisent ces amortissements ;

V. - Au II de l’article 85 de la loi n° 2007-1824 du 25 décembre 2007 de finances rectificative pour 2007, les mots : « neuvième alinéa » sont remplacés par les mots : « troisième alinéa ».

Article 4
Le chapitre III du titre III du livre IV du code de la construction et de l’habitation est complété par trois articles ainsi rédigés :
« Art. L. 433-2. - Un organisme d’habitations à loyer modéré mentionné à l’article L. 411-2 peut, dans le cadre des dispositions de l’article L. 261-3 ou de l’article L. 262-1 :
« - acquérir des immeubles ayant les caractéristiques de logement-foyer mentionné à l’article L. 633-1 et de résidence hôtelière à vocation sociale mentionnée à l’article L. 631-11 ;

« - acquérir des ouvrages de bâtiment auprès d’un autre organisme d’habitations à loyer modéré ou d’une société d’économie mixte ;
« - acquérir des logements dans la limite d’une surface hors oeuvre nette globale inférieure à la moitié de la surface hors oeuvre nette totale du programme de construction dans lequel ces logements sont inclus, à la condition que le programme de construction ait été établi par un tiers et les demandes de permis de construire déjà enregistrées. »

« Art. L. 433-3. - Dans le cadre des dispositions de l’article L. 261-3 ou de l’article L. 262-1, un organisme d’habitations à loyer modéré mentionné à l’article L. 411-2, ou un groupement constitué entre des organismes d’habitation à loyer modéré, peut acquérir, sur des terrains dont il n’est pas propriétaire, auprès d’un ou plusieurs opérateurs, des programmes de logements ne répondant pas à la condition de surface mentionnée au dernier alinéa de l’article L. 433-2, après un appel d’offres précisant le nombre, la répartition par catégories et les caractéristiques techniques des logements. »

« Art. L. 433-4. - Les appels d’offres mentionnés à l’article L. 433-3 sont soumis aux règles fixées par le code des marchés publics ou, lorsqu’ils sont lancés par un organisme privé d’habitations à loyer modéré ou par un groupement dont ne relève aucun office public de l’habitat, par l’ordonnance n° 2005-649 du 6 juin 2005 relative aux marchés passés par certaines personnes publiques ou privées non soumises au code des marchés publics et les textes pris pour l’application de cette ordonnance.
« Pour l’application du présent article, le montant estimé des acquisitions est assimilé au montant estimé des travaux mentionné, selon le cas, dans le code des marchés publics ou les textes pris pour l’application de l’ordonnance du 6 juin 2005 précitée. »

Article 5
Après l’article L. 443-7 du code de la construction et de l’habitation, il est ajouté un article L. 443-7-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 443-7-1. - Lorsqu’ils sont votés en assemblée générale du syndicat des copropriétaires, les travaux font l’objet de provisions spéciales constituées en application du sixième alinéa de l’article 18 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis et sont à la charge des copropriétaires.
« Ces provisions spéciales sont obligatoirement déposées sur un compte séparé ouvert au nom du syndicat des copropriétaires avec une rubrique particulière pour chacun des copropriétaires. Le compte et les rubriques ne peuvent faire l’objet d’une convention de fusion, de compensation ou d’unité de comptes. »

Article 6
I. - À la section 2 du chapitre II de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, les articles 29-1 à 29-6 deviennent les articles 29-3 à 29-8 et deux nouveaux articles 29-1 et 29-2 sont insérés.
II. - L’article 29-1 est ainsi rédigé :
« Art. 29-1. - Lorsque les impayés atteignent 25 % du budget prévisionnel mentionné à l’article 14-1, le syndic saisit le président du tribunal de grande instance d’une demande de désignation d’un observateur du syndicat, chargé d’analyser la situation financière de celui-ci et, le cas échéant, l’état de l’immeuble.
« En l’absence de saisine par le syndic, le président du tribunal de grande instance peut être saisi d’une même demande par des copropriétaires représentant ensemble 15 % au moins des voix du syndicat.
« Le président du tribunal de grande instance peut également être saisi d’une même demande par les créanciers, lorsque les factures d’abonnement à un service de fourniture d’énergie et d’eau, ainsi que les factures de travaux prévus à l’article 14-2, votés par l’assemblée générale et exécutés, restent impayées par le syndic sur une période de douze mois.
« Dans tous les cas, le maire de la commune où est implanté l’immeuble est informé de la saisine par le ou les demandeurs.
« Un décret en Conseil d’État précise les modalités d’application du présent article. »

III. - L’article 29-2 est ainsi rédigé :
« Art. 29-2. - Le président du tribunal de grande instance, statuant comme en matière de référé ou par ordonnance sur requête, désigne un observateur du syndicat des copropriétaires, aux frais du syndicat des copropriétaires dans le cas prévu au premier alinéa de l’article 29-1, du syndic dans le cas prévu au deuxième alinéa et des créanciers dans le cas prévu au troisième alinéa. »
« Dans un délai de trois mois, renouvelable une fois, l’observateur adresse au président du tribunal de grande instance un rapport présentant l’analyse de la situation financière du syndicat et de l’état de l’immeuble ainsi que les mesures de nature à permettre de redresser cette situation financière et d’améliorer l’état de l’immeuble.
« Le greffe transmet copie du rapport au syndic et au maire, pour information de ce dernier.
« Après avoir entendu le conseil syndical, le syndic inscrit à l’ordre du jour de la prochaine assemblée générale toutes les questions nécessaires à la mise en oeuvre du rapport.
« Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application de cet article ».

IV. - Le dernier alinéa de l’article 29-3 est remplacé par les dispositions suivantes :

« La décision désignant l’administrateur provisoire fixe la durée de la mission, qui ne peut être inférieure à douze mois. Lorsqu’aucun rapport mentionné à l’article 29-2 n’a été établi au cours de l’année précédente, l’administrateur rend, au plus tard à l’issue des six premiers mois de sa mission, un rapport intermédiaire présentant les mesures à adopter pour redresser la situation financière du syndicat. Le président du tribunal de grande instance peut à tout moment modifier la mission de l’administrateur provisoire, la prolonger ou y mettre fin à la demande de l’administrateur provisoire, d’un ou plusieurs copropriétaires, du préfet du département, du procureur de la République ou d’office. »

CHAPITRE II Programme national de requalification des quartiers anciens dégradés

Article 7
Le programme national de requalification des quartiers anciens dégradés vise à engager les actions nécessaires à la requalification des quartiers anciens les plus dégradés tout en développant une mixité des habitants et des activités dans ces quartiers et en améliorant significativement la performance énergétique des bâtiments. Le programme concerne les quartiers, dont la liste sera fixée par décret, présentant une part élevée d’habitat indigne et une situation économique et sociale des habitants particulièrement difficile.

Les actions de ce programme peuvent porter notamment sur :
- la requalification des îlots d’habitat dégradé à travers l’acquisition du foncier, le relogement des occupants et la revente du foncier nu ou bâti,
- le développement et la requalification de l’offre de logement et d’hébergement,
- la réhabilitation du parc privé existant,
- la lutte contre l’habitat indigne,
- l’aménagement des espaces et des équipements publics de proximité,
- la réorganisation ou la création d’activités économiques et commerciales,
- le relogement et l’accompagnement social des ménages en privilégiant leur maintien au sein du même quartier requalifié,
- et toute action concourant à la réussite du programme, en particulier en matière d’études ou d’ingénierie.
Pour la période 2009-2016, le programme national prévoit l’aide à la réhabilitation de 60 000 logements privés et la production de 50 000 logements locatifs sociaux conventionnés dont 5 000 places d’hébergement ou de logement de transition. Il vise à réhabiliter 140 000 logements privés dégradés sur l’ensemble du territoire national sur huit ans.

Article 8
I. - Il est ajouté, à l’article 10 de la loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, un septième alinéa ainsi rédigé :
« L’ANRU est, en outre, chargée de contribuer à la mise en oeuvre du programme national de requalification des quartiers anciens dégradés mentionnés à l’article 10 de loi n° ...... du ......... de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, en accordant des concours financiers aux collectivités territoriales, aux établissements publics de coopération intercommunale compétents et aux organismes publics ou privés, qui conduisent, selon les modalités visées au deuxième alinéa du présent article, les opérations concourant à la réalisation de ce programme. »

II. - L’Agence nationale de l’habitat contribue à la mise en oeuvre du programme national de requalification des quartiers anciens dégradé mentionné à l’article 10 de la loi n° ................ du ........ de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion. »

III. - Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’utilisation du fonds d’intervention pour la sauvegarde de l’artisanat et du commerce pour les opérations inscrites dans les quartiers éligibles au programme national de requalification des quartiers anciens dégradés.

IV. - Il est inséré un article L. 321-1-2 dans le code de la construction et de l’habitation :
« Art. L. 321-1-2. - L’Agence nationale de l’habitat, les collectivités territoriales et leurs établissements publics, et le cas échéant tout autre partenaire public ou privé peuvent créer, par voie de convention, des fonds locaux de réhabilitation de l’habitat privé regroupant leurs financements pour conduire les opérations concourant à la réalisation du programme mentionné à l’article 10 de la loi n° ...... du ......... de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion.
« Ces fonds sont gérés par les collectivités territoriales ou les établissements publics de coopération intercommunale compétents en matière de politique locale de l’habitat ou par une personne morale de droit public ou privé qu’ils auront désignée pour conduire ces opérations.
« Les modalités de création, de gestion, d’utilisation de ces fonds, les modalités de désignation de leur gestionnaire, ainsi que celles du contrôle exercé par l’État sur la gestion de ces fonds, sont fixées par décret.

V. - Le titre II du livre III du code de l’urbanisme est ainsi modifié :
1° L’article L. 321-1 est complété par un alinéa ainsi rédigé :

« Lorsqu’ils procèdent à des opérations de requalification des quartiers anciens dégradés, au sens de l’article 10 de la loi n° ...... du ......... de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, ces établissements publics peuvent gérer les fonds locaux de réhabilitation de l’habitat privé créés en application du IV de l’article 11 de cette loi. » ;

2° Au troisième alinéa de l’article L. 325-1, les mots : « contrat de ville » sont remplacés par le membre de phrase suivant : « contrat urbain de cohésion sociale ou inscrits au programme national de requalification des quartiers anciens dégradés mentionné à l’article 10 de la loi n° ... du ......... de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion. » ;

3° L’article L. 326-1 est complété par les mots suivants : « et des opérations de requalification des quartiers anciens dégradés, au sens de l’article 10 de loi n° ...... du ......... de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion. Lorsqu’ils procèdent à ces dernières opérations, ils peuvent gérer les fonds locaux de réhabilitation de l’habitat privé créés en application du IV de l’article 11 de cette loi. ».

CHAPITRE III Mesures en faveur du développement d’une offre nouvelle de logements

Article 9

I. - L’article L. 301-5-1 du code de la construction et de l’habitation est complété par deux alinéas ainsi rédigés :
« La convention ne peut pas être conclue ou renouvelée avec un établissement public de coopération intercommunale lorsque le représentant de l’État estime que les demandes motivées de modifications mentionnées au dernier alinéa de l’article L. 302-2 et l’avis émis par le comité régional de l’habitat sur le projet de programme local de l’habitat de l’établissement public de coopération intercommunale suivant la procédure mentionnée au quatrième alinéa de l’article L. 302-2 n’ont pas suffisamment été pris en compte par l’établissement public de coopération intercommunale.
« La convention mentionnée au premier alinéa peut être dénoncée par le représentant de l’État lorsque les résultats du bilan triennal d’exécution du programme local de l’habitat mentionné au deuxième alinéa de l’article L. 302-3 sont manifestement insuffisants par rapport aux objectifs définis dans la convention. »

II. - L’article L. 302-1 du même code est ainsi modifié :
1° À la fin du cinquième alinéa, est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Il comprend, en tenant compte de la nécessité de modérer la consommation d’espace, des orientations relatives à l’échéancier prévisionnel de réalisation de logements dans chacune des communes concernées et du lancement des opérations d’aménagement de compétence communautaire, à l’institution des servitudes mentionnées au b et au d de l’article L. 123-2 du code de l’urbanisme ainsi qu’à la mise en oeuvre des dispositions de l’article L. 127-1 du même code. » ;

2° Le quatorzième alinéa est remplacé par un alinéa ainsi rédigé :
« Le programme local de l’habitat fait l’objet d’un programme d’actions détaillé par commune et, le cas échéant, par secteur géographique, avec indication de l’échéancier de réalisation des actions concernées. »

III. - L’article L. 302-2 du même code est ainsi modifié :
1° La fin du premier alinéa, après les mots : « toutes informations utiles » est ainsi rédigée : « , ainsi que les objectifs locaux à prendre en compte en matière de diversité de l’habitat, de répartition équilibrée des différents types de logements dans l’agglomération concernée, de renouvellement du parc immobilier et d’accroissement du nombre de logements et de places d’hébergement nécessaires, selon les critères définis au quatrième alinéa de l’article L. 302-1. » ;

2° Dans le cinquième alinéa, après les mots : « de l’offre de logement » sont ajoutés les mots : « ainsi qu’à ceux de renouvellement du parc immobilier et d’accroissement du nombre de logements et de places d’hébergement nécessaires, » ;

3° Le dernier alinéa est remplacé par les 3 aliénas suivants ainsi rédigés :
« Le représentant de l’État, s’il estime que le projet de programme local de l’habitat ne répond pas à l’objectif de répartition équilibrée et diversifiée de l’offre de logements, adresse, dans un délai d’un mois, des demandes motivées de modifications à l’établissement public de coopération intercommunale, qui en délibère.
« En cas d’avis défavorable ou de réserves émises par le comité régional de l’habitat sur un projet de programme local de l’habitat, le représentant de l’État dans le département peut adresser, dans un délai d’un mois suivant cet avis, des demandes motivées de modifications à l’établissement public de coopération intercommunale ou à la commune mentionnée à l’article L. 302.4-1 qui l’a élaboré.
« L’établissement public adopte le programme local de l’habitat. La délibération publiée approuvant le programme devient exécutoire deux mois après sa transmission au préfet. Toutefois, si dans ce délai le préfet notifie, par lettre motivée, au président de l’établissement public de coopération intercommunale, les modifications mentionnées à l’alinéa précédent qu’il estime nécessaire d’apporter au programme, celui-ci est exécutoire dès publication et transmission au préfet de la délibération apportant les modifications demandées. »

IV. - L’article L. 302-3 du même code est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Les établissements publics de coopération intercommunale et les communes mentionnées à l’article L. 302-4-1 communiquent pour avis au représentant de l’État et au comité régional de l’habitat un bilan sur la réalisation du programme local de l’habitat à l’issue de la première période triennale d’exécution du programme et à l’expiration de la période de six ans de validité du programme. »

V. - La section première du chapitre II du titre préliminaire du livre III du même code est complétée par un article L. 302-4-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 302-4-1. - Les dispositions de l’article L. 302-1 sont applicables aux communes de plus de 30 000 habitants qui ne sont pas membres d’un des groupements de communes mentionnés à l’avant-dernier alinéa de cet article. Dans ces communes, le programme local de l’habitat est élaboré, en association avec l’État ainsi que toute personne morale qu’il juge utile, par le conseil municipal à la connaissance duquel le représentant de l’État dans le département porte les informations mentionnées au premier alinéa de l’article L. 302-2. Dans le cas prévu au dernier alinéa de cet article, les demandes motivées de modifications sont adressées à la commune. L’adoption du programme intervient dans un délai de deux ans à compter de la publication de la loi n° ... du ......de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion.
« Le conseil municipal délibère au moins une fois par an sur l’état de réalisation du programme local de l’habitat et son adaptation à l’évolution de la situation sociale ou démographique. Le programme local peut être modifié par le conseil municipal, le projet de modification étant transmis pour avis au représentant de l’État ainsi qu’aux personnes morales ayant été associées à son élaboration, leur avis étant réputé donné s’il n’est pas rendu dans un délai de deux mois à compter de la transmission du projet. »

VI. - Le dernier alinéa de l’article L. 123-1 du code de l’urbanisme est complété par la phrase suivante : « Ce délai est ramené à vingt-quatre mois lorsque le plan local doit être rendu compatible avec un programme local de l’habitat. »

VII. - Dans le dernier alinéa de l’article L. 123-14 du code de l’urbanisme, les mots : « du délai de trois ans mentionné » sont remplacés par les mots : « des délais de trois ans ou de vingt-quatre mois mentionnés ».

Article 10

I. - L’article L. 123-1-1 du code de l’urbanisme est complété par les deux alinéas suivants :
« À l’échéance d’un délai de six mois suivant la publication de la loi n° ... du ... de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion et pour une durée de trois ans, dans les zones urbaines délimitées par un plan local d’urbanisme ou un plan d’occupation des sols, un dépassement des règles relatives au gabarit, à la hauteur, à l’emprise au sol et au coefficient d’occupation des sols résultant d’un plan local d’urbanisme ou d’un plan d’occupation des sols est autorisé, dans la limite de 20 % pour chacune des règles concernées, afin de permettre exclusivement l’agrandissement de logements. En l’absence de coefficient d’occupation des sols, l’application du dépassement ainsi autorisé ne peut conduire à la création d’une surface habitable supérieure de plus de 20 % à la surface habitable existante.
« Les dispositions de l’alinéa précédent ne sont pas applicables dans des périmètres délimités par délibération du conseil municipal ou de l’organe délibérant de l’établissement public de coopération intercommunale compétent en matière de plan local d’urbanisme, motivée par la protection du patrimoine bâti ou non bâti, des paysages ou des perspectives monumentales et urbaines. Elles ne sont pas non plus applicables dans les zone A, B et C des plans d’exposition au bruit mentionnés à l’article L. 147-3 et dans les zones mentionnées au 1° et 2° du II de l’article 562-1 du code de l’environnement. »

II. - L’article L. 127-1 du code de l’urbanisme est ainsi rédigé :
« Le conseil municipal peut, par délibération motivée, sous réserve de ne pas porter atteinte à l’économie générale du plan d’occupation des sols ou du projet d’aménagement et de développement durable du plan local d’urbanisme, délimiter des secteurs à l’intérieur desquels la réalisation de programmes de logements comportant des logements locatifs sociaux au sens de l’article L. 302-5 du code de la construction et de l’habitation bénéficie d’une majoration du coefficient d’occupation des sols. La délibération fixe pour chaque secteur cette majoration qui ne peut excéder 50 %. Pour chaque opération, la majoration ne peut être supérieure au taux des logements locatifs sociaux du programme de construction, ce taux étant égal au rapport entre le nombre des logements locatifs sociaux au sens de l’article L. 302-5 du code de la construction et de l’habitation de l’opération et le nombre total des logements de l’opération.
« La partie de la construction en dépassement n’est pas assujettie au versement résultant du dépassement du plafond légal de densité. »

III. - L’article L. 127-2 du même code est supprimé.

IV. - Après l’article L. 123-1-3 du code de l’urbanisme, il est créé un article L. 123-1-4 ainsi rédigé :

« Art. L. 123-1-4. - L’application des dispositions relatives au dépassement et à la majoration du coefficient d’occupation des sols de l’un des articles L. 123-1-1, L. 127-1 et L. 128-1 est exclusive de l’application des dispositions prévues aux deux autres articles. »

Article 11

I. - L’article 1er de la loi n° 2006-872 du 13 juillet 2006 portant engagement national pour le logement est ainsi modifié :
1° Dans le I, après les mots : « établissements publics », sont insérés les mots : « ou à des sociétés dont il détient la majorité du capital » ;

2° Dans le I, après les mots : « des périmètres », sont insérés les mots : « , pouvant comprendre des immeubles appartenant à d’autres personnes publiques ou privées lorsque ceux-ci sont indispensables à la réalisation de l’opération, ».
II. - Dans l’article L. 300-6 du code de l’urbanisme, après les mots : « au sens du présent livre » sont ajoutés les mots : « ou de la réalisation d’un programme de construction. »

Article 12

I. - Les articles L. 332-9 et L. 332-10 du code de l’urbanisme sont ainsi rédigés :
« Art. L. 332-9. - Dans les zones urbaines et les zones à urbaniser des plans locaux d’urbanisme ou des documents d’urbanisme en tenant lieu, lorsqu’une ou plusieurs opérations d’aménagement ou de construction nécessitent la réalisation d’équipements autres que les équipements propres mentionnés à l’article L. 332-15, le ou les propriétaires des terrains, le ou les aménageurs, le ou les constructeurs peuvent conclure avec la commune ou l’établissement public compétent en matière de plan local d’urbanisme une convention de projet urbain partenarial prévoyant la prise en charge financière de tout ou partie de ces équipements.
« Cette convention ne peut porter que sur les équipements publics réalisés pour répondre aux besoins des futurs habitants ou usagers des constructions à édifier dans le périmètre fixé par la convention. Lorsque la capacité des équipements programmés excède ces besoins, seule la fraction du coût proportionnelle à ces besoins peut être prise en charge par les propriétaires fonciers, les aménageurs ou les constructeurs.
« La convention fixe les délais de paiement. La participation peut être acquittée sous forme de contribution financière ou d’apports de terrains.
« Art. L. 332-10. - Dans les communes où la taxe locale d’équipement a été instituée, les constructions édifiées dans le périmètre délimité par une convention prévue à l’article L. 332-9, sont exclues du champ d’application de cette taxe, pendant un délai fixé par la convention qui ne peut excéder dix ans. »

II. - L’article L.332-11 du code de l’urbanisme est abrogé.

Article 13
À l’article L. 123-5 du code de l’urbanisme est ajouté un quatrième alinéa ainsi rédigé :
« L’autorité compétente pour délivrer le permis de construire peut, dans des conditions définies par décret en Conseil d’État, accorder des dérogations à une ou plusieurs règles du plan local d’urbanisme pour autoriser des travaux nécessaires à l’accessibilité d’un logement existant aux personnes handicapées. »

Article 14
Au premier alinéa de l’article 14 de la loi n° 2003-710 du 1er août 2003 d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine, après les mots : « logements locatifs sociaux et » sont insérés les mots : « de structures d’hébergement, d’établissements de logements de transition, de logements-foyers ou de résidences hôtelières à vocation sociale mentionnés au III de l’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitation ainsi que ».

Article 15
I. - Le h du 1° du I de l’article 31 du code général des impôts est complété par l’alinéa suivant :
« Pour les acquisitions ayant fait l’objet d’un dépôt de demande de permis de construire à compter du lendemain de la date de la publication au Journal Officiel de la République française de l’arrêté de classement des communes par zone pris en application de la loi n° ...... du ......... de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion et pour les constructions de logements par le contribuable ayant fait l’objet d’un dépôt de demande de permis de construire à compter de cette date, les dispositions du présent h s’appliquent aux logements situés dans des communes classées parmi les zones du territoire définies par décret, dans lesquelles le marché immobilier présente des tensions. Le classement des communes par zone est établi par arrêté du ministre chargé du budget et du ministre chargé du logement et est révisé au moins tous les trois ans. »

II. - Le k du 1° du I de l’article 31 du code général des impôts est abrogé pour les acquisitions ayant fait l’objet d’un dépôt de demande de permis de construire à compter du lendemain de la date de publication au Journal Officiel de la République française de l’arrêté de classement des communes par zone pris en application de la loi n° ...... du ......... de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion et pour les constructions de logements par le contribuable ayant fait l’objet d’un dépôt de demande de permis de construire à compter de cette date.

Article 16
I. - Le 3 octies du I de l’article 278 sexies du code général des impôts est complété par un alinéa ainsi rédigé :
« Le taux réduit de 5,5 % s’applique également, dans des conditions fixées par décret, aux ventes de logements neufs destinés à être affectés à l’habitation principale de personnes physiques, si ces personnes accèdent pour la première fois à la propriété au sens du I de l’article 244 quater J, si elles bénéficient d’une aide à l’accession sociale à la propriété attribuée par une ou plusieurs collectivités territoriales ou un groupement de collectivités territoriales du lieu d’implantation du logement, si la somme des revenus fiscaux de référence, au sens du 1° du IV de l’article 1417, des personnes destinées à occuper ce logement ne dépasse pas les plafonds de ressources prévus pour les titulaires de contrat de location-accession mentionnés au dixième alinéa du c du 1 du 7° de l’article 257 et si ces personnes bénéficient d’un prêt à remboursement différé octroyé par un organisme associé collecteur de l’Union d’économie sociale du logement mentionné à l’article L. 313-18 du code de la construction et de l’habitation. ».

II. - La dernière phrase du II de l’article 284 du même code est complétée par les mots : « , ou de logements mentionnés au deuxième alinéa du 3 octies du I de l’article 278 sexies ».

III. - Le 3 octies et le 6 du I de l’article 278 sexies du même code sont complétés par une phrase ainsi rédigée : « Le prix de vente ne doit pas excéder le plafond prévu pour les opérations mentionnées au 3 ter du I de l’article 278 sexies du code général des impôts. »

IV. - Les dispositions des I et II sont applicables aux opérations engagées, définies par décret, à compter de la date de publication de la loi n° ...... du ......... de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion, et jusqu’au 31 décembre 2010.

Article 17
Avant le dernier alinéa de l’article L. 302-5 du code de la construction et de l’habitation, sont ajoutés deux alinéas ainsi rédigés :
« À compter de l’année 2009 sont assimilés aux logements sociaux visés au présent article, pendant cinq ans à compter de leur financement, les logements neufs destinés à être affectés à l’habitation principale de personnes physiques :
« - si ces personnes accèdent pour la première fois à la propriété au sens du I de l’article 244 quater J du code général des impôts ;
« - si elles acquièrent le terrain de manière différée ou si elles bénéficient d’un prêt à remboursement différé octroyé par un organisme collecteur associé de l’Union d’économie sociale pour le logement mentionné à l’article L. 313-18 du code de la construction et de l’habitation ;
« - si elles bénéficient d’une aide à l’accession sociale à la propriété attribuée par une ou plusieurs collectivités territoriales ou un groupement de collectivités territoriales du lieu d’implantation du logement ;
« - et si leurs revenus ne dépassent pas les plafonds de ressources prévus pour les titulaires de contrat de location-accession mentionnés au dixième alinéa du c) du 1 de l’article 257 du code général des impôts.
« À compter de l’année 2009 sont assimilés aux logements sociaux visés au présent article, à compter de la signature du contrat de location-accession et jusqu’à la fin de la cinquième année civile qui suit la levée d’option, les logements occupés par des titulaires de contrats de location-accession conclus dans les conditions prévues par la loi n° 84-595 du 12 juillet 1984 définissant la location-accession à la propriété immobilière, lorsque ces logements ont été construits, améliorés ou acquis et améliorés au moyen de formes spécifiques d’aides de l’État ou de prêts dont les caractéristiques et les conditions d’octroi sont fixées par décret. »

CHAPITRE IV Dispositions relatives à la mobilité dans le parc de logements

Article 18
Avant le premier alinéa de l’article 22-1 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et portant modification de la loi n° 86-1290 du 23 décembre 1986, les deux alinéas suivants sont insérés :
« Le cautionnement ne peut être demandé que pour un logement loué par un bailleur personne physique ou par une société civile immobilière constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu’au quatrième degré inclus.
« Dans tous les cas, dès lors que le bailleur a souscrit une assurance garantissant les obligations locatives du locataire, il ne peut exiger un cautionnement. »

Article 19
I. - L’article L. 613-1 du code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :
1° Dans le premier alinéa, les mots : « excédant une année » sont supprimés ;
2° Au même alinéa, les mots : « ou l’hébergement » sont ajoutés après les mots : « le relogement ».

II. - L’article L. 613-2 du même code est ainsi modifié :

1° Dans la première phrase, les mots : « trois ans » sont remplacés par les mots : « un an » ;
2° À la fin de la deuxième phrase, après les mots : « de son relogement » sont ajoutés les mots : « ou de son hébergement ».

Article 20
I. - Le code de la construction et de l’habitation est ainsi modifié :
1° Les articles L. 442-4-1 et L. 442-4-2 deviennent respectivement les articles L. 442-4-3 et L. 442-4-4 ;
2° L’article L. 442-4 est ainsi rédigé :
« Art. L. 442-4. - En cas de sous occupation telle que prévue par l’article L. 621-2, le bailleur propose au locataire un nouveau logement correspondant à ses besoins, nonobstant les plafonds de ressources prévus à l’article L. 441-1.
« Le loyer principal du nouveau logement ne doit pas être supérieur à celui du loyer d’origine.
« Les conditions d’une aide à la mobilité prise en charge par l’organisme bailleur sont définies par décret.
« Sur les territoires définis au 7° de l’article 10 de la loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948, le bailleur donne congé au locataire ayant refusé trois offres de relogement conformes aux dispositions prévues par l’article 13 bis de la loi du 1er septembre 1948 précitée. Le délai de préavis applicable est de six mois. À l’expiration du délai de préavis, le locataire est déchu de tout titre d’occupation des locaux loués.
« Les dispositions de l’alinéa précédent ne sont applicables ni à l’égard des locataires âgés de plus de soixante-dix ans, ni lorsque le locataire est une personne handicapée à mobilité réduite ou a à sa charge une personne handicapée à mobilité réduite. » ;

3° Il est créé un article L. 442-4-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 442-4-1. - Le contrat passé entre un bailleur et un locataire d’un logement adapté aux personnes handicapées au sens de l’article L. 114 du code de l’action sociale et des familles comporte une clause de résiliation du bail sous réserve de propositions adaptées de relogement par le bailleur dès lors que les occupants de ce logement ne présentent plus un tel handicap. Toutefois, cette résiliation ne peut prendre effet que lorsqu’au moins trois propositions non acceptées ont été faites par le bailleur. Le contrat prévoit un préavis de six mois en cas de résiliation.
« L’offre de relogement doit être conforme aux dispositions prévues par l’article 13 bis de la loi du 1er septembre 1948 précitée. Le logement est attribué nonobstant les plafonds de ressources prévus à l’article L. 441-1.
« Les dispositions du second et du troisième alinéas de l’article L. 442-4 s’appliquent. » ;

4° Il est créé un article L. 442-4-2 ainsi rédigé :
« Art. L. 442-4-2. - Pour les personnes mentionnées au 12° de l’article 10 de la loi du 1er septembre 1948 précitée, le contrat de location est requalifié en contrat de location de trois ans non renouvelable au premier janvier de l’année qui suit les résultats de l’enquête mentionnée à l’article L. 441-9. Six mois avant la fin du bail, le bailleur notifie par lettre recommandée avec demande d’avis de réception postale ou signifie par acte d’huissier la date d’expiration de son contrat au locataire.
« Au terme du contrat, le locataire est déchu de tout titre d’occupation des locaux loués.
« Les dispositions des deux alinéas précédents ne sont applicables ni à l’égard des locataires qui l’année suivant les résultats de l’enquête précitée atteignent leur soixante-dixième anniversaire, ni lorsque le locataire est une personne handicapée à mobilité réduite ou a à sa charge une personne handicapée à mobilité réduite. » ;

5° Il est créé un article L. 442-5-1 ainsi rédigé :
« Art. L. 442-5-1. - Lorsque l’enquête mentionnée à l’article L. 441-9 fait apparaître qu’un locataire est assujetti au supplément de loyer de solidarité défini à l’article L. 411-3 ou lorsque le locataire est dans un cas de sous occupation telle que prévue par l’article L. 621-2, l’organisme procède avec le locataire à un examen de sa situation et des possibilités d’évolution de son parcours résidentiel.
« L’organisme informe le locataire des différentes possibilités d’accession à la propriété auxquelles il peut prétendre. »

6° Après le quatrième alinéa de l’article L. 442-8-1, il est ajouté un alinéa ainsi rédigé :
« Par dérogation au premier alinéa de l’article L. 442-8, les locataires des organismes mentionnés à l’article L. 411-2 peuvent, après en avoir informé le bailleur par lettre recommandée avec accusé de réception, sous-louer temporairement pour une durée maximale d’un an renouvelable, une partie de leur logement à des personnes jeunes répondant aux conditions d’âges définies par décret en Conseil d’État. Celles-ci ne bénéficient pas du droit au maintien dans les lieux. Le prix du loyer de la ou des pièces principales sous-louées est calculé au prorata du loyer total rapporté à la surface habitable du logement. »

II. - La loi n° 48-1360 du 1er septembre 1948 portant modification et codification de la législation relative aux rapports des bailleurs et locataires ou occupants de locaux d’habitation ou à usage professionnel et instituant des allocations de logement est ainsi modifiée :

1° À la première phrase du 7° de l’article 10, les mots : « à Paris, dans un rayon de 50 kilomètres de l’emplacement des anciennes fortifications de Paris et dans les communes dont la population municipale est égale ou supérieure à 10 000 habitants » sont remplacés par les mots : « dans les agglomérations de plus de 50 000 habitants comprenant au moins une commune de plus de 15 000 habitants et dans les communes dont la population est de plus de 20 000 habitants » et les mots : « 327 du code de l’urbanisme et de l’habitation » sont remplacés par les mots : « L. 621-2 du code de la construction et de l’habitation » ;

2° L’article 10 est complété par un 12° ainsi rédigé :
« 12° Qui occupent des locaux appartenant aux organismes mentionnés à l’article L. 411-2 du code de la construction et de l’habitation, et dont les ressources, au vu des résultats de l’enquête mentionnée à l’article L. 441-9 du code de la construction et de l’habitation, sont au moins deux fois supérieures aux plafonds de ressources pour l’attribution des logements locatifs sociaux fixés en application de l’article L. 441-1 du code de la construction et de l’habitation. »

III. - La dernière phrase du premier alinéa du I de l’article 40 de la loi du 6 juillet 1989 précitée et le troisième alinéa du III du même article sont modifiés comme suit :
« Les dispositions de l’article 14 leur sont applicables à condition que le bénéficiaire du transfert du contrat remplisse les conditions d’attribution et que le logement soit adapté à la taille du ménage.
« Ces deux conditions ne sont pas requises envers le conjoint ou le partenaire lié au conjoint par un pacte civil de solidarité, et, lorsqu’ils vivaient effectivement avec lui depuis plus d’un an, les ascendants, les personnes handicapées. »

IV. - Les dispositions du présent article sont applicables aux contrats en cours.
À compter de la publication de la présente loi, le contrat passé entre un bailleur et un locataire comporte une clause prévoyant l’application du présent article.

V. - Les conditions d’application des dispositions du présent article sont définies par décret en Conseil d’État.

Article 21
I. - Les plafonds de ressources pour l’attribution des logements locatifs sociaux fixés en application de l’article L. 441-1 du code de la construction et de l’habitation sont minorés de 10,3 % à compter de la date de publication de la loi n° ...... du ......... de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion.

II. - Le dernier alinéa de l’article L. 441-1 du code de la construction et de l’habitation est remplacé par un alinéa ainsi rédigé :
« Les plafonds de ressources pour l’attribution des logements locatifs sociaux fixés en application du présent article sont révisés chaque année en tenant compte de la variation de l’indice de référence des loyers mentionné à l’article 17 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs dans des conditions définies par décret en Conseil d’État. »

CHAPITRE V Dispositions relatives à la lutte contre l’exclusion, à l’hébergement et à l’accès au logement

Article 22
I. - L’article L. 121-15 du code de l’action sociale et des familles est ainsi modifié :
« L’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances est administrée par un conseil d’administration et un directeur général nommé par l’État. Le conseil d’administration est composé de représentants de l’État, d’élus nationaux et locaux et de personnalités qualifiées. Les représentants de l’État disposent de la moitié des voix.
« Le président du conseil d’administration est désigné par l’État parmi les personnalités qualifiées.
« Dans la région et dans le département, le délégué de l’agence y est, respectivement, le préfet de région et le préfet de département. Il signe les conventions passées pour son compte et concourt à leur mise en oeuvre, à leur évaluation et à leur suivi. »

II. - L’article L. 121-17 du même code est ainsi modifié :
« Les ressources de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances sont constituées notamment par :
« 1° Les subventions ou concours de l’État ;
« 2° Les concours des fonds structurels de la Communauté européenne ;
« 3° Les subventions de la Caisse des dépôts et consignations ;
« 4° Les produits divers, dons et legs.
« L’agence peut, en outre, recevoir, dans le cadre de conventions, des contributions de collectivités territoriales ou de leurs établissements publics de coopération, d’organismes nationaux ou locaux des régimes obligatoires de sécurité sociale ou de la mutualité sociale agricole, ou d’établissements publics. »

Article 23
I. - L’article 21 de la loi n° 94-624 du 21 juillet 1994 relative à l’habitat est modifié comme suit :

1° La première phrase du premier alinéa est remplacée par la phrase suivante : « Un plan d’accueil, d’hébergement et d’insertion des personnes sans domicile est établi dans chaque département. Ce plan est inclus dans le plan départemental d’action pour le logement des personnes défavorisées » ;

2° Dans le deuxième alinéa les mots : « d’urgence » sont supprimés ;

3° Les cinq derniers alinéas sont remplacés par les alinéas ainsi rédigés :
« Avec l’accord des communes concernées, le plan départemental peut prévoir que les obligations de certaines communes soient exécutées, en tout ou en partie, sur le territoire de communes situées dans la même agglomération ou membres du même établissement public de coopération intercommunale.
« Chaque année, avant le 1er septembre, le préfet notifie, à chacune des communes mentionnées au troisième alinéa, un état des places d’hébergement disponibles au 1er janvier de l’année en cours. La commune dispose de deux mois pour présenter ses observations. Après examen de ces observations, le préfet notifie, avant le 31 décembre, le nombre de places d’hébergement retenues pour l’application de ce troisième alinéa.
« À compter du 1er janvier 2009, il est effectué, chaque année, par neuvième des mois de mars à novembre, un prélèvement sur les ressources fiscales des communes mentionnées au I, à l’exception de celles qui bénéficient de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale prévue par l’article L. 2334-15 du code général des collectivités territoriales. Ce prélèvement est égal au potentiel fiscal par habitant défini à l’article L. 2334-4 du code général des collectivités territoriales multiplié par le nombre de places d’hébergement manquantes par rapport aux obligations mentionnées au troisième alinéa. Il est versé dans les mêmes conditions que le prélèvement mentionné à l’article L. 302-7 du code de la construction et de l’habitation et prévues aux trois derniers alinéas de cet article.
« Un décret en Conseil d’État fixe les modalités d’application du présent article, notamment le contenu du plan mentionné au premier alinéa. »

II. - L’article 2 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en oeuvre du droit au logement est complété par la phrase suivante : « Ce plan départemental inclut le plan d’accueil, d’hébergement et d’insertion des personnes sans domicile prévu par l’article 21 de la loi n° 94-624 du 21 juillet 1994. »

III. - Au deuxième alinéa de l’article L. 311-9 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « schéma départemental des centres d’hébergement et de réinsertion sociale » sont remplacés par les mots : « plan départemental d’accueil, d’hébergement et d’insertion des personnes sans domicile ».

IV. - Au sixième alinéa de l’article L. 312-5 du code de l’action sociale et des familles, la mention « 8° » est supprimée.

V. - L’article L. 633-1 du code de la construction et de l’habitation est complété par les trois alinéas suivants :
« Il accueille notamment des personnes âgées, des personnes handicapées, des jeunes travailleurs, des étudiants, des travailleurs migrants ou des personnes défavorisées.
« Le logement-foyer dénommé « résidence sociale » est destiné aux personnes ou familles mentionnées au II de l’article L. 301-1.
« La résidence sociale dénommée « pension de famille » est un établissement destiné à l’accueil sans condition de durée des personnes dont la situation sociale et psychologique rend difficile leur accès à un logement ordinaire. »

Article 24
L’article L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitat est ainsi modifié :
1° Dans la deuxième phrase du septième alinéa du II, après les mots : « au sein duquel ces logements doivent être situés » sont insérés les mots : « et qui, en Île-de-France, peut porter sur des territoires situés dans d’autres départements de la région, après consultation du préfet territorialement compétent. » ;
2° À la fin de la dernière phrase du même alinéa sont ajoutés les mots : « dans lequel le logement attribué est situé » ;
3° Le huitième alinéa du II est complété par une phrase ainsi rédigée : « En Île-de-France, il peut également saisir le représentant de l’État dans un autre département de la région afin que celui-ci fasse une telle proposition ;
4° À la fin de la dernière phrase du neuvième alinéa du II, sont ajoutés les mots : « dans lequel le logement proposé est situé » ;
5° Le dixième alinéa du II est ainsi rédigé :
« En cas de refus de l’organisme de loger le demandeur, le représentant de l’État dans le département qui a désigné celui-ci procède à l’attribution d’un logement correspondant à ses besoins et à ses capacités sur ses droits de réservations. »
« En Île-de-France, il peut également saisir le représentant de l’État dans un autre département de la région afin que celui-ci procède à l’attribution d’un tel logement sur ses propres droits de réservations. » ;

6° Le deuxième alinéa du III est complété par une phrase ainsi rédigée : « En Île-de-France, il peut également saisir le représentant de l’État dans un autre département de la région afin que celui-ci fasse une telle proposition. » ;

7° À la fin du deuxième alinéa du III, sont insérés les mots : « dans lequel l’hébergement proposé est situé » ;

8° Dans le V, les mots : « avis rendus » sont remplacés par les mots : « décisions prises ».

Article 25
I. - Au deuxième alinéa de l’article 4 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en oeuvre du droit au logement, les mots : « dans des taudis, des habitations insalubres, précaires ou de fortune, » sont remplacés par les mots : « ou exposées à des situations d’habitat indigne, ».

II. - Il est inséré à l’article 4 de la loi du 31 mai 1990 précitée un troisième alinéa ainsi rédigé :
« Constituent un habitat indigne les locaux utilisés aux fins d’habitation et impropres par nature à cet usage, ainsi que les logements dont l’état, ou celui du bâtiment dans lequel ils sont situés, expose les occupants à des risques manifestes pouvant porter atteinte à leur sécurité physique ou à leur santé. »

III. - Dans la dernière phrase du sixième alinéa de l’article L. 302-1 du code de la construction et de l’habitation, après les mots : « situations d’habitat indigne » sont ajoutés les mots : « au sens des deuxième et troisième alinéas de l’article 4 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en oeuvre du droit au logement ».

Article 26
I. - L’article L. 421-4 du code de la construction et de l’habitation est complété par les deux alinéas suivants :
« 6° Prendre à bail des logements faisant l’objet de conventions au titre des articles L. 321-4 ou L. 321-8 en vue de les sous-louer, meublés ou non aux demandeurs mentionnés à l’article L. 441-2-3 et aux personnes physiques dont la situation nécessite une solution locative de transition ;
« 7° Gérer en qualité d’administrateur de biens des logements vacants pour les donner en location à des personnes physiques éprouvant des difficultés particulières, en raison notamment de l’inadaptation de leurs ressources ou de leurs conditions d’existence, pour accéder à un logement décent et indépendant ou s’y maintenir. »

II. - L’article L. 422-2 du code de la construction et de l’habitation est complété par deux alinéas ainsi rédigés :
« Elles peuvent aussi prendre à bail des logements faisant l’objet de conventions au titre des articles L. 321-4 ou L. 321-8, en vue de les sous-louer, meublés ou non, aux demandeurs mentionnés à l’article L. 441-2-3 et aux personnes physiques dont la situation nécessite une solution locative de transition.
« Elles peuvent gérer en qualité d’administrateur de biens des logements vacants pour les donner en location à des personnes physiques éprouvant des difficultés particulières, en raison notamment de l’inadaptation de leurs ressources ou de leurs conditions d’existence, pour accéder à un logement décent et indépendant ou s’y maintenir. »

III. - Avant l’avant dernier alinéa de l’article L. 422-3 du code de la construction et de l’habitation, sont insérés les deux alinéas suivants :
« Elles peuvent aussi prendre à bail des logements faisant l’objet de conventions au titre des articles L. 321-4 ou L. 321-8, en vue de les sous louer, meublés ou non, aux demandeurs mentionnés à l’article L. 441-2-3 et aux personnes physiques dont la situation nécessite une solution locative de transition.
« Elles peuvent gérer en qualité d’administrateur de biens des logements vacants pour les donner en location à des personnes physiques éprouvant des difficultés particulières, en raison notamment de l’inadaptation de leurs ressources ou de leurs conditions d’existence, pour accéder à un logement décent et indépendant ou s’y maintenir. »

IV. - Dans le titre du chapitre IV du titre IV du livre IV du code de la construction et de l’habitation le mot : « vacants » est supprimé et les mots « et en gestion » sont ajoutés après les mots « prise à bail ».
Ce chapitre est divisé en deux sections.
1° La section 1 est intitulée : « Dispositions applicables à la sous location des logements vacants » et comprend les articles L. 444-1 à L. 444-6 ;
2° La section 2 est intitulée : « Dispositions applicables à la sous-location des logements conventionnés en application de l’article L. 321-4 ou L. 321-8 ».

Dans la section 2, il est créé trois articles ainsi rédigés :
« Art. L. 444-7. - Les dispositions des articles L. 444-5 et L. 444-6 de la section 1 du présent chapitre s’appliquent aux logements, meublés ou non, conventionnés en application de l’article L. 321-4 ou L. 321-8 et destinés à la sous-location aux demandeurs mentionnés à l’article L. 441-2-3 et aux personnes physiques dont la situation nécessite une solution locative de transition.
« Art. L. 444-8. - Le bail établi entre l’organisme d’habitations à loyer modéré et le propriétaire est conclu pour une durée d’au moins six ans.
« Art. L. 444-9. - Les rapports entre l’organisme d’habitations à loyer modéré et l’occupant sont régis par un contrat de sous-location conclu pour une durée d’un an. Il peut être renouvelé deux fois pour la même durée. Les parties peuvent mettre fin au contrat à tout moment. Par dérogation à l’article L. 444-7, le délai de préavis est d’un mois si le congé émane de l’occupant. Il est de trois mois s’il émane du bailleur, et ne peut être donné que pour un motif légitime et sérieux, notamment l’inexécution par l’occupant de l’une des obligations lui incombant. »

Article 27

I. - Les articles L. 321-11 et L. 321-12 du code de la construction et de l’habitation deviennent respectivement les articles L. 321-12 et L. 321-13.
II. - Il est créé dans ce même code un article L. 321-11 ainsi rédigé :
« Art. L. 321-11. - La durée du contrat de location des logements conventionnés en application de l’article L. 321-8 est au moins égale à trois ans pour les bailleurs personnes physiques ainsi que pour les bailleurs définis à l’article 13 de la loi du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs et à six ans pour les bailleurs personnes morales.
« Cette disposition ne s’applique ni aux contrats de sous-location ni à l’hébergement prévus par l’article L. 321-10. »

III. - Dans l’article L. 321-5 du même code les termes : « ou occupants » sont supprimés.



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